Bonne fête, les mamans et les grand mamans

Cette année j’ai voulu écrire un texte pour les grands enfants que nous sommes tous restés !!!

-          Si votre maman est toujours de ce monde, allez-le lui réciter, la main dans la main !

-          Si elle a déjà rejoint le Père des cieux, lisez-le, un soir, devant sa photo, en allumant une petite chandelle !

-          Et puis, envoyez-le à vos amis (n’ayez crainte, il n’y a pas de copyright !)

 

Ou encore, faites-le lire à vos enfants !

 

En tous cas

 

BONNE FÊTE LES MAMANS

 

CE TEXTE QUE VOS GRANDS ENFANTS POURRAIENT AVOIR COMPOSE POUR VOUS !

 

 

vd

 

 

La peine ni la douleur n’ont pu ériger de mur autour de ton cœur

Tu as toujours su laisser une place où je pouvais te rejoindre,

Un accès où me glisser pour ne pas te perdre

Je sais que ce mur de souffrance, je l’ai construit pour ma part

Parce qu’on ne sait pas toujours ce qu’on fait ni ce qu’on dit

Quel que soit l’âge !

Mon souhait serait que pierre après pierre,

Maintenant que je suis devenu « grand »,

J’abatte autant qu’il est possible

La barrière que jeunesse et bêtise

Ont lamentablement dressé entre nous

 

En combien de temps je ne sais, mais j'y arriverai,
Toi et moi nous avons pris des ans,

Et nous savons maintenant

que nos enfants ne sont pas nos enfants, en fait !

Car s’ils sortent de nous,

La vie bien tôt nous les arrache

Et en fait n’importe qui ou quelqu’un

Selon que sur leur route

Ils croisent ou celui-ci ou celui-là

 

 

 

vg
 

 

 

Le monde reste toujours à découvrir

Et le monde de notre cœur est aussi inépuisable que celui de Dieu

Il nous l’a fait semblable au sien

Pour que, comme lui, il ne désespère jamais de ses enfants…

La vie est toujours neuve

Quand on la donne ou la redonne

 

 

Et quand s’approche l’heure où rejoindre les autres

Là-bas

On sait bien que sa mère sera là

Qui attend depuis notre naissance

Comme le plus beau cadeau

Celui que seul un mot a toujours dépassé

Maman !

 

 

iris
 

 

 

Ce cri

C’est le manteau où se blottir

Le souffle qui donne vie

La porte jamais fermée pour le retour

Le café du matin

Le gâteau du jeudi

Le baiser pour le voyage et pour la nuit…

 

 

Pentecôte digitale

 

Let’s poke together, BXVI!

 

Wouah !

 

Puisque vous êtes désormais mon Pope2you.net, je peux vous retrouver sur YOUTUBE !

http://www.pope2you.net/index.php?id_testi=1

 

p
 

 

Et nous réciterons ensemble notre iBreviary, mis au point par votre cher don Paolo Padrini - curé de Stazzano particulièrement friand de la conception de petits programmes d’évangélisation digitale - pour techno-prêtres, consultable quotidiennement sur le touch screen du téléphone sur notre iPhone personnel !

Lui s’est déjà positionné sur Facebook. Vous, pas encore, mais je suis sûr que ça viendra ! On va bientôt pouvoir poker et avoir un chat together !

 

Enfin ! Une nouvelle étape d’évangélisation du social networking : on pourra vous toucher « digitalement », créer avec vous un contact plus virtuel que vertueux, puisque nous autres jeunes – à ce qu’on dit de nous -, nous aim(eri)ons passer notre temps à exalter nos émotions sur le www. Don Padrini nous explique que la fonction de son petit programme est ”d’exalter les dynamiques relationnelles sur l’expérience chrétienne”.

 

 

i
 

 

Wouah !

 

Mais cher BXVI, pourquoi, vous qui êtes si intelligent – le plus grand théologien à ce jour, à ce qui paraît ! Bye Bye, Thomas ! Bye Bye Hans ! -, oui pourquoi, au lieu de vous cacher derrière vos feuilles de lecture, ne passez-vous pas à la cyber-pensée ?

 

C’est bien déjà de leur avoir fait le coup, à la journée mondiale de la Jeunesse à Sydney : mon cousin cartho-de-Versailles y était, et  il est resté vachement surpris du BXVI” - contraction-diminutif utilisé en signature du SMS envoyé par l’organisation à tous les participants !

C’est pourquoi, le janvier d’après, moi-même (pas mon cousin catho-de-Versailles !) j’ai cru les journaux qui annonçaient que vous vous lanciez sur YOUTUBE avec la création de plusieurs chaînes (en italien, anglais, espagnol, allemand) dédiées à toutes vos activités !

 

 

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Et puis ça nous change de JPII : une autre vision, comme on dit ! Vous êtes son antithèse (comme en dissert !) : la puissance de l’image médiatique de l’autre était fortement conditionnée par son aspect ”physique”, ”matériel” : vous vous rappelez ? Vous l’avez peut-être vu de vos yeux nageant en piscine papale (comme Obama dans la mer) ou sur des pistes de ski (normal pour un type des Carpates), ensanglanté Place St-Pierre (ça, ça a marqué, l’attentat de 1981 !) ou lors du suivi de son agonie (là, y z’ont poussé !).

 

Vous, vous flottez plutôt dans l’ ”immatériel” - vous avez même une grande affinité pour ça ! On peut pas dire que ce truc stimule beaucoup l’émotivité populaire, ou celle des jeunes : pas la mienne en tout cas ! Les croyants (comme mon cousin catho-de-Versailles) ont peut-être encore besoin d’imaginer des Papes et des Saints faits de chair et d’os comme tous les autres êtres humains.

 

Moi, je m’en fiche, ch’crois pas !

Un truc pourtant, vous en ferez ce que vous voudrez ! S’il vous parvient (???)

 

Ch’crois pas que vous compreniez bien qu’on parle plus comme avant 68, par exemple ! Même mon cousin catho-de-Versailles – on va au lycée ensemble : il est 1er en français pourtant!- me dit de plus en plus souvent qu’y vous comprend de moins en moins !

Alors, puisque c’est la Pentecôte aujourd’hui, in SPIR ez-vous en !

 

 

p
 

 

Eux, y paraît que TOUT LE MONDE les comprenait… et y z’avaient ni Facebook, ni Iphone, ni Ipod, ni Ibreviary…

Demandez à votre patron : il lui reste peut-être une langue de feu en rab!

 

 

f
 

 

 

Salut !

Le cousin du cousin-catho-de Versailles

REVELATIONS ou HELLSPEL


 

L’actualité fait peur, parce que l’actualité est terrible !

 

= 

 

Le plus terrible, c’est quand l’actualité est toujours d’actualité, et enfin quand la terreur est devenue, devientprions pour l’avenir, puisque cela ne sert plus à rien pour le passé et que le présent est déjà loin -, le système, et ici  (horreur totale) : LE système d’éducation !

 

On achève bien les ch’vaux ![1]

 

Voici ce que nous apprenons, révélé d’Irlande[2] et d’Allemagne[3].

 

De la catholique Irlande, la révélation est un scandale qui a duré jusqu’en 1990. Des milliers d'enfants ont été battus, violés, maltraités jusque dans les années 1990 affirme un rapport accablant rendu public après neuf ans d'enquête.

Neuf ans d'investigations, un rapport de 2.600 pages de la commission d'enquête : coups, viols, humiliations, agressions sexuelles. Témoignages de plusieurs milliers d'anciens élèves, des femmes et des hommes aujourd'hui âgés de 50 à 80 ans, ainsi que récits de responsables -à la retraite- de plus de 250 institutions placées sous administration catholique.

 

 

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 Une scène des Magdalene Sisters

 

 

"Un climat de peur, créé par des châtiments insidieux, excessifs et arbitraires a grandi dans la plupart des institutions et dans toutes celles accueillant des garçons. Les enfants vivaient avec la terreur quotidienne de ne pas savoir d'où viendrait le prochain coup". Le système tout entier, entre 1930 & 1990 (soit plus de 60 ans)  traitait les enfants (30.000) davantage comme des esclaves et des détenus que comme des êtres disposant de droits légaux[4].

 

Frères Chrétiens & Soeurs de la Miséricorde agressaient les enfants  pour provoquer chez eux un sentiment de dépréciation (?), ce que de rares inspections présentaient comme des "défauts". A mourir de rire, si cela ne touchait pas le drame : le rapport formule 21 propositions afin que le gouvernement reconnaisse les torts passés, notamment

  1. la construction d'un mémorial permanent,
  2. une aide psychologique aux victimes
  3. et l'amélioration des services de protection de l'enfance en Irlande.

 

Mais 1 : ses conclusions ne seront pas utilisées à des fins judiciaires, en partie parce que les Frères chrétiens (pas fous !) ont intenté avec succès une action contre la commission en 2004 pour que le rapport ne nomme aucun membre de la congrégation, mort ou en vie. Aucune des identités, que ce soit celle des victimes ou des auteurs de mauvais traitements, n'apparaît dans le document final.
En revanche, on est étouffé par les « Sorry ! »

  1. La honte du cardinal, chef de l'Eglise catholique irlandaise,
  2. La grande tristesse des Soeurs de la Miséricorde,
  3. La meilleure est la formulation du  porte-parole des Frères Chrétiens : "il est difficile d'éviter de ressentir de la honte".

Et comme l’argent joue toujours son rôle :

le gouvernement irlandais a déjà octroyé des fonds en faveur d'un dispositif d'indemnisation parallèle, en vertu duquel 12.000 victimes ont reçu en moyenne 65.000 euros. Quelque 2.000 dossiers sont en suspens.
Mais 2 : les victimes bénéficient d'indemnités seulement si elles renoncent à leur droit d'intenter une action en justice contre l'Etat et l'Eglise. Des centaines de personnes ont rejeté cette condition pour traîner devant les tribunaux les auteurs de mauvais traitements et les ecclésiastiques qui les employaient.

 

Michaël Haneke[5] a impressionné Cannes avec "Le ruban blanc", jeudi 21 mai : le film en noir en blanc dissèque les méfaits de l'éducation ultra-répressive en vogue en Europe au début du XXe siècle, il y a donc 100 ans[6].

En 1913, dans une petite communauté rurale de l'Allemagne du Nord, alors que la moisson bat son plein, une série d'actes criminels frappe les esprits. Un câble tendu entre des arbres provoque une grave chute du médecin qui rentrait chez lui à cheval puis l'enfant du baron, grand propriétaire foncier et autorité locale, disparaît. On le retrouvera ligoté et férocement battu. Rituel punitif ? Vengeance personnelle ? Ces actes mystérieux "réveillent des peurs ancestrales", s'interroge le narrateur du film, l'instituteur du village. Le titre, "Le ruban blanc", fait référence au morceau de tissu immaculé que le pasteur fait porter à ses enfants pour leur rappeler "l'innocence et la pureté" qu'il attend d'eux. Une société fortement répressive, dont les enfants et les femmes sont les principales victimes.

 

 

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Dans un ordre social figé dans des hiérarchies séculaires, aristocrates et paysans ont des rapports quasi féodaux et la soumission inconditionnelle exigée des enfants fonctionne sur un modèle d'autorité militaire.

Et Hanecke de décortiquer de manière saisissante une "pédagogie noire" basée sur la torture morale et l'humiliation[7], diffusée en Europe dès le XIXe siècle et jusqu'aux années 1950, via des manuels d'éducation qui furent de gros succès de librairie, étudiés de près par le réalisateur autrichien. Le ruban blanc n'est pas que le portrait d'une génération qui 20 ans plus tard embrassera le nazisme : ce film décortique "les racines de n'importe quel terrorisme, politique, ou religieux".

 

Si on pense savoir ce qui est juste, on devient très vite inhumain !

 

Tomás de Torquemada (1420 à Valladolid - 16 septembre 1498 à Ávila, Espagne), était un moine dominicain, confesseur de la reine Isabelle de Castille et du roi Ferdinand II d'Aragon, et premier Grand Inquisiteur de l'Inquisition espagnole de 1483 à sa mort, soit 15 ans.

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 Tomàs de Torquemada

 

Torquemada est passé à la postérité comme l'un des symboles de l'intolérance et du fanatisme religieux. Son nom est devenu un symbole des horreurs de l'Inquisition, de la bigoterie religieuse et du fanatisme cruel. Toutefois, certains travaux historiques modernes tendent à nuancer cette image en la replaçant dans son contexte historique : le marteau des hérétiques, la lumière de l'Espagne, le sauveur de son pays, l'honneur de son ordre. La torture était la norme dans les tribunaux royaux espagnols. Torquemada ne fut-il que le fruit du catholicisme, ou bien le produit d'une histoire nationale ? Pourtant, son caractère intraitable et la brutalité de son action suscitent toujours beaucoup d'incompréhensions et de protestations, y compris de son vivant : au point que, par trois fois, il dut envoyer un émissaire pour se justifier auprès du pape. En 1836, les libéraux espagnols brisèrent sa tombe dans la chapelle du couvent d'Ávila, et dispersèrent les ossements de celui qu'ils estimaient être l'une des pires incarnations de l'intolérance et du fanatisme.

 

 

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 Bottero

         Le ventre est toujours fécond d’où peut surgir la bête immonde[8]

 

 



[1] On achève bien les chevaux (They Shoot Horses, Don’t They? dans la version originale) est un film américain réalisé par Sydney Pollack, sorti sur les écrans en 1969, inspiré d'un roman de Horace McCoy.

[2] NOUVELOBS.COM | 21.05.2009 | 09:22

[3] NOUVELOBS.COM | 22.05.2009 | 07:48

[4] Le film de Peter Mullan avait alerté l’opinion  publique en 2003 : The Magdalene sisters

[5] Michael Haneke a été deux fois récompensé à Cannes, pour la mise en scène de "Caché" en 2004 et avec "La pianiste", adapté d'un roman d'Elfriede Jelinek, qui trois ans plus tôt avait raflé le Grand Prix et les deux prix d'interprétation,

[6] On se souvient du film Les Désarrois de l'élève Törless (Der junge Törless) : film allemand, réalisé par Volker Schlöndorff, sorti en 1966. Le scénario a été écrit par la compagne de Schlöndorff, Margarethe von Trotta, d'après le roman de Robert Musil. L'élève Törless, pensionnaire dans un internat au début du XXe siècle, observe les actes de cruauté et de masochisme sur l'un des élèves.

[7] Etudiée par la psychanalyste Alice Miller

[8] Bertold Brecht

in X cel 6 des hauts

 

Ascension

 

1

Il faut découvrir l’œil en toute chose.

Giorgio de Chirico

 

 

L’Ascension, c’est l’occasion – rare, en dehors de nos enterrements -, de se demander ce que & s’il y a quelque chose après. Quelque chose pour le corps, notre corps !

Jean Bernard dit que  l’homme est l’animal pour qui  il est impossible de penser qu’il n’y a rien après. Il faut voir !

 

Vivre, survivre ! Dormir, rêver peut-être! To be or not to be!

 

On aime à parler d’attente secrète, en creux, d’espérance implicite, d’aspiration irréversible; et on cite inévitablement l’inévitable berbère latinisé, Augustin d’Hippone: Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre coeur est sans repos tant qu’il ne repose en toi…

 

Ah, en ce jour, les textes de la liturgie répètent à l’envi l’affirmation, tout d’abord, du fait lui-même de cette ascension, et la signification profonde qu’il revêt pour ceux qui y croient. Affirmation sans détour d’ailleurs, avec une simplicité dans les termes, un détachement de forme et une concision qui n’ont d’égale que la grandeur incroyable du fait ainsi rapporté.

Oui, les rapporteurs, ici, n’ont pas fait dans le mythe enjolivé, dans l’affabulation pompeusement construite, dans l’illusion bâtie sur des enflures ou des à peu près !

 

 

2

Que signifie faire confiance au sérieux de Luc, et au laconisme de Marc -, qui sonne, en la circonstance, comme la proclamation tranquille et forte d’un Credo refusant toute concession à l’anecdotique ou au merveilleux, et dont les témoins paieront de leur vie leur foi en lui – à  Jérusalem, et jusqu’aux confins de la terre ? Oui, que cela signifie-t-il sinon que Sanguis martyrium semen christianorum.

 

La question du corps est une vraie question.

 

3

 

La foi chrétienne s’enracine sur le fait de la Résurrection du Christ, et d’un corps disparu, revenu, et enfin reparti…

On a enlevé le Seigneur du tombeau, déplore Marie de Magdala, et nous ne savons pas où on l’a mis ! Jean entra et vit ! C’est-à-dire qu’il ne vit rien du tout !

 

Supercherie forgée des premiers compagnons? Mais si leurs adversaires avaient pu le retrouver, ce corps, auraient-ils tardé à l’exhiber !

C’est pourquoi la première finale de Marc (et elles ne dirent rien à personne, tellement elles avaient peur !) sonnait tellement vrai, que la première communauté en formation a cru bon, pour s’auto rassurer, d’ajouter encore quelques versets plats et mornes, et qui cassent le relief de cette énormité factuelle : la peur devant la disparition du corps ! Où est-il donc allé ?

Car le tombeau vide invite clairement à aller de l’avant, et de ne pas chercher parmi les morts celui qui est vivant.

 

A ce signe d’absence, renvoyant à une présence autre, Luc n’hésite pas à envoyer en écho un terme quasiment absent dans tout le Nouveau Testament : il parle de preuves de la résurrection, puisque, dit-il, pendant quarante jours, il leur était apparu et leur avait parlé du Royaume de Dieu.

 

Bien sûr, les 40 jours sont là pour nous renvoyer à Moïse dans la nuée du Sinaï et à Élie en marche vers l’Horeb, en attente de la révélation divine : Moïse et Elie avec lesquels, rendez-vous avait été pris par Yahvé sur le Thabor, pour – ENFIN ! - leur révéler de visu, pourrait-on dire, la face visible du dieu invisible ! C’est pourquoi, me semble-t-il, à son tour

 

Jésus,

reconnu au Thabor Christ Messie,

par la Loi Tora (Moïse) et les Prophètes Nebiim (Elie),

- et Pierre, Jacques et Jean -,

peut désormais – et en toute quiétude de l’âme et de l’esprit des croyants -,

être reconnu Fils de Dieu

dans la présence/absence de son corps d’après la mort (on dit glorieux)

sous le signe performatif qu’il institue dans l’Histoire :

 

 

5

le sacrement de la grâce rendue à Dieu le Père Par Lui –Avec Lui & En Lui,

devenu définitivement et à la fois

Autel-Offrande & Prêtre Eternels

à la mesure de l‘Eternité divine qu’il partage avec Celui de qui il vient et à qui il retourne.

 

Sur le Thabor final, le passage par l’histoire des hommes se termine dans une dernière et paisible bénédiction. Alors ils le virent s’élever et disparaître à leurs yeux dans la nuée. En une simple phrase tout est dit de ce qui marque le plus grand triomphe de l’Envoyé du ciel sur la terre des hommes !

 

Et les deux hommes vêtus de blanc - en qui toute une tradition reconnaît à juste titre les Moïse et Élie du précédent rendez-vous (la Transfiguration) sur la montagne, sont là comme deux témoins attestant la vérité du fait. N’ont-ils pas été eux-mêmes comme ravis, emportés dans le ciel ? Alors, oui, ils attestent qu’Il est le Véritable, le Juste et le Saint, l’image du Dieu invisible, redevenu resplendissement de sa gloire !

 

Oui, le chrétien peut témoigner de lui sur la terre et attendre, plein d’espérance, son dernier avènement, comme à Bethléem fut chanté son premier avènement !

Ce même Jésus qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel.

 

******

 

Qu’est-ce que cette démonstration peut bien nous apporter aujourd’hui ?

Ø      Au minimum la possibilité envisagée d’un pont (solide et durable)  qui serait à présent établi entre le ciel (?) et la terre - et entre l’homme et Dieu, ajoute celui qui y croit.

 

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Ø      Au plus la reconnaissance que l’homme Jésus n’est pas seulement le sage, l’innocent, le grand prophète, qui montre l’exemple et enseigne la vérité, mais Quelqu’un dont on (certains, vous, moi, d’autres pas nécessairement idiots !) ) prétendent qu’Il est plus que l’homme Jésus justement : que sa mort semble n’avoir pas été un point final - que la pierre roulée du tombeau peut rouler pour d’autres aussi -, qu’il habite depuis lors un corps autre, que sa présence est aussi réelle qu’altérée par un au-delà insoupçonné du temps et de l’Histoire - les chrétiens disent qu’il est  le Christ glorifié, assis à la droite du Père tout-puissant !

 

Il y a(urait) donc tout à la fois, un ici et un là-bas !

Ø      C’est-à-dire effectivement la réalité et le symbole de notre condition présente : caducités, précarités, limites, épreuves, imperfections…

Ø      Mais aussi le dés emprisonnement possible : la montée vers le ciel du Fils de l’homme qui est au ciel, une route ouverte vers là-bas : ce que les chrétiens appellent la maison du Père.

 

Et tout ce que nous avons connu de beau, de bon, de vrai, de joyeux, d’agréable… n’est pas perdu, l’homme que nous sommes devenu grâce à tout cela, n’est pas perdu non plus et est censé être restitué dans la joie, l’amour, la lumière et la paix.

 


 

 

Y croire, c’est être déjà passé de la mort à la vie. Pierre va jusqu’à (faire) écrire : Sans le voir nous l’aimons ; sans le voir nous croyons. Pour chacun, c’est selon !

Ce corps qui monte, semble dire à notre corps qui est là (et si las !) que nous ne sommes plus des étrangers ni des hôtes, que nous sommes concitoyens de la maison de Dieu.

Comme un crépuscule du matin qui ne se transformerait plus désormais en un crépuscule du soir !

 

 
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La crise?... Quelle crise?

 
Mon vieil ami Gérard Bessière, retiré au fond du Lot, dans son antre de Luzerch... est resté le fin observateur de la scène du monde et de la scène catholique.
 
Son dernier papier m' a paru aussi intéressant que celui de Mgr Albert Rouet, archevêque de Poitiers, sur "le nécessaire repositionnement de l'Eglise Catholique dans le monde" (à la disposition de qui le désire : vincentpaul@toccoli.org)
 
C'est pourquoi , aidé par  acajose.blog.lemonde.fr/ et ses caricatures
je vous livre leurs réflexions "par pensée et par dessin"...
 
Godblog
 
cdc
 

Crise chez les catholiques

 

            Est-il possible d’analyser en profondeur la « crise catholique » de ces derniers mois ? Le recul du temps sera nécessaire pour en percevoir mieux les composantes et les conséquences. Mais dès cette fin avril, on peut proposer un bref historique, faire des constatations, formuler des interrogations.

 

 

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Bref historique

            La levée de l’excommunication des quatre évêques intégristes, le 21 Janvier 2009, ne leur permettait pas pour autant d’exercer un ministère. Mais qui connaissait cette précision juridique ? La portée symbolique de cette décision fut et demeure considérable. Beaucoup n’ont pas compris que l’excommunication soit levée avant toute négociation.

            Des évêques s’en sont émus, quelques uns d’une manière explicite, d’autres, silencieusement. La plupart furent stupéfaits de n’avoir été aucunement prévenus et d’apprendre par la presse cette initiative du Pape. Rome ne prenait pas en considération la collégialité épiscopale ?

            Les évêques intégristes, de leur côté, réaffirmaient des « réserves » vis-à-vis du Concile Vatican II. Une fois de plus, dans la suite chaotique des négociations entre Rome et Ecône depuis 35 ans (1), le Vatican faisait des concessions sans aucune réciprocité du côté des intégristes. Leur camp criait victoire. Ils allaient enfin sauver l’Eglise, rétablir la vraie Tradition, amener le Pape à réviser le Concile qui avait été manipulé, selon eux, par les juifs et les francs maçons. Ils persistaient dans le refus de la liberté religieuse, de l’œcuménisme, du dialogue inter-religieux, de la laïcité des Etats, de l’ouverture au monde.

 

 

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Williamson

            Beaucoup de catholiques s’étaient émus, mais cette « levée d’excommunication » n’avait guère retenu l’attention de la société : n’était-ce pas une dispute entre catholiques pour ou contre le latin et des usages liturgiques, une querelle interne à l’Eglise ? Un apaisement résigné  aurait bientôt suivi si Mgr Williamson, un des évêques relevés de l’excommunication, n’avait pas fait des déclarations négationnistes. Du coup l’opinion publique s’est dressée : le Pape acceptait-il qu’un évêque soit négationniste ? En Allemagne particulièrement, les réactions furent vives et Angela Merkel intervint. Rome demanda à Mgr Williamson de revenir sur ses propos et rappela la condamnation par l’Eglise de l’antisémitisme et de tout négationnisme.

            En même temps, on attribuait à une mauvaise transmission à l’intérieur du Vatican le fait que Benoît XVI n’avait pas eu connaissance des positions de Mgr Williamson. Des évêques s’étonnèrent publiquement de ces « dysfonctionnements ». Un brouillard demeurait : comment avoir ignoré les positions, qui n’étaient pas d’hier, de cet évêque, alors que les négociations avec Ecône se poursuivent depuis si longtemps et qu’elles ont été particulièrement intenses, avec la participation du Cardinal Ratzinger, à l’approche de la consécration par Mgr Lefebvre des quatre évêques intégristes en 1988 ?

Et comment expliquer que la levée de l’excommunication, rendue publique le 24 Janvier, n’ait pas été abandonnée ou ajournée  alors qu’on avait appris, le 22, l’intervention négationniste de Mgr Williamson ?

            Avec  l’affaire Williamson, le débat n’était plus enfermé dans l’Eglise. Il atteignait toute la société. Ces propos négationnistes étaient-ils le fait isolé d’un individu ? Même si beaucoup d’intégristes ne les partageaient pas, il fallait bien constater qu’un courant antisémite accompagne l’histoire de l’intégrisme depuis l’affaire Dreyfus à la fin du 19e siècle, Maurras et l’Action Française, au 20e. L’opposition avec le texte du Concile sur les rapports avec les Juifs était flagrante. L’opinion publique, bien au-delà de l’appartenance catholique, découvrait que des courants que l’on aurait pu croire internes à l’Eglise concernaient la vie de tous.

 

 

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La lettre du Pape

            Le Pape écrivit –initiative exceptionnelle – une lettre à tous les évêques. Pourquoi ne l’adressa-t-il pas à tous les catholiques ? Il réaffirmait la position de l’Eglise vis-à-vis du peuple juif, il annonçait que la Commission Ecclesia Dei chargée des contacts avec les intégristes travaillerait désormais avec la Congrégation de la doctrine de la foi pour exiger l’acceptation du Concile par les évêques d’Ecône. Il se plaignait, sur un ton très personnel, des attaques dont il avait été l’objet. Il donnait des précisions sur le nombre des prêtres, des diacres, des religieuses intégristes.

            Evènement moins remarqué en France : les évêques autrichiens, en écho avec beaucoup de catholiques de leur pays, refusèrent la nomination épiscopale, à Linz, d’un prêtre qui déclarait que certaines catastrophes naturelles étaient un châtiment divin.

 

La maman de Recife

            L’opinion publique allait se dresser dans une protestation véhémente, internationale, lorsque  l’archevêque de Recife (le successeur d’Helder Camara) excommunia une maman après l’avortement de sa fille de 9 ans, violée, enceinte de deux jumeaux. Le Cardinal Rè, Préfet de la Congrégation des évêques, personnage très élevé de la hiérarchie au Vatican, avait exprimé son approbation de la décision de l’archevêque. Benoît XVI n’était pas impliqué directement, même si l’on pouvait regretter son silence, mais la prise de position de cet archevêque s’ajouta à tous les évènements précédents pour accentuer la réprobation et le rejet de beaucoup par rapport à l’Eglise hiérarchique.

            Des évêques réagirent. La Conférence Episcopale du Brésil déclara que la maman n’était pas excommuniée : elle aurait consenti à l’avortement sous la « pression » des médecins. Mgr Fisichella, président de l’Académie pontificale pour la vie, dans l’Osservatore Romano, tint un langage très humain.

 

 

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Le préservatif


Le 17 Mars, dans l’avion qui le conduit vers le Cameroun, Benoît XVI répond  aux six questions retenues par ses collaborateurs dans la liste proposée par les journalistes. L’une d’elles concerne « la position de l’Eglise catholique sur les moyens de lutter contre le sida » ; le journaliste qui la formule ne prononce pas le mot « préservatif ». Le pape en appelle à « l’âme », à une « humanisation de la sexualité » et à « une amitié vraie » envers les malades, mais il déclare en même temps que la distribution des préservatifs « augmente le problème ». Le bureau de presse du Vatican donnera une version légèrement atténuée (reconnaissant par là même son embarras devant les propos du Pape attestés par les enregistrements au magnétophone ) en écrivant : « cela risque d’augmenter le problème ». La répercussion médiatique est immense, à la mesure de la gravité de la pandémie. Les autres déclarations de Benoît XVI sur les urgences politiques, sociales, humaines des pays visités seront presque ignorées par les médias.

La personnalité et l’autorité morale du pape sont discréditées auprès d’une multitude de personnes, y compris catholiques. Des groupes vont se constituer pour défendre le Souverain Pontife. On va parler , particulièrement en France, de « lynchage médiatique », en oubliant que les médias témoignèrent d’un accueil très positif à Benoît XVI lors de son voyage à Paris et à Lourdes en Septembre 2008.


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Constatations

 

Une opinion publique catholique

            L’accumulation de ces évènements a provoqué beaucoup de gens à réfléchir, à parler, à prendre une attitude critique par rapport à la papauté et à la hiérarchie. Comme au moment de l’éviction de Mgr Gaillot (1995), on a vu se manifester une opinion publique catholique, rejointe par une partie de la population à distance de l’Eglise. Mais cette fois, personne n’est descendu dans la rue ; il n’y a pas eu de protestations collectives devant les évêchés. C’est sur Internet que des dizaines de milliers de personnes se sont exprimées : expression qui tenait parfois du défoulement sans véritable intervention auprès d’interlocuteurs responsables. On ne sait pas combien de lettres furent adressées aux évêques, combien de réactions collectives furent organisées, mais la protestation est restée souvent dans le domaine privé, dans les conversations. Les autorités d’Eglise ont-elles pu mesurer à quel point le fossé se creusait entre elles et une grande partie de la population ?

Géographie du monde catholique.

Une géographie du monde catholique a pu être observée. Certains, particulièrement en Allemagne, se sont fait « débaptiser ». D’autres ont quitté l’Eglise « sur la pointe des pieds ». Beaucoup ont déclaré « avoir mal à leur Eglise ». La masse des « fidèles » est restée silencieuse, spectatrice perplexe, sans même poser de questions aux prêtres. Une force d’inertie séculaire leur fait fréquenter le culte et les habitudes catholiques. Mais jamais les gens n’avaient été informés à ce point-là sur une crise de l’Eglise. A noter au passage que le communiqué du Conseil permanent de l’épiscopat français à propos de la levée de l’excommunication des quatre évêques intégristes n’a guère été lu dans les églises : combien d’évêques ont-ils demandé qu’il soit porté ainsi à la connaissance des « pratiquants » ? Enfin, des catholiques ont pris la défense de Benoît XVI, en accusant les médias, en invitant à considérer les intentions du pape et le contexte de ses interventions. Pour certains, qui constituent  parfois des groupes très actifs, aucune atteinte à la confiance totale au pape ne peut être tolérée. Ils sont fascinés par la figure pontificale au point d’être aveuglés sur telle ou telle parole qui a pourtant été prononcée. Pour eux, l’Eglise se résume dans la personne et la fonction du Souverain Pontife. Cependant que d’autres se sont mis à douter de « l’infaillibilité pontificale » : ils montraient ainsi à quel point « l’infaillibilité », dont les papes n’usent que très exceptionnellement, dans des conditions très précises, a fait progressivement tâche d’huile : pour beaucoup, depuis sa proclamation par le concile Vatican I en 1870, elle semble accompagner toute intervention papale, même dans des domaines où elle ne s’applique pas.

 

Les évêques.

Les évêques français ne sont guère intervenus après la levée d’excommunication. Ils ont fait preuve de beaucoup de prudence. Ils se savaient observés par le nonce apostolique, ils étaient attentifs aux initiatives de leurs collègues dans l’épiscopat, ils ne voulaient pas risquer de laisser apparaître un désaccord avec le Pape. Ils considéraient aussi la diversité de leurs diocésains. Lors de l’affaire Williamson, devant l’émotion exprimée jusqu’à Rome, il était plus facile de rejoindre l’ampleur de la protestation, et quand s’est élevée l’indignation générale après l’excommunication de la maman de la petite Brésilienne, comment rester silencieux ?

 

 

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Questions

 

  1. On parle beaucoup depuis des années de « nouvelle évangélisation », de « visibilité » de l’Eglise. Quel visage d’elle-même a été montré durant ces derniers mois ? Qu’en sera-t-il de la rencontre œcuménique, du dialogue inter-religieux, du compagnonnage entre ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas ?
  2. « L’Eglise », souvent identifiée au Pape et aux évêques, a perdu beaucoup de son autorité : on a parlé de dysfonctionnements, d’inadaptation aux conditions de la « communication » dans le monde actuel, mais ne faut-il pas s’interroger beaucoup plus profondément , y compris sur des « principes » dont l’application se révèle inhumaine ?
  3. L’Eglise, particulièrement dans le domaine éthique, s’exprime avec l’assurance de qui détient la vérité et peut formuler péremptoirement les exigences de la « loi naturelle ». Ne faudrait-il pas qu’elle accepte le débat, en son sein et avec la société ? Témoigne-t-elle de Jésus en maintenant  des positions rigides sur des questions jamais abordées dans les évangiles et en prétendant formuler la « loi de Dieu » ? Ne devrait-elle pas être attentive à la nouveauté et à la complexité des situations et se rappeler, comme l’exprimait St Thomas, que « la première instance morale de l’homme est la conscience » ?
  4. Ne faudrait-il pas que l’Eglise quitte son aplomb vertical, intemporel, pour dialoguer et partager avec nos contemporains ? En restant à l’alternative du permis et du défendu, à la proposition d’un prétendu « idéal » qui ne tient pas compte des conditions concrètes de la vie, n’a-t-elle pas quitté le monde humain ? Est-ce encore moral ? Est-ce évangélique ?
  5. Et à l’intérieur de l’Eglise …Si elle est le « peuple de Dieu », ne faudrait-il pas écouter, à travers les protestations de beaucoup de ses membres, des requêtes légitimes à répercuter et approfondir ? Certains responsables souhaitent que le calme retrouvé permette de continuer comme avant : il en fut ainsi après l’affaire Gaillot en 1995. Ne serait-ce pas refuser de voir que beaucoup de catholiques, et même de prêtres, prennent de plus en plus distance par rapport à l’appareil institutionnel ? Les responsables hiérarchiques ne s’éloignent-ils pas de l’Eglise réelle, faite de toutes celles et de tous ceux qui s’efforcent de suivre Jésus ?
  6. Enfin comment ne pas constater que l’excès de centralisation romaine, l’oubli de la collégialité épiscopale, l’enfermement dans la suffisance doctrinaire, un jugement dépréciatif sur le monde comme si tout était parfait dans les instances catholiques, élargissent sans cesse le fossé entre « L’Eglise » et le monde moderne ?

 

Gérard Bessière    24 Avril 2009

 

Exposé très précis dans le livre de Nicolas Senèze,

La crise intégriste, Editions Bayard, 194 p. 15 euros

 

 

 

m
 

 

Around midnight

Mon ami Bernard Prate m'envoie ces lignes, en cette veille de dimanche...
Je me suis dit qu'elles vous parleront autant qu'à moi...
J'y ai ajouté quelques images...
vp
 
Les maux pour le dire

"... Adorer le Seigneur en Esprit et en Vérité"
 
 
b
 
Certes le sens semble quelque peu ardu à saisir.
Le traducteur a du mal avec ces mots.
Et pourtant.
Ils ont traversés les âges
amenant à chaque époque son éclat,
à chaque culture son échange
et à chaque homme sa réponse.
 
On aura beau traduire,
épuiser les dictionnaires,
piller les synonymes,
user les méninges,
l'adaptation ne pourra en être que fugace, éphémère et transitoire.
 
On aura beau mâcher le travail de lecture,
guider le débutant sur le sentier de la connaissance,
pointer, au loin, là-bas, la connaissance,
on ne pourra faire le chemin à la place de l'élève.
Et tous,
nous ne sommes qu'élèves,
perpétuels débutants,
impénitents potaches de cette quête de sens.
 
C'est cette recherche vivante, active, personnelle,
étayée par l'éventuelle transmission de coeur à coeur,
chahutée par les soucis matériels,
parfois découragée par de perfides remarques et des commentaires jaloux,
oui,
c'est cette recherche qui nous construit,
nous soutient,
nous amène à sa fin.
 
z
 
 
Tel le conte zen. 
Avant l'aube, maître et disciple quittent le monastère. Longtemps ils avancent dans la campagne vers leur étape. Si longtemps que la fatigue enhardit le disciple à rompre le silence sacré: "Maître quand arriverons-nous?". "Déjà, nous sommes arrivés". Ils poursuivent la route. Doucement redescend le soleil vers son horizon, berçant la fatigue des marcheurs, la pluie aussi s'invite . Elle incite à la question: "Maître?...". "Oui, ... déjà. Arrivés. Oui".
La nuit venue, ils avançaient toujours...
 
s
 
 
Le Talmud dit que la Torah a 70 visages que chaque visage d'étudiant découvre par sa singularité. (Otiote de Ribbi Âqiva). 
La langue hébraïque n'entretient-elle pas cet épanouissement de la signification par une volontaire ambigüité?
Transmettre de son mieux, traduire, ou plutôt interpréter, pour un temps qui inlassablement fuit, mais laisser les chercheurs trouver seuls. Puis partager avec eux. En silence.
 
Ce sont ces sens-ci, c'est sûr, qui sans cesse se sussurent sans souci.
 
Une interprétation à jamais figée?
Gravée dans le marbre de leur coeur, dirait Jérémie?
Fixée au bois d'une croix?
 
Quels non-sens!  Sens interdits, contre-sens.
Des sens morts, privés de leur fluide vital
 
car cent sens sans sang ne donneront jamais vie à l'être.
 
Alors?
Au début de Jean: Adorer en esprit et en vérité,
puis: Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie,
et finalement: Qu'est-ce que la Vérité?
 
S'il faut chercher, le contexte peut nous diriger ou nous égarer:
  • Jos 24-14 Servez le en intégrité et en vérité
  • 1Sa 12-24 Servez-Le en vérité
  • Est 9-30 des paroles de paix et de vérité
  • Ps 25-5 Fais moi marcher dans ta vérité
  • Ps 30-9 La poussière annoncera-t-elle la vérité?
  • Ps 43-3 Envoie ta lumière et ta vérité
  • Ps 85-11 La vérité germera de la terre
  • Ps 119-151 Tous tes commandements sont la vérité
  • Ps 145- Tous ceux qui t'invoquent en vérité
  • Pro 14-22 La bonté et la vérité sont pour ceux qui méditent
  • Pro 23-23 Achète la vérité et ne la vends point.
  • Isa 38-14 Le père fera connaître aux fils sa vérité
  • Jer 51-14 La vérité a trébuché sur la place publique
  • Jer 59 -5 La vérité fait défaut
  • Jn 1-14 Plein de grâce et vérité
  • Jn 3-21 Celui qui pratique la vérité vient à la lumière
  • Jn 4 ... en esprit et en vérité ...
  • Jn 8-32 La vérité vous rendra libre
  • Rm 1-25 Ceux qui ont changé la vérité en mensonge
  • 2Co 11-10 Comme la vérité de Christ est en moi
  • 2Ti 3-7 qui apprennent toujours et ne peuvent jamais parvenir à la connaissance de la vérité
  • 1Jn 1-18 Si nous disons que nous n'avons pas péché, la vérité n'est pas en nous.

 
t
 
 Et ainsi de chaque verset difficile qu'il faut encore et encore s'approprier.
 
jh 
 

Nous irons tous au paradis...

cliquez ici pour aller à oeuvre d'art de l'apocalypse

 

à Pâques, on s'en sort!

À la Victime pascale, les chrétiens offrent un sacrifice de louanges.
L'Agneau a racheté les brebis ;

le Christ innocent a réconcilié les pécheurs avec le Père.
La mort et la vie se sont affrontées en un duel admirable ;
le guide de la vie, bien que mort, règne vivant.

Dis-nous, Marie, ce que tu as vu en chemin.
J'ai vu le tombeau du Christ vivant et la gloire de sa résurrection,
les anges témoins, le suaire et les vêtements.

Christ, notre espérance, est ressuscité,

il précèdera les siens en Galilée.
Nous savons que le Christ est vraiment ressuscité des morts.
Toi, Roi vainqueur, aie pitié de nous.

Alleluia.

http://www.editions-scriptoria.com/images/agnclunygd.jpg

Et puis allez surfer sur youtube

http://www.youtube.com/v/8M4_IlbaZHA&hl=en&fs=1"></param><param

PAS DE FACE DE CARÊME

Faisons Carême à la G20 !

 

Nous savons enfin comment vivre de façon paradisiaque depuis que le GEAI VAIN a niché à la CITY,

 

 

MAP
 

 

 

et que (l’archange) Michelle a osé porter la main sur ER2

 

 

MR
 

 

 

Le site internet du Daily rapporte également, jeudi, que Michelle Obama a "brisé le protocole royal", en plaçant son bras  autour des épaules d'Elizabeth II, geste auquel la souveraine, "plutôt que d'être offensée", a répondu en enserrant la taille de la première dame américaine du bras. Le quotidien souligne "qu'en 57 ans, jamais la reine n'a été vue ayant ce genre de geste qui est tout a fait contraire au protocole interdisant de la toucher", remarquant, d'ailleurs, que les deux femmes, "souriantes", "riaient ensemble". Visiblement plus choqué, le Times a noté pour sa part, un peu pincé : "Il semble qu'on laisse tomber le protocole quand les Obama sont là".

 

Ainsi, servons-nous de la liste deS quatre critères retenus[1] pour définir un paradis :

 

 

DD
 

 

 

fiscal pour $, € & £

mais pas spirituel pour « un sou » !

  1. des impôts insignifiants ou inexistants,
  1. des prises de conscience  insignifiantes ou inexistantes
  1. l'absence de transparence sur le régime fiscal,
  1. l’absence de transparence de la conscience personnelle
  1. l'absence d'échanges de renseignements fiscaux avec d'autres Etats
  1. l’absence d’échanges performants inter et intracommunautaires
  1. et le fait d'attirer des sociétés écrans ayant une activité fictive.
  1. et le fait d’attirer des nostalgiques du passé, ayant une pratique fictive.

 

 

R
 

 

Nous ne vivons pas une crise, mais la fin d’un système.

Les « réformes » ne serviront à rien : il faut refonder !

C’est dans le « rien » originaire que le neuf est possible : tout le reste est rafistolage !

 

 

FF
 

 



[1] Par l'OCDE

Juvénales

JUVENALES

 

Voici le genre d’inepties qu’un homme, un service, une institution sont … obligées d’élaborer pour tirer d’un pétrin lamentable un imp(r)udent hiérarque qui confond, dans notre cas, les Béatitudes – la secte ! – avec un Comité de Salut public présidé par l’Esprit Saint, et tient l’ordination épiscopale pour une capacitation au savoir universel. (http://catholique-orleans.cef.fr/ (27 mars 2009)

 

 

cc
 

 

 

Ainsi – je cite et commente :

 

« Au cours d’une interview radiodiffusée, l’évêque d’Orléans a déclaré que le préservatif n’était pas absolument fiable. Il prenait alors en compte l’article publié le 22 mars par un quotidien national qui informait d’une étude précisant que le préservatif n’était fiable qu’à 97 % dans les meilleures conditions d’utilisation et à 87 % dans les conditions communes telles quelles se présentent en Afrique ».

 

Donc, un responsable de l’Eglise prend ses sources scientifiques en matière de préservatif (terrible problème mondial) dans un quotidien national, et parle – fort ! -  au nom de l’Eglise… d’Orléans ! Pauvre pucelle ! Se lançant même dans des comparaisons de pourcentage !

 

« André Fort

-         admet avoir commis l’erreur de parler de questions posées dans des études antérieures sur la perméabilité du préservatif. Il

-         prend acte des déclarations expertes des spécialistes qui attribuent ces échecs à d’autres causes ».

 

Re-donc il semble qu’un responsable de l’Eglise doive D’ABORD – l’exemple vient de très haut, du plus haut même -, commettre une erreur, - pire, une faute, lui aurait répondu son collègue Talleyrand, comme il le fit à Napoléon lors de l’assassinat du Duc d’Enghien dans les douves de Vincennes[1] -, et PUIS tout simplement  prendre acte des déclarations expertes des spécialistes. Et le tour est joué !

Mais de quoi parle-t-on dans les évêchés ?

 

Et voici le meilleur : un cocktail d’évidences et de portes ouvertes[2]… Qui a bien pu rédiger ce lamentable aveu d’impéritie et d’incompétence !

 

S’il (André Fort)

  1. considère que, dans la lutte en faveur de la nécessaire éradication du sida, compter sur le préservatif et sur la recherche scientifique ne suffit pas, (qui a jamais dit la contraire ???)
  2. il milite en faveur d’une démarche active en vue de l’éducation du sens de la responsabilité dans la vie affective et sexuelle. (de quelles actions militantes peut-il s’honorer ???)
  3. Il n’oublie pas la souffrance de toutes les victimes de ce fléau (il ne manquerait plus que cela !!!)
  4. et tient à exprimer sa profonde estime à tous ceux qui s’appliquent à leur venir en aide et à tenter de maîtriser l’épidémie (ça va les aider beaucoup de savoir que l’évêque de Jeanne d’Arc les tient en haute estime… !)

 

Mais : [Molière, Les Fourberies de Scapin, Acte II, scène 7]

(GERONTE) Que diable allait-il faire dans cette galère ?

(SCAPIN) Il ne devinait pas ce malheur.

 

 

ce
 

 

 

Non, il se rend(ait) pas compte qu’en matière d’information et de communication, ce n’est pas l’intention qui compte, ni ce qu’on veut dire !

Ne comptent que ce qui est dit, écrit et communiqué matériellement : cela s’apprend!

 

Depuis le début de 2009, chaque jour (pratiquement !) apporte la preuve que les chefs de l’Eglise (de Rome à Pernambouc & Orléans !) sont les premiers à la disqualifier, à la discréditer et à pousser certains cathos qui pratiquent encore à quitter leur patrie religieuse…

Mais la nouveauté depuis une certain temps, c’est que la problématique va s’inversant : d’Avignon à Orléans, de Rennes à Toulon…, en Allemagne et en Autriche, les cathos s’insurgent, parlent, refusent. En un mot protestent, blackboulent et manifestent. Publiquement !

 

Quand le capitaine Bligh mena le Bounty à sa perte, Fletcher, son lieutenant, dut prendre la barre…

Quand Pierre quitta Rome – d’après le beau roman  de Henryk Sienkiewicz – c’est Jésus lui-même qu’il croisa sur la Via Appia pour aller le remplacer dans le Colisée…

Finalement, je vais finir par me surprendre à considérer le courage à Mgr Lefebvre pour lancer sa dissidence !

Et ce n’est pas le cafouillage romain pour lever l’excommunication qui peut donner à son quarteron d’adeptes la moindre certitude que la barre de la barque de Pierre se trouve dans de bonnes mains…

 

 

cf

 

 

 



[1] L’original parle de crime ! En fait, pour rendre à César ce qui est à César : "En 1804, Antoine Boulay, député de la Meurthe, déclare au lendemain de l’exécution du duc d’Enghien : « C’est pire qu’un crime, c’est une faute ». Boulay étant peu connu, cette sentence, pourtant attestée par des témoignages de l’époque, sera souvent attribuée à Fouché et parfois même à Talleyrand. " J’ai opté pour  l’évêque, noblesse oblige !

[2] Genre fin de lettre, que la secrétaire ajoutera : « Et nous vous prions d’agréer, etc. etc. »

CROISSEZ ET MULTIPLIEZ-VOUS.....


Du poix chiche dans la tête à la petite graine !!!

 

Papa à 13 ans, Maman a 15 ans : Maisie est née le 9 février… Ils (n’) ont (pas) joué au papa et à la maman pour de vrai[1] !

Si le Royaume-Uni connaît l'un des taux de grossesse chez les adolescentes parmi les plus élevés de l'Union européenne, ces naissances hors norme existent aussi en France.

Ø    L'Insee rapporte qu'en 2007

-        2 bébés sont nés de pères ayant 14 ans (5 en 2006) et 32 de pères âgés de 15 ans (21 en 2006).

-        15 bébés ont été mis au monde par des jeunes filles de 13 ans (12 en 2006) et 49 par des jeunes filles de 14 ans (92 en 2006)[2].

Aussi perturbante que l'histoire puisse paraître, faire un enfant à 13 ans est physiologiquement possible.

 

Ø    Dans une expertise collective consacrée à l'évolution de la croissance et de la puberté publiée en février 2008 (Le Monde du 12 mars 2008), l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) rappelle que l'âge de la maturité (âge de la puberté) des populations occidentales a notablement baissé.

Ainsi,

-        l'âge moyen des premières règles est passé de 17 ans à 14 ans entre le milieu du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle. Actuellement, il est de 12 ans en Italie, 12,6 ans en France et 13,5 en Allemagne, confirmant une précocité croissante.

-        Quant au premier signe de puberté masculine - l'augmentation du volume des testicules - il survient en moyenne vers 11,6 ans. Les autres signes de maturation pubertaire sont le développement de la pilosité (pubis et aisselles) et l'augmentation de la taille de la verge.

 

Treize à la douzaine

 

Les derniers (?) octuplés, eux,  ont déjà six frères et sœurs[3]!

La Californienne a aujourd'hui 14 enfants : à la suite d'une grossesse médicalement assistée, elle avait déjà donné naissance à six enfants, âgés de 2 à 7 ans.

Elle en aurait 33, peut-être beaucoup moins[4] !  La très jeune femme habite chez ses parents dans une maison ne comptant vraisemblablement pas plus de 3 chambres.

-        La grand-mère a confié que sa fille n'avait pas voulu "tuer" les embryons implantés à l'été 2008

-        L'un des médecins, le Dr Harold Henry : "Ce que je fais dans ces cas-là, c'est simplement expliquer les faits. Je parle toujours des risques. Ensuite, la mère a pesé le pour et le contre et elle a choisi l'option qui convenait à ses convictions personnelles."

 

Bienvenue dans la Cité des Anges… & des affaires ![5]

On imagine la polémique dans le milieu médical : comment une jeune mère célibataire qui avait déjà six enfants a pu bénéficier d'une fécondation in vitro ?

L'attendrissement avec lequel la presse américaine a rapporté ces naissances a laissé la place aux interrogations[6].

Il s'agit d'un échec total, qui reflète très mal notre travail, tranche le Dr Suleena Kansal Kalra, spécialiste de l'endocrinologie reproductive à l'Université de Pennsylvanie. La plupart des médecins ne cherchent pas à provoquer des naissances multiples. Implanter autant d'embryons chez une femme qui est si jeune et a déjà des enfants est totalement irresponsable !

Mais cela impliquerait-il que quelqu'un décide qui a le droit d'avoir des enfants, quand et pourquoi ? Il s'agirait d'une évolution majeure.

Ou cela relève-t-il plutôt d'un manque de sensibilité : Harish Sehdev, obstétricien, de l'Hôpital de Pennsylvanie

 

Les mises au monde multiples sont souvent prématurées: dans le cas de  Mme Suleman (c’est le nom de la maman), ses bébés, qui pesaient entre 820 grammes et 1,54 kg, sont nés avec près de 10 semaines d'avance. Cette précocité peut s'accompagner de problèmes au niveau pulmonaire, intestinal et neurologique ou encore provoquer une cécité.

Mme Suleman a recruté un cabinet de relations publiques, Killeen Furtney, afin de négocier des droits avec les nombreux éditeurs qui l'ont approchée pour qu'elle leur confie son histoire.

Elle racontera pourquoi elle a voulu avoir huit enfants de plus une fois que nous aurons arrêté une offre, a indiqué un responsable du cabinet. Business oblige !

 

AP
 

 


Je me souvenu alors de celles qu’on avait appelées outre Manche

les  fermières de bébés qui pratiquaient l’infanticide par profit.

Chaque époque a son type particulier de crime, de la piraterie au commerce des esclaves jusqu’aux cybercrimes modernes et aux gangs d’adolescents. La profession exercée sous le nom de "Fermière de bébés" était le produit de l’ère victorienne (règne de la reine Victoria, 1837-1901), une époque de puritanisme très stricte durant laquelle le sexe était considéré comme un affreux pêché et les naissances illégitimes signifiaient la honte pour la mère comme pour l’enfant. Les agences d’adoptions et les services sociaux n’existaient pas. Aussi, des femmes (qui étaient rarement nourrices ou infirmières) offraient leurs services pour que des mères célibataires ou illégitimes leur confient leurs enfants dans l’espoir qu’ils soient adoptés, en échange d’une dizaine de livres (une grosse somme à l’époque).


La plupart des enfants étaient effectivement adoptés, certains étaient vendus à des couples ne pouvant avoir d’enfants.

 

 

Les mères célibataires étaient souvent désespérées et répondaient aux annonces publicitaires publiées dans les journaux par des personnes qui semblaient honorables. Pour la mère, c’était un moyen simple, rapide et légal de voir disparaître ses problèmes, sans qu’aucune question ne soit posée.

Dans la plupart des cas, la fermière offrait le gîte et le couvert durant plusieurs mois jusqu’à ce que la mère accouche, permettant aux familles embarrassées de dire à leurs voisins que leur fille était partie étudier à l’étranger ou restait chez des amis[7].. Les mères célibataires revenaient à la maison avec leur réputation et leur conscience intactes, rassurées par le fait que leur bébé seraient placé dans de bonnes maisons à travers le marché noir de l’adoption.
D’un autre côté, si la fermière de bébé partait dans un autre endroit et ne donnait plus aucune nouvelle, la mère était trop effrayée ou honteuse pour prévenir la police.

C’était une affaire juteuse pour la fermière de bébé, puisqu’elle était payée à la fois par la jeune mère et par ceux qui venaient adopter les enfants. Si certaines lois n’étaient pas respectées, c’était une raison pour augmenter les taxes d’adoption.

Les mères célibataires ou illégitimes n’avaient que peu d’alternatives.

Ø    L’avortement était un crime et les avortements clandestins présentaient de grands risques pouvant mener à de graves hémorragies, voir même la mort, et la mère pouvait être emprisonnée si elle était découverte.

Ø    L’abandon d’enfant était tout aussi illégal et les cours de justice montraient peu de compassion envers les femmes qui agissaient de la sorte.

Ø    Si une mère assassinait son enfant, elle était obligatoirement condamnée à mort sans que l’on cherche à comprendre son geste[8].

Ø    La plupart des mères célibataires et des parents adoptifs voyaient sans doute l’emploi de fermière de bébés comme un précieux service public, et cela l’emportait sur le respect de la loi.

 

Toutefois, il n’était pas rare pour une fermière de bébés d’utiliser à répétition

1.     la négligence criminelle

2.     ou même le meurtre délibéré

comme raccourci vers le profit !

Moins il y avait de bébés, plus les éventuels parents adoptifs étaient prêts à payer cher pour qu’on leur en trouve.

Et certaines fermières de bébé trouvaient malheureusement qu’il était plus facile de tuer les bébés qu’on leur confiait plutôt que de leur chercher des parents adoptifs. Elles n’avaient pas à dépenser l’argent gagné en s’occupant du bébé durant des semaines ou des mois.

Ø    Les meurtres de nouveau-nés étaient en fait assez communs à l’époque, mais il était très souvent impossible de retrouver la mère de l’enfant.

Il fallut attendre 1922 pour que l’on tente enfin de comprendre et une loi fut votée (le "Infanticide Act") interdisant l’exécution des femmes qui tuaient leurs bébés.  Leur procès fut retentissant, il y eut ainsi Amelia Elizabeth Dyer,  Ada Chard-Williams, Annie Walters et Amelia Sach, Minnie Thwaites…

Sous plastique…

 

Qui a oublié le triple infanticide imputé aux époux Courjault, en Corée du Sud ? Véronique, 33 ans, mise en examen pour l’assassinat de trois de ses enfants, dont deux ont été retrouvés par son mari dans leur réfrigérateur à Séoul. Mis en examen pour complicité d'assassinats, Jean-Louis fut laissé en liberté sous contrôle judiciaire, retrouvant ses deux garçons de 11 et 10 ans.

Cette affaire nous renvoie à une autre affaire d'infanticide - semblable en tous points, - qui s'est déroulée il y a 9 ans dans le Loiret. Le 9 janvier 2000, un homme, séparé depuis trois mois de sa femme partie pour la Bretagne, vidait l'appartement commun à Pithiviers. En ouvrant le congélateur, il avait découvert trois sacs plastiques contenant les corps de nourrissons,

Elle n'avait pas pu se résoudre à se débarrasser de ses bébés

Rapidement interpellée, la femme, âgée de 39 ans, avait reconnu être la mère des bébés et avoir dissimulé ses trois grossesses à son mari qui ne voulait pas d'autres enfants. En 1990, ils avaient eu un garçon et le mari avait mal accepté cette naissance.

La première fois, en 1992, elle avait accouché seule d'un bébé mort-né dans l'appartement. Deux ans plus tard, l'accouchement s'était déroulé dans les toilettes du magasin du mari. Le bébé était né vivant, elle l'avait alors placé dans un sac et ramené au domicile. En 1996, elle avait mis au monde un enfant mort-né sous la douche de l'appartement. La mère avait avoué aux enquêteurs n'avoir pas pu se résoudre à se débarrasser de ses bébés.

D'abord poursuivie pour homicide volontaire sur le bébé vivant, elle avait finalement été poursuivie pour homicide involontaire, l'enquête n'ayant pas permis de démontrer la volonté infanticide[9].

 

*     *    *

*   *

*

Que se passe-t-il dans la tête / dans le cœur à vouloir à tout prix des enfants, et en quantité (14, à moins de 30 ans, célibataire et pratiquement SDF), ou à ne plus vouloir ceux qu’on a (5 d’un coup[10], ancien prof et mariage stable) ?

Saura-t-on jamais pourquoi on aime, pourquoi on tue ?

La détresse, certes, quel que soit son nom !

Est-ce tout ?

 

*     *

*

 

Savez-vous que le conte de Charles Perrault, Le petit poucet, est proprement terrible, avec sa préméditation.

Rappelez-vous…

Il était une fois un bûcheron et une bûcheronne qui avaient sept enfants, tous garçons; l'aîné n'avait que dix ans, et le plus jeune n'en avait que sept (...)

Ils étaient fort pauvres, et leurs sept enfants les incommodaient beaucoup, parce qu'aucun d'eux ne pouvait encore gagner sa vie. Ce qui les chagrinait encore, c'est que le plus jeune (Le Petit Poucet) était fort délicat et ne disait mot : prenant pour bêtise ce qui était une marque de la bonté de son esprit. (…)

Un soir que ces enfants étaient couchés, et que le bûcheron était auprès du feu avec sa femme, il lui dit, le cœur serré de douleur :

Tu vois bien que nous ne pouvons plus nourrir nos enfants; je ne saurais les voir mourir de faim devant mes yeux, et je suis résolu de les mener perdre demain au bois, ce qui sera bien aisé, car, tandis qu'ils s'amuseront à fagoter, nous n'avons qu'à nous enfuir sans qu'ils nous voient.

Ah! s'écria la bûcheronne, pourrais-tu toi-même mener perdre tes enfants ?

Son mari avait beau lui représenter leur grande pauvreté, elle ne pouvait y consentir; elle était pauvre, mais elle était leur mère. Cependant, ayant considéré quelle douleur ce lui serait de les voir mourir de faim, elle y consentit, et alla se coucher en pleurant. Le petit Poucet ouït tout ce qu'ils dirent, car ayant entendu, de dedans son lit, qu'ils parlaient d'affaires, il s'était levé doucement et s'était glissé sous l'escabelle de son père, pour les écouter sans être vu. Il alla se recoucher et ne dormit point du reste de la nuit, songeant à ce qu'il avait à faire (…).

 

Et la moralité

On ne s'afflige point d'avoir beaucoup d'enfants,
Quand ils sont tous beaux, bien faits et bien grands,
Et d'un extérieur qui brille;
Mais si l'un d'eux est faible, ou ne dit mot,
On le méprise, on le raille, on le pille :
Quelquefois, cependant, c'est ce petit marmot
Qui fera le bonheur de toute la famille.

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Il a pire…(2 M 7)

 

Martyre des sept frères et de leur mère

 

7 1 Il arriva aussi qu'on prit sept frères avec leur mère, et que le roi voulut les contraindre, en les déchirant à coups de fouets et de nerfs de bœuf, à manger de la chair de porc, interdite par la loi. 2 L'un d'eux, prenant la parole au nom de tous, dit: "Que demandes-tu, et que veux-tu apprendre de nous? Nous sommes prêts à mourir plutôt que de transgresser la loi de nos pères." 3 Le roi, outré de colère, commanda de mettre sur le feu des poêles et des chaudières. Aussitôt qu'elles furent brûlantes, 4 il commanda de couper la langue à celui qui avait parlé au nom de tous, puis de lui enlever la peau de la tête et de lui trancher les extrémités, sous les yeux de ses autres frères et de leur mère. 5 Lorsqu'on l'eut ainsi complètement mutilé, il ordonna qu'on l'approchât du feu, respirant encore, et qu'on le fît rôtir dans la poêle. Pendant que la vapeur de la poêle se répandait au loin, ses frères et leur mère s'exhortaient mutuellement à mourir avec courage: 6 "Le Seigneur Dieu voit, disaient-ils, et il a vraiment compassion de nous, selon que Moïse l'a annoncé, dans le cantique qui proteste en face contre Israël, en disant: Il aura pitié de ses serviteurs."
7 Le premier étant mort de cette manière, on amena le second pour le supplice, et après lui avoir arraché la peau de la tête avec les cheveux, on lui demanda s'il voulait manger du porc avant d'être torturé dans tous les membres de son corps. 8 Il répondit dans la langue de ses pères: " Non!" C'est pourquoi il subit à son tour les mêmes tourments que le premier. 9 Au moment de rendre le dernier soupir, il dit: "Scélérat que tu es, tu nous ôtes la vie présente, mais le Roi de l'univers nous ressuscitera pour une vie éternelle, nous qui mourons pour être fidèles à ses lois."
10 Après lui, on tortura le troisième. A la demande du bourreau, il présenta aussitôt sa langue et tendit intrépidement ses mains, 11 et il dit avec un noble courage: "Je tiens ces membres du Ciel, mais à cause de ses lois je les méprise, et c'est de Lui que j'espère les recouvrer un jour." 12 Le roi lui-même et ceux qui l'accompagnaient furent frappés du courage de ce jeune homme, qui comptait pour rien les tortures.
13 Lui mort, on fit subir au quatrième les mêmes tourments. 14 Sur le point d'expirer, il dit: "Heureux ceux qui meurent de la main des hommes, avec l'espérance qu'ils tiennent de Dieu d'être ressuscités par lui! Pour toi, ta résurrection ne sera point pour la vie."
15 On amena ensuite le cinquième, et on le tortura. Mais lui, fixant les yeux sur le roi, dit: 16 "Tu as, quoique mortel, pouvoir parmi les hommes, et tu fais ce que tu veux. Mais ne crois pas que notre race soit abandonnée de Dieu. 17 Pour toi, attends, et tu verras sa grande puissance, comme il te tourmentera toi et ta race."
18 Après lui, on amena le sixième. Près de mourir, il dit: " Ne te fais pas de vaine illusion; c'est nous-mêmes qui nous sommes attiré ces maux, en péchant contre notre Dieu; aussi nous est-il arrivé d'étranges calamités. 19 Mais toi, ne t'imagines pas que tu seras impuni, après avoir osé combattre contre Dieu."
20 La mère, admirable au-dessus de toute expression et digne d'une illustre mémoire, voyant mourir ses sept fils dans l'espace d'un seul jour, le supporta généreusement, soutenue par son espérance dans le Seigneur. 21 Elle exhortait chacun d'eux en la langue de ses pères et, remplie des plus nobles sentiments, elle raffermissait par un mâle courage sa tendresse de femme. 22 Elle leur disait: " Je ne sais comment vous avez apparu dans mes entrailles; ce n'est pas moi qui vous ai donné l'esprit et la vie; ce n'est pas moi qui ai assemblé les éléments qui composent votre corps. 23 C'est pourquoi le Créateur du monde, qui a formé l'homme à sa naissance et qui préside à l'origine de toutes choses, vous rendra dans sa miséricorde et l'esprit et la vie, parce que maintenant vous vous méprisez vous-mêmes pour l'amour de sa loi."
24 Antiochus (IV Epiphane) se crut insulté et soupçonna un outrage dans ces paroles. Comme le plus jeune était encore en vie, non seulement il lui adressa des exhortations, mais il lui promit avec serment de le rendre riche et heureux, s'il abandonnait les lois de ses pères, d'en faire son ami et de lui confier de hauts emplois. 25 Le jeune homme ne prêtant à ces offres aucune attention, le roi appela la mère et l'engagea à donner à l'adolescent des conseils de salut. 26 Lorsqu'il l'eut longtemps exhortée, elle accepta de persuader son fils. 27 S'étant donc penchée vers lui et raillant le tyran cruel, elle parla ainsi dans la langue de ses pères: "Mon fils, aie pitié de moi, qui t'ai porté neuf mois dans mon sein, qui t'ai allaité trois ans, qui t'ai entretenu, nourri et élevé jusqu'à l'âge où tu es. 28 Je t'en conjure, mon enfant, regarde le ciel et la terre, vois tout ce qu'ils contiennent, et sache que Dieu les a créés de rien, et que la race des hommes est arrivée ainsi à l'existence. 29 Ne crains pas ce bourreau, mais sois digne de tes frères et accepte la mort, afin que je te retrouve, avec tes frères, au temps de la miséricorde."
30 Comme elle parlait encore, le jeune homme dit: " Qu'attendez-vous? Je n'obéis pas aux ordres du roi; j'obéis aux prescriptions de la loi qui a été donnée par Moise à nos pères. 31 Et toi, l'auteur de tous les maux déchaînés sur les Hébreux, tu n'éviteras pas le bras de Dieu. 32 Car c'est à cause de nos péchés que nous souffrons; 33 et si, pour nous châtier et nous corriger, notre Seigneur, qui est vivant, nous a montré un moment sa colère, il se réconciliera avec ses serviteurs. 34 Mais toi, ô impie et le plus scélérat de tous les hommes, ne t'enorgueillis pas follement, te livrant à de vaines espérances, quand tu lèves la main contre les serviteurs de Dieu; 35 car tu n'as pas encore échappé au jugement du Dieu tout-puissant qui surveille toutes choses. 36 Nos frères, après avoir enduré une souffrance passagère, sont échus à l'alliance de Dieu pour une vie éternelle; mais toi, par le jugement de Dieu, tu porteras le juste châtiment de ton orgueil. 37 Quant à moi, ainsi que mes frères, je livre mon corps et ma vie pour les lois de mes pères, suppliant Dieu d'être bientôt propice envers son peuple et de t'amener, par les tourments et la souffrance, à confesser qu'il est le seul Dieu, 38 et puisse, en moi et en mes frères, s'arrêter la colère du Tout-Puissant, justement déchaînée sur toute notre race!"
39 Le roi, transporté de fureur, sévit contre celui-ci plus cruellement encore que contre les autres, ne pouvant supporter qu'on se jouât de lui. 40 Ainsi mourut ce jeune homme, pur de toute idolâtrie et se confiant entièrement au Seigneur.
41 Enfin la mère mourut la dernière, après ses enfants.



[1] Sandrine Blanchard LE MONDE  du 20.02.09

[2] [Ces chiffres sont bien évidemment à rapporter aux 819 605 naissances enregistrées en 2007].

[3] LEXPRESS 30/01/2009 18:32 - mis à jour le 30/01/2009 19:38

[4] Los Angeles Times et "CBS"

[5] Levif.be avec Belga, 04/02/2009 10:35

 : http://www.levif.be/actualite/monde/72-58-28905/les-octuples-americains-ont-deja-un-agent.html

[6] Particulièrement à l'American Society of Reproductive Medicine (ASRM), un comité professionnel chargé des questions éthiques posées par les traitements de fertilité.

[7] Ce genre d’endroit pouvait se situer aussi bien dans d’humbles "cottages" de campagne que dans la grande "Maternité Idéale" de Lila Young (une Canadienne), où des centaines d’enfants naquirent et moururent entre 1925 et 1947

[8] Selina Wadge fut pendue en août 1878 pour le meurtre de son fils illégitime. Louise Massett fut la première personne exécutée au 20ème siècle pour avoir assassiné son fils.

[9] La prescription étant dans ce cas de trois ans -les faits datent de 1994- le juge avait dû prononcer un non-lieu en 2002. La mère ne pouvait être poursuivie légalement pour meurtre dans le cas des deux enfants morts nés. Le père n'a pas été inquiété par la justice. (http://tf1.lci.fr/infos/france/faits-divers/0,,3342086,00-triple-infanticide-est-pas-premiere-.html)

[10] Geneviève Lhermitte, Nivelles, Belgique, 2007 : http://www.yenoo.be/newbb+viewtopic.topic_id+1235+forum+32.htm

 

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