31. Octobre 2005
par Godblog à 12:10
« Et Dieu créa la Femme »
1. Le Judaïsme
La première d'une série de trois conférences-débats
consacrées à la destinée de la Femme
dans les trois religions monothéistes
organisées par
l'Académie Clémentine
Jeudi 17 novembre 2005
à 19 h. 30
Participation aux frais : 5 euros
Membres Académie Clémentine : 3 euros
M. le Rabbin ZEMOUR, Rabbin d’Antibes
Léa BLOCH , Vice-présidente de l’Amitié judéo-chrétienne
Noémie ZEMOUR, Professeur en matières juives
V.-P. TOCCOLI sdb
Médiateur
MAISON du SEMINAIRE
29 boulevard Franck Pilatte
NICE
( parking assuré)
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Que penseraient de la « femme juive » d’aujourd’hui Sarah, Rebecca, Rachel ou Léa, les quatre Mères d’Israël ?
Reconnaîtraient-elles leur « filles » ?
Si le Judaïsme prône avant tout l’unité de la personne, il exige cependant des siens :
de faire partie de la société humaine tout en demeurant un peuple unique,
de faire partie d’une communauté tout en conservant son individualité.
Comment une femme peut-elle s’épanouir dans le monde moderne sans être en conflit avec sa place dans le Judaïsme ?
Tel sera le sujet dont débattront nos trois intervenants :
Un homme : le Rabbin d’Antibes Monsieur Zemour.
Il évoquera la destinée de la femme dans le longue histoire du peuple juif.
Et deux femmes qui témoigneront du rapport (facile ou difficile) de leur judéité avec leur vie de tous les jours :
Noémie Zemour, professeur en matières juives,
Léa Bloch, vice-présidente de l’Amitié judéo-chrétienne.
Le Médiateur de cette soirée sera, comme à l’accoutumée, Vincent-Paul TOCCOLI.
27. Octobre 2005
par Godblog à 10:19
Avec l’automne, beaucoup de feuilles s’en vont au vent mauvais qui les emporte, de ci de là…
C’est le cas, et c’est normal, pour les propositions de la DDC ! Les premières bourrasques ont emporté quelques ramures que l’on pouvait supposer fermes, à cause de la sève qui les alimentait jusque-là! Mais que sait-on au fond de la nature des êtres et des choses !
C’est vrai : quelles raisons peut-on avoir d’affronter les tempêtes, sinon celle, seule, de ne pouvoir supporter le calme plat de ces grands ports que nul navire de haute mer ne fréquente plus, sinon, pour relâche, ces bateaux de croisière qui s’amusent à tuer le temps, (juste) avant que le temps ne les tue !
La barque de Pierre elle-même, qui, suivant la promesse pourtant, « fluctuat nec mergitur », préfère la cale sèche aux vagues du large, et ne sert plus que des sardines en boîte faute du poisson frais de la pêche hauturière !
On danse à petits pas au-dessus des volcans de la colère : on va presque jusqu’à regretter que le tombeau fût trouvé vide. Un cadavre à embaumer eût bien fait l’affaire, plus facile à transporter dans une châsse au quatre coins des pèlerinages, que « ce morceau de pain et ces gouttes de vin » ridicules qui, n’encombrant personne et renouvelables à souhait, ne satisfont au fond ni nos faims ni nos soifs inextinguibles de religion et de sacré!
Ainsi, malheur à qui s’en va prêchant qu’il n’y a RIEN à croire, mais « seulement » QUELQU’UN à qui se donner pour se le donner mutuellement à partager, dans la liberté et la décision.
Malheur à qui ne se contente pas/plus de textes ni de paroles, de cérémonies ni de rites, d’enseignements ni de commandements : de passivité décérébrée ni de veule conformisme !
Malheur à qui ne veut plus de Garizim ni de Moriah, mais choisit l’Esprit et la Vérité !
Malheur à qui a pris les cordes, parce qu’il n’a rien à perdre !
J’attends encore quelques coups de vent pour constater les derniers dégâts et vous rapporter ce qui tiendra encore jusqu’à l’hiver.
Un ami me demandait avec justesse, il y a quelques jours, si c’est pour moi ou pour eux que je fréquentais les « grands » saints ! Je n’ai pas compris la question sur le coup. Et puis ce matin, il m’est apparu évident que c’est pour moi que je le fais : sinon, j’aurais depuis longtemps déserté certains rangs ! Ceux qui prétendent que les « pratiquants » ne sont pas meilleurs que les « autres » (qu’eux-mêmes, non pratiquants, je suppose !), ont bien raison : mais ce que ces derniers ne réalisent pas, c’est que si ceux qui « pratiquent » ne « pratiquaient » pas, ils seraient encore pires qu’eux. Et que, « pratiquant », ils ne le sont justement pas ! Ainsi, je fréquente les grands saints par anticipation prophylactique : comme le vaccin contre la grippe !
Et vous ?
Cet ami, que j’aime, me disait aussi que, parmi les multiples dons que j’ai (aurais) reçus de Dieu, ce dernier aurait « oublié » (Dieu, oublier !) la prudence et la modestie ! Je ne peux que songer encore non sans épouvante, à ce que je deviendrais en vérité si je ne fréquentais pas ces grands saints !
23. Octobre 2005
par Godblog à 20:24
CLER / PASSY BUZENVAL / RUEIL MALMAISON 23/10/2005
LA PUDEUR N'EST PLUS CE QU'ELLE ETAIT...
1 - Qu'était-elle donc ? (rappels de l'évolution du sens de ‘pudeur’)-
. Pudeur : Discrétion, retenue qui empêche de dire ou de faire ce qui peut blesser la décence, spécialement en ce qui concerne les questions sexuelles.
• Pudor : (à Rome) qualité de la décence.
• Pudicitia : (à Rome) chasteté, à la fois des épouses et des vestales (pureté rituelle)
• Pudenda : (de ‘pudere’) ce qui est à cacher : les organes génitaux
• Pudibond : qui manifeste une pudeur excessive.
• Décence : (de ‘decet’) ce qui convient
- respect des convenances, notamment en matière sexuelle, pudeur.
- tact, discrétion, réserve.
2 - Qu'était-elle donc devenue ? (Chacun est au courant : rappels.)
• La découverte du corps : psychanalyse et sexe
• Éducation libertaire : Summerhill
• L’après-guerre : réaction de la survie
• Art : explosion des thèmes : surréalisme, cubisme
• Le cinéma, et le sex appeal
• La mode
• La publicité
• La chute des tabous : sociétés, au nom de la liberté
• Désaffection de toute morale, dont la morale chrétienne et sa relativisation
• Apparition des maladies liées au « sexuellement » transmissible : MST : Réaction de survie à nouveau
3 – Avant de s’interroger sur ce qu’il faudrait faire, il est impératif d’analyser la société du point de vue d’une nouvelle anthropologie.
31 – Conception du comportement moral (éthique) et de la pudeur en particulier : 3 éléments d’observation :
311 – c’est un apprentissage qui s’effectue par l’intermédiaire de pratiques dites ‘vertueuses’ et imitatives : reproduction (nos propres comportements d’adultes n’ont-ils pas évolué de telle façon que nous devons composer avec la culture ambiante (vêtements, coiffure, maquillage, etc...) pour être « reconnu » et « intégré » à notre société ;
312 – ces pratiques ont été écrites (un jour : Bible, Imitation de Jésus-Christ) et elles continuent d’être soutenues
• par des traditions narratives (Joseph et Mme Potiphar, Suzanne et les vieillards, David et Bethsabée, Le Cantique des Cantiques)
• et des attitudes traditionnelles (les manuels de bonne tenue)
313 – Nos traditions sont révélatrices d’une vision d’un bien commun de la Communauté : un « télos » (τέλος) = ‘avenir utopique et idéal’ : cette vision correspond-elle encore à la nouvelle anthropologie qui s’impose dans la société ? (valeurs, principes, idéaux)
32 – Retombées sociologiques de la crise économique•
Depuis la fin des années de croissance et de plein emploi,
• ceux qui sont retranchés du système du travail subissent une déliaison avec les cadres objectifs et les solidarités collectives qui structurent l’existence du sujet en société
* l’individu se surprend alors délié de tout, disqualifié et désaffilié
* cette situation se retrouve dans des domaines aussi multiples que
- l’identité
- la subjectivité
- la reconnaissance
- la mémoire
- l’altérité
* ce qui met en évidence le pluralisme
* et indique la perte du consensus spontané sur les valeurs et les projets de société ( Selbstverständlichkeit )
* comment faire droit aux évolutions des identités culturelles
- dans une société hyper individualiste,
- après la crise des sociétés modernes industrielles
- et l’émergence de leur pluralisme éthique et culturel
4 – Face au danger de ce relativisme éthique, esquissons 2 positions-types de réaction chrétienne :41.
insister sur le fondement religieux et universel de la vie sociale dans un ordre objectif issu de la Révélation & de la Loi Naturelle.
*** REACTION INTEGRALISTE : subordonnant le culturel au religieux (ou à une éthique universelle dont l’Église aurait connaissance : Mater et Magistra)
- est-il encore possible dan s une société (de + en +) pluraliste ?
- et pourtant comment renoncer à la recherche d’un universel dans le Christ, image de la perfection humaine (et divine) ?
42. souligner la particularité de la tradition chrétienne et de son éthique
- pour assurer la cohésion de la Communauté confessante
- pour proposer un témoignage de vie proprement CONTRE CULTUREL !
***REACTION IDENTITAIRE : mode de vie et institutions propres pour une éducation dans les pratiques vertueuses de cette tradition : POSITION COMMUNAUTARIENNE : qui jouit d’un certain prestige parmi les catholiques et les jeunes en particulier.
5 – Problématique : En quoi pourrait consister une éducation à la pudeur ?
51. Une discussion entre les traditions Phil. et Rel. raisonnables doit pouvoir aboutir à un certain consensus sur les valeurs de bases générales (dont la pudeur)
- pour des raisons différentes, peut-être,
- et de son propre point de vue.
52. Essentiel de distinguer (sans les séparer !)
- le JUSTE : dans le domaine politique et culturel
- du VRAI : dans celui des traditions Phil. & Rel.
- Le CULTUREL ne peut prétendre détenir le VRAI
- mais simplement les conditions de la JUSTICE qui permettent le minimum de cohabitation sociale
6. Pudeur et couple / Pudeur et Famille (dis-moi qui tu 'fréquentes'...)
61. Il est évident que les comportements et les habitus intra familiaux constituent dès la prime enfance les modules selon lesquels certaines attitudes, autant mentales que pratiques, s’impriment dans les programmes inconscients, comme de véritables circuits imprimés.
62. La reproduction de l’atavisme génétique et acquis se retrouve inéluctablement dans les situations de crise individuelle, où la « réaction de survie » met en route une sorte de « pilote automatique », pour délester l’individu de ses responsabilités propres.
7. Pudeur et 'sentiment' religieux (pudeur et mystique)
71. Tous les systèmes religieux qui visent la relation « l’être par dessus tous les autres êtres » bodhi, vision, mystique, soufisme, etc... présupposent chez le candidat une vie purifiée où la pudeur joue un facteur essentiel, surtout dans la dimension de contemplation : prajna, révélation, union ou délire mystique.
72. Ce qui suppose, au-delà du désir d’union à dieu, la capacité pratique d’abstention, de renoncement, d’abnégation, de purification, par rapport à tout rapport, pensée, allusion et d’envie de type sexuel. CAD une consécration de tout l’être, corps et âme (esprit, cœur etc...) au Seul Nécessaire (‘Solum Necessarium ‘Plotin). D’où exercice et constance : style de vie !
NB : Pierre Buono : J'ai lu avec intérêt le contenu de ton intervention (et regrette de ne pas pouvoir t'écouter ; je n'arriverai que le dimanche soir...) Peux-tu aborder - à toi de voir si c'est possible et de quelle façon - la question de l'EAS (Éducation sexuelle et Affective ) ; nos éducateurs et nos conseillers conjugaux et familiaux interviennent dans les établissements scolaires, ce thème de la pudeur peut - à mon avis - les aider à se questionner sur la relation avec les jeunes (contenu et forme de leur intervention)... Qu'en penses-tu ? Amitié ! Pierre
22. Octobre 2005
par Godblog à 05:41
"La tentation humaniste : Sur quoi fonder la dignité de l’homme ?"
Vendredi 21: 12h15, Fondation Sophie Laffitte, Sophia Antipolis: Cercle Philosophia
Avec la Réforme, l'esprit humaniste est l'autre mouvement qui participa à l'ébranlement de la pensée du monde médiévale.
Plan:
-Les sources italiennes
-La diffusion de l'Humanisme
-Le triple combat de l'Humanisme
-La postérité de l'Humanisme
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Les sources italiennes
L'Humanisme fut d'abord une activité, un métier. Dès le XIIIe siècle, le premier usage d'"umanista" désigne le professeur de langues anciennes avec une connotation péjorative (le "pédant", le "grammairien") qui n'a rien de surprenante à une époque où les deux modèles de perfection humaine étaient le Saint et l'Héroïsme militaire. Qu'avait-on besoin d'un obscur anachorète de l'intellect passant son existence à traduire et commenter de vieux textes surannés et oubliés de tous ?
Cependant, cet enseignement discret des langues anciennes allait susciter un intérêt sans cesse croissant pour les grands auteurs grecs et latins. L'Italie allait constituer un parfait terreau d'éclosion et d'épanouissement d'un véritable mouvement de retour à l'antiquité, deuxième définition que l'on puisse donner à l'Humanisme. En effet, le développement d'élites urbaines, l'arrivée de grecs fuyant l'avancée des turcs et porteurs de manuscrits et de traditions exégétiques puis la multiplication des traductions qui s'ensuivit permit à l'étude des langues anciennes (alliée à une exigence de pureté grammaticale nouvelle) de devenir systématique. L'invention de l'imprimerie, le développement définitif des villes, la création massive d'universités contribuèrent à une diffusion accélérée de cette (re)découverte des grands Anciens.
Ce ressourcement de la pensée engendra un état d'esprit, un changement de perspective dans la perception que l'homme avait de lui-même et du monde dans lequel il vivait. C'est la troisième définition de l'Humanisme. La plus profonde et la plus durable. "On ne peut rien voir de plus admirable dans le monde que l'homme" disait Pic de la Mirandole en 1486.
Le retour à la pensée antique remit en vogue certains thèmes et certaines notions; notamment celle latine de l'"humanitas": l'homme idéal est celui qui se réalise lui-même, atteignant le plus grand accomplissement intérieur grâce à l'étude des "lettre anciennes" (les fameuses "humanités": notion latine de l'"humanores litterae").
L'esprit humaniste est donc le grand introducteur de cette conception moderne de l'Humanité: l'homme digne de ce nom est celui qui a pour essence la culture. Plus qu'une philosophie, l'Humanisme est donc un vaste mouvement qui fédère par delà les disciplines, les pays et les moeurs tous les esprits animés par une quête de l'homme idéal et par une confiance dans le progrès de l'humanité.
Lorsqu'au XVe siècle, l'Humanisme cantonné en Italie va rapidement se propager dans toute l'Europe, atteignant l'apogée de son rayonnement au cours du XVIe siècle; c'est tout un édifice capital de la pensée qui se construira... l'édifice de la Modernité.
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La Diffusion de l'Humanisme
Cette propagation rapide fut possible grâce à la combinaison de trois grands facteurs:
-Les grandes découvertes ouvrent des horizons nouveaux, fouettent l'imagination, suscitent de nouvelles réflexions et de nouvelles disciplines (comme la cosmographie de Mercator).
-La présence de souverains éclairés, de princes protecteurs ou de puissants épris de culture favorisent l'esprit nouveau...et son financement: François Ier en France, les Médicis (Cosme puis Laurent) à Florence, Mathias Corbin en Hongrie, le cardinal Cisneros en Espagne...
-Enfin, le développement de l'imprimerie facilite la diffusion des traductions des grands Anciens mais aussi des oeuvres humanistes comme celle d'Erasme qui vit dans la région d'Europe la mieux pourvue en villes, riche en échanges culturels et première zone d'expansion de l'imprimerie et des foires aux livres: la Hollande.
Au XVIe siècle, l'Humanisme rayonne et est devenu le mouvement emblématique du renouveau de la pensée et de la sensibilité européenne qu'est la Renaissance. Parmi les principales figures humanistes; des peintres (Vinci, Dürer, les Holbein, Metsys), des philosophes (Bacon, Vives, Thomas More), des moralistes (Montaigne, Rabelais, Erasme) mais aussi des médecins, des astronomes, des sculpteurs, des philologues comme Guillaume Budé, des imprimeurs influents et prestigieux comme Etienne Dolet.
Mais cet esprit de conquête ne va pas sans résistance. Trois domaines sont particulièrement affectés par l'irruption de l'esprit humaniste: l'enseignement, la religion et la politique.
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Le triple combat de l'Humanisme
L'éducation
Dans sa volonté de réaliser un modèle humain, l'humaniste porte un souci particulier à la formation de l'enfant d'où les nombreux traités de pédagogie (Vives, Erasme, T. Eliot, Murmellius,...) mais aussi les virulentes critiques adressées à l'enseignement de tradition médiévale (Rabelais, Montaigne, caricatures de Bruegel...). Face aux universités sclérosées par le formalisme, le dogmatisme stérile de la scolastique; les humanistes pronent une éducation libérale caractérisée par le respect de la personnalité de l'enfant, le savant dosage entre effort intellectuel et jeu, la pratique des auteurs anciens, un dialogue fécond entre le maître et l'élève.
Le mouvement humaniste finira par triompher des vieilles universités médiévales (citadelles aristotéliciennes comme la Sorbonne en France), leur substituant des établissements humanistes dont les plus prestigieux furent le Collège des Lecteurs Royaux (futur Collège de France), St Paul à Londres, le Corpus Christi (Collège d'Oxford), Deventer (Pays-Bas), le "Gymnase" strasbourgeois de Sturm, le Collège trilingue (Latin, Hébreux, Grec) de Louvain, l'Alcala de Hénarès en Espagne.
La religion
La redécouverte des valeurs morales encloses dans la littérature gréco-latine et l'affirmation d'une liberté de l'homme par la pensée ont souvent engendré des conflits avec l'Eglise et ses doctes attachés à la lettre de la Tradition ou au ritualisme. En effet, l'humaniste pousse à une indépendance d'esprit, un libre examen des textes religieux qui sont vite perçus comme subversifs. Ainsi, l'imprimeur humaniste Dolet sera brûlé comme hérétique et athée à Paris en 1546.
La politique Caractérisée par l'amour du peuple, le pacifisme, l'esprit oecuménique et la volonté d'équilibre entre les pouvoirs; la pensée humaniste est également amenée à tenter d'influer sur les décisions politiques.
Se considérant comme appartenant à la "République des Lettres" qui serait sans frontière; les humanistes les plus éminents font toujours passer les intérêts moraux et permanents avant les intérêts politiques (matériels et temporels). Ce fut le sens des activités d'Erasme auprès de Charles Quint, de Budé auprès de François Ier ou de Thomas More auprès d'Henri VIII. En adressant aux quatre grands (Charles Quint, François Ier, Henri VIII et Ferdinand de Habsbourg) les "Quatre paraphrases sur l'Evangile" (en 1522-1523) afin d'empêcher une guerre européenne; Erasme fit là le geste le plus représentatif de ce que put être l'esprit humaniste sans frontière.
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La postérité de l'Humanisme
L'Humanisme eut une prodigieuse postérité, une foisonnante fortune. Qu'on en juge. Une forme d'humanisme imprégna largement l'esprit des Lumières au XVIIIe siècle. Le XIXe siècle positiviste expliquait par l'entremise d'A. Comte qu'il s'agissait de substituer une "religion de l'homme" à la religion de Dieu. Et au cours de notre siècle si prompt à malmener la notion humaniste d'être humain, on peut évoquer l'humanisme marxiste, l'humanisme existentialiste, l'humanisme de l'"Autre" d'Emmanuel Levinas, l'humanisme de Camus ou de Malraux...
(glané chez moi et sur Internet)
06. Octobre 2005
par Godblog à 07:36
Ve 7 oct
12h15
Cercle Philosophia, Fondation Sophia Antipolis, Sophia.
TOCCOLI
Ouverture de la saison 2005-2006
Pourquoi philosophie et spiritualité ?
Pourquoi philosophie et spiritualité ?
http://sergecar.club.fr/index.htm
Dans le monde postmoderne la philosophie est placée dans une étrange
contradiction : d'un côté, elle répond à un appel intérieur évident, d'un très
large public qui cherche ses repères dans ce monde chaotique qui est le nôtre.
D'un autre côté, elle existe dans les institutions sous une forme technique, si
difficile d'accès que seuls quelques érudits et spécialistes peuvent en
apprécier les travaux. Le lien entre les deux n'est pas fait et reste à faire. Il
y a un pont à construire qui impose des exigences au deux partis. Le
débutant doit accepter la difficulté d'investigation sans baisser les bras. La
philosophie universitaire doit de son côté sortir de son ghetto et venir à la
rencontre du public et avoir l'humilité d'un langage qui soit accessible. La
philosophie officielle souffre aussi de s'inscrire dans un cercle de référence
étroit. Il y a des très beaux textes qui méritent d'être lus, et des penseurs
de premier ordre en dehors de la liste canonique des auteurs officiels.
Inversement, les classiques peuvent aussi être dépoussiérés et revisités de manière
vivante.
Bref, le chantier est ouvert. Notre approche de la philosophie entend donner
les éléments de culture indispensable pour comprendre la complexité du monde
de la vie, mais sans être trop scolaire ; nous ne voulons pas nous contenter
de faire du bachotage. Le besoin de comprendre mérite d'être nourri
convenablement, sans que nous devions lui offrir des aliments austères ou indigestes.
Il y a une manière de couper l'élan vers la philosophie qui consiste à en
faire quelque chose de d'hermétique, d'intellectuel, ou de porté sur la pure
érudition. Mais, inversement, faire de la philosophie, ce n'est seulement
composer une salade avec tout ce qui est dans l'air du temps. Nous devons savoir
garder un discernement intelligent, mais en même temps ne jamais oublier de
regarder la philosophie dans sa portée de culture globale et vivante. Il faut
redonner son sens plein au mot philosophe celui qui aime la sagesse, ce qui en
en fait est un autre nom pour dire spiritualité.
par Godblog à 07:27
I N F O R M A T I O N P A R D E F A U (L) T
E U C H A R I S T I E D E S E M A I N E
MALHEUREUSEMENT
je ne pourrai pas assurer cette année 2005-2006
la messe hebdomadaire de semaine
sur le site de la Technopole Internationale
de Sophia Antipolis (TISA)
faute de pouvoir disposer d'église ou de chapelle accessible.
Celles et ceux qui voudraient
malgré tout
célébrer de temps à autre l'eucharistie avec moi
sont invités à consulter mon blog :
_http://toccoli.kaywa.com_ (http://toccoli.kaywa.com)
qui tient à jour QUOTIDIENNEMENT l'information
sur toutes mes activités dans le département / diocèse,
et où ces eucharisties seront annoncées :
le plus souvent ce sera
- soit le mercredi soir à 18h, à Nice, à Notre Dame sur l'Avenue Jean
Médecin
- soit les samedi et dimanche (horaires & lieux variables) dans l'une ou
l'autre des églises de la Vallée de l'Esteron (Roquestéron, Gilette, Sigale
etc...).
Croyez que j'en suis le premier désolé...
Père Vincent-Paul Toccoli, sdb
Délégué Diocésain à la Culture,
Chargé de Pastorale sur la TISA
Vincent-Paul Toccoli, sdb
Villa Pauline
40 rue Vernier
F-06000-NICE
Mob :+33 610 366 864
T/F:+33 493 822 621
email :tvincentpa@aol.com
Blog Perso : _http://toccoli.kaywa.com_ (http://toccoli.kaywa.com/)
_Blog Cinéma : http://cinesens.over-blog.com_ (http://cinesens.o
ver-blog.com/)
_Website : www.a-nous-dieu-toccoli.com_
(http://www.a-nous-dieu-toccoli.com/)
05. Octobre 2005
par Godblog à 17:41
Ces conférences ne sont organisées ni par moi ni par mes services, mais par
A R T E P H I L O S O P H I A
Présentation des interventions
dans le cadre du colloque Alexis de TOCQUEVILLE
« La démocratie aujourd’hui »
Cannes
3,4 et 5novembre 2005
Les démocraties sont-elles gouvernables ? – Luc FERRY
Luc Ferry explicitera, à travers l’expérience de Tocqueville, son interrogation.
Tocqueville face à l¹esclavage et au colonialisme. – Martin DAMBREVILLE
Depuis quelques années, la question du passé - ou de l¹impensé - colonial et
esclavagiste de l¹Occident démocratique refait surface.
Quarante ans après la décolonisation, cent cinquante ans après l¹abolition de l¹esclavage,
alors que se forme une histoire et une mémoire critique, l¹exigence demeure
de penser ce passé qui continue de hanter le présent.
Comment l¹esclavage antique et moderne ¬ont heurté les principes démocratiques ?
Comment l¹expérience démocratique a-t-elle pu coexister avec l¹entreprise coloniale? Tocqueville, souvent incriminé sur ces questions, nous aide en réalité à mieux les formuler.
Martin Dambreville est doctorant en philosophie.
Les querelles philosophiques à la Révolution française – Pierre-Henri TAVOILLOT La Révolution française a suscité autant de haines que d’espérances. Dès 1790, une polémique européenne se déclenche pour évaluer ses vertus et ses dangers. En questions : les périls d’une table rase de la tradition et les chances d’un gouvernement rationnel des hommes. En Angleterre, en Allemagne, … les intellectuels se déchirent sur ce qu’ils perçoivent, pour le meilleur ou pour le pire, comme un bouleversement de l’histoire universelle. Lorsque Tocqueville reprend le dossier dans son ultime ouvrage L’Ancien Régime et la Révolution, la polémique n’a pas cessé, mais il peut alors prendre le temps et le luxe de l’analyse historique. Revenir sur ces débats trés vifs nous permet de mieux saisir la force et la fragilité des démocraties, mais aussi expliquer notre insatisfaction à l’égard de leur fonctionnement actuel. Bref, tenter de comprendre pourquoi nous avons, en ces matières, ce sentiment singulier que tout va à la fois de mieux en mieux et de pire en pire.
Pierre-Henri Tavoillot est Maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne et Président du Collège de Philosophie.
L’homme démocratique selon Tocqueville – Robert LEGROS En commentant les passages principaux des trois premiers chapitres du tome II de « De la démocratie en Amérique » (photocopies distribuées à l’entrée), Robert LEGROS - un des plus éminents spécialistes en langue française d’Alexis de Tocqueville – explicitera l’essentiel de la pensée de Tocqueville.
Un débat avec le conférencier explicitera les zones encore obscures si nécessaire.
Robert Legros est professeur des universités – département de philosophie – Université de Caen.
Tocqueville : un réformiste, un conservateur ou un libéral ? – Table ronde animée par Frédéric FERNEY avec Claude IMBERT, Dominique JAMET, Jacques JULLIARD, Robert LEGROS
On s’apercevra que Tocqueville peut être tout à la fois conservateur, réformiste et libéral, ce qui rend complexe et riche sa position. On fera la différence entre libéral et néo-libéral.
Vers un âge adulte de la démocratie ? – Cynthia FLEURY Entre l'âge des idées (1789) et l'âge des pratiques démocratiques (2005) qu'avons-nous fait de nos valeurs et de nos principes originels ? Sont-ils toujours opérants ? Ont-ils fait l'objet d'un travestissement ? Observons-nous aujourd'hui des comportements démocratiques déviants ? Et si oui, quelle liste des pathologies dresser ?
Pour "guérir" de ses dérives entropiques, la démocratie doit-elle "grandir" ? Quels nouveaux principes permettront à la "démocratie adulte" de faire son aggiornamento ?
Cynthia Fleury, philosophe, enseigne à Sciences-Po (Paris) et à l'American University of Paris.
Après Tocqueville, quelle démocratie pour aujourd’hui et demain ? débat animé par Jean-Pierre ELKABBACH, avec Claude IMBERT, Dominique JAMET, Jacques JULLIARD, Hubert VEDRINE et Max GALLO (sous réserves)
Après une courte présentation des trois axes essentiels de la pensée de Tocqueville (projection 10 mn) le débat aura les trois axes suivants (3x40minutes environ)
I / Les intuitions de Tocqueville appliquées au cas français. Que peuvent nous dire les analyses tocquevilliennes de la crise de la démocratie française ? Quid d'un diagnostic tocquevillien de la société française ? Quid de l'apport de Tocqueville pour penser une sortie de crise ?
II / Modèle unique ou pluralisme des modèles démocratiques ? La définition de la démocratie est-elle universelle ? Comment faire dialoguer ensemble les modèles américain, français, européen, indien. ? Doit-on penser, à l'instar d'Amartya Sen, une histoire globale de la démocratie ?
III / Comment aider au développement mondial de la démocratie ? Si la démocratie occidentale n'est pas exportable, comment participer efficacement à un processus mondial de démocratisation ? De l'ingérence à l'influence. Et de l'influence de la démocratie française sur le reste du monde ?
Questions réponses avec la salle : Dans un premier temps les participants répondront aux questions écrites recueillies, sélectionnées et synthétisées.
En fin des questions orales pourront être posées.
par Godblog à 08:33
DEMAIN JEUDI 6 OCTOBRE
LANCEMENT DES
CONFERENCES DE NOTRE DAME
Série : Thématique : « Le courage d’être un homme »
18h30 : Centre Pastoral ND, 23 rue Paganini, Nice
PREMIERE CONFERENCE
Je 6 oct : Il faut réapprendre notre métier de vivre » (Cesare Pavese)
NB : la conférence sera chaque fois précédée de la messe du soir, célébrée dans la basilique ND, Avenue Jean Médecin, à 18h.
Le Centre Pastoral ND, 23 rue Paganini, se trouve à 150m.
par Godblog à 00:16
ACADEMIE EUROPEENNE INTERDISCIPLINAIRE DES SCIENCES
NICE- COTE D’AZUR
vous invite à assister au colloque sur le thème :
« LES PEURS DE NOTRE TEMPS » C.U.M.
CENTRE UNIVERSITAIRE MEDITERRANEEN
65, Promenade des Anglais 06000 NICE
le 14 Octobre 2005
de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h.
avec la participation
le matin,
de René DARS : Le consensus.
Guy DARCOURT : Peurs, précautions et psychologie.
Jean AUBOUIN : Risques, peurs et précautions.
Pierre MANDRILLON : Le nucléaire : de la peur à la lucidité ?
l’après-midi,
de Patrice CROSSA-RAYNAUD : L’amélioration des plantes cultivées :
succés et doutes.
Vincent DOR : Le refus du réel.
Michel TERESTCHENKO : Vers une maîtrise de la technique ?
Girolamo RAMUNNI : La peur, ressort d’innovations.
Vincent Paul TOCCOLI : La peur de l’avenir.
ENTREE GRATUITE
Le Professeur R.DARS
Président
et les membres de l’Académie Européenne Interdisciplinaire des Sciences Nice-Côte d’Azur
seraient heureux de vous accueillir au Colloque sur le thème :
« LES PEURS DE NOTRE TEMPS »
Avec la participation de :
J. AUBOUIN, Professeur émérite des Universités (géologie), Ancien Président de l’Académie des Sciences,
P.CROSSA-RAYNAUD, Directeur de recherche honoraire à l’INRA,
R. DARS, Professeur émérite des Universités (géologie) ,
G. DARCOURT, Professeur émérite des Universités (psychiatrie),
V. DOR, Docteur en médecine, (Monaco),
P. MANDRILLON, Attaché scientifique au C.E..R.N, Directeur général d’AIMA-FA,,
G. RAMUNNI, Professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers de Paris.,
M. TERESTCHENKO, Professeur à l’Institut d’Etudes Politiques à Aix en Provence,
Père V.P.TOCCOLI, salésien de Don Bosco, (psychanalyste).
14 OCTOBRE de 9h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h.
Amphithéâtre du C.U.M.
Entrée Libre
Centre Universitaire Méditerranéen Contact : Sonia CHAKHOFF
65 Promenade des Anglais Tél. : 04 93 65 22 11
06000 NICE
MATIN : 9h30 – 12h30
9h30 - René DARS : Introduction : Le consensus.
10h15 - Guy DARCOURT : Peurs, précautions et psychologie.
11h - Jean AUBOUIN : Risques, peurs et précautions.
11h45 - Pierre MANDRILLON :Le nucléaire : de la peur à la lucidité ?
APRES MIDI : 14h30 – 18h -
14h30 - Patrice CROSSA-RAYNAUD : L’amélioration des plantes cultivées : succès et doutes
15h15 - Vincent DOR : Le refus du réel.
16h - Michel TERESTCHENKO :Vers une maîtrise de la technique ?
16h45 - Girolamo RAMUNNI : La peur, ressort d’innovations.
17h30 - Vincent Paul TOCCOLI : La peur de l’avenir.
04. Octobre 2005
par Godblog à 23:49
Avant de me coucher, voici
La pensée revigorante de la semaine (5-11 octobre 2005) - N° 5 de mon ami poète François Garragnon
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«Si votre quotidien vous paraît pauvre, ne l’accusez pas. Accusez-vous vous-même de ne pas être assez poète pour appeler à vous ses richesses. » (R. M. Rilke)
Tout est une question de regard. Il y a des êtres qui continuent d’honorer la Providence dans le malheur, et d’autres qui insultent la destinée pour n’avoir gagné qu’un million au loto ! Le regard poète, c’est le regard de l’enfant et du mystique, qui mêle de l’invisible à ce qu’il voit, et qui a donc un pouvoir transfigurateur. Si quelqu’un est replié sur lui-même, obnubilé par ses problèmes, peut-être passera-t-il à côté du plus beau paysage du monde avec un regard distrait, peut-être passera-t-il à côté de l’âme sœur ou d’un événement majeur sans les remarquer. Faute d’avoir su orienter son regard, d’avoir accueilli le réel dans son imprévisible mobilité, avec appétit, avec désir. Avec la conviction qu’il n’est pas un lieu ou un événement, en ce monde, où ne puisse s’infiltrer puis surabonder la lumière. L’importance est moins dans la chose regardée que dans ton regard !
François Garagnon
Auteur du best-seller “Jade et les sacrés mystères de la vie ”
Tous les livres de François Garagnon sont disponibles sur le site www.montecristo-editions.com