28. Novembre 2005
par Godblog à 18:48
Le Bouddhisme et le Monde Extrême Oriental
(La Fontonne, Antibes-Juan les Pins, lundi 28 nov.14h30)
Peu d’influence notable jusqu’à la fin de la 2e Guerre Mondiale
- 13e siècle : le Cardinal Jean de Montcorvin à Pékin pour le couronnement de Gengis Khan dans la nouvelle capitale Kambaliç ; suivi de la création du 1er diocèse catholique romain en Chine
- 17e siècle : les jésuites italiens (Matteo Ricci) et français en Chine et à Pékin : construction de 4 églises baroques, comme Nantang (église du sud), encore débout
- 19e siècle : occupation et « dépeçage » de la Chine par les Européens (« Les 55 jours de Pékin », « La canonnière du Yang Tsé »...)
- 20e siècle : 2e Guerre Mondiale : 1945 écrasement du Japon, Hiroshima et Nagasaki ; 1949 : occupation du Tibet par Pékin (1987 : Discours d’ouverture au Capitalisme de Deng Xiao Ping à Shenzhen, près e Hong Kong)
Deux Initiatives :
1. Dès la fin de la guerre, le Dr Suzuki part en Californie faire connaître autre chose que le japon militariste : le Zen et l’esthétique japonaise.
2. Quelques années après l’entrée des Chinois au Tibet, le Dalaï Lama s’enfuit avec beaucoup de fidèles et s’installe à Dharamshala, dans les contreforts de l’Himalaya, Andral Pradesh en Inde (Notes 1, 2 & 3)
A partir de ces bases, les Bouddhismes japonais (ZEN) et tibétain (Vairocana : le diamant) vont être connus et se répandre en Occident (US et Europe)
- La cause des Tibétains, chassés de leur patrie et
- la montée du Japon (économie, mode et esthétique)
font que ces « voies » ont un certain succès : pourquoi ?
1. une certaine désaffection des spiritualités occidentales, trop liées aux religions chrétiennes correspondantes
2. une certaine disqualification et un certain discrédit de ces mêmes religions (décalage entre la « vraie » vie et la morale catholique ; les scandales de tous ordres des différentes églises ;
3. une méconnaissance crasse des « voies » mystiques chrétiennes peu pratiquées
4. la mode, la nouveauté, la tendance...
5. et puis l’importance du corps (position, respiration, diététique, etc...), alors que la mystique occidentale semble plus cérébrale...
6. les voyages et la découverte d’autres modes de vie...
7. la mondialisation
- Le cinéma s’est emparé de ces thèmes et la montée des cinémas asiatiques favorisent la connaissance et la curiosité de ces « voies »
Comparaison
L’Islam
1. Comme le catholicisme à une certaine époque, il est conquérant, intolérant et se veut hégémonique
2. Actuellement, il ne veut convertir personne, mais sa présence se veut visible, omniprésente et démonstrative : une espèce de récupération de dignité, de respect, de reconnaissance ne tout cas.
3. Son actualité (du « voile » à Al Qaïda : laïcité, terrorisme, Irak, Twin Towers) sème la confusion : quel Islam, et pour quoi, et pour qui ?
Le Bouddhisme
1. Étant moins une religion qu’un voie parmi d’autres : ni il ne s’impose, ni ne prétend être meilleur que les autres.
2. Le Dalaï Lama lui-même invite les chrétiens à suivre correctement leur « voie » personnelle.
3. Le Bouddhisme véhicule avec lui un certain ésotérisme (compassion, esthétique...) qui le rend « sympathique », et en tout cas une sorte d’alternative à tous les mécontents des religions occidentales établies : plus qu’un vernis, mais pas une foi. Plutôt un art de vivre !
25. Novembre 2005
par Godblog à 16:22
Programme DDC lundi 28 nov - Dimanche 4 déc
Lu 28 nov, 14h3, La Fontonne, Antibes:"
Influences du Boudhisme "
Ma 29 nov, 19h30, Grasse, Pythagore (c/o particulier : 0493 369 982) " Thème différent chaque soir "
Je 1 déc, 18h30 : Conférences de ND, Centre Pastoral ND, 23 rue Paganini, Nice (
Thème Général: Le courage d’être un homme)
Ce soir :" L’homme, la Femme, le Couple"
[ La famille attend d’être réinventée : un homme nouveau, une femme nouvelle. Durée, fidélité, mobilité, complémentarité : ces facteurs ne sont plus ce qu’ils étaient ! ]
Ve 2 déc, 12h15, Cercle Philosophia, Fondation Sophia Antipolis, Sophia.
Elie GUEZ (Toccoli présent) :
" Philosophie de la tradition hébraïque" : La philosophie commence là où les textes de la tradition parlent de l’homme ; découverte d’une lecture de la quête de la sagesse des patriarches bibliques…
Sa3 déc, 15h00 : Juan-les-Pins/Palais des Congrès
"La Palerme arabo-normande" ( avec projection Power Point : images animées) "
22. Novembre 2005
par Godblog à 08:07
L’Islam et le monde musulman Notes d'une intervention à la Fontonne, Antibes, Lundi 21 nov 2005
Histoire : dès 622 (Hégire)
- Le Jihad & l’empire arabo musulman : l’Andalousie, la Sicile et le Sud de l’Italie, le Moyen Orient, l’Asie Centrale
- 1492 : chute du Royaume de Grenade ( et Cordoue ; Boabdil) : expulsion des Arabes, suivie bientôt de celle des Juifs
- Diaspora des Arabes, (puis des Juifs) sur tout le littoral méditerranéen
- Montée de l’empire ottoman turco arabe, (après la prise de Jérusalem par Saladin et l’écrasement des Croisés-Francs aux Gorges de Hattin (Tibériade), jusqu’à Byzance
Influences culturelles générales
• Art de la guerre et de l’organisation étatique
• Architecture
• Sciences humaines et religieuses ; philosophie ; littérature ; poésie (Andalousie surtout)
• Irrigation et systèmes hydrauliques (Espagne, Sicile, Pouilles)
• Calligraphie non représentative : art abstrait
Conséquences actuelles : Islam éclaté
• Les contributions humaines aux 2 guerres mondiales par les protectorats du Maghreb.
• Puis les conséquences de la guerre d’Algérie :
- les Harkis, rentrés en métropole) ;
- la main d’œuvre : l’émigration du Maghreb...
• Fondamentalisme musulman international, conséquence de causes multiples :
- les guerres israélo-arabes après la création de l’État d’Israël 1947
- la montée d’un intégrisme musulman identificatoire
- le terrorisme, dans la suite des guerres de l’Irak
Communautarisme, Repliement identificatoire, Revendications
- démographie (3,2 taux de natalité ; regroupement familial ; émigration clandestine...)
- pratiques religieuses (imams agressifs)
- affirmation de visibilité (mosquée ou rue ; ramadan ; La Mecque)
- concentration urbaine (banlieues)
- musique, nourriture, look (rap, gâteaux arabes, chébran...)
- spiritualité (soufisme, jihad intérieur)
20. Novembre 2005
par Godblog à 07:24
Programme DDC du Lundi 21 au Dimanche 27 Novembre 2005
Lundi 21 nov
14h30 : Hôpital de La Fontonne :
« Influences de l’Extrême Orient et du Monde Musulman.
Le cœur : Rapports du cœur et du corps, les sentiments » :
Contact : 0664 838 204
Vendredi 25 nov
12h15 : Salle Bérény, Fondation Sophie Laffitte, Sophia Antipolis :
« Jean Guillon : La Conscience Morale » (présence de V-P.Toccoli)
Samedi 26 nov :
17h : Eucharistie à Sigale, Eglise du Village, Vallée de l’Esteron
Dimanche 27 nov :
10h30 : Eucharistie à Toudon, Chapelle St Jean, Vallée de l’Esteron
par Godblog à 06:30
"J'baiserai la France jusqu'à c'qu'elle m'aime" (morceau de rap du groupe Tandem). « Il serait grave, conseille Philippe Bernard (Le Monde, 19.11.05) d'entendre une déclaration de guerre et non la fureur de ne pas être admis dans le concert national. »
Le drame des banlieues est un drame d’amour. « On » ne cesse d’analyser le phénomène depuis plusieurs semaines : et il faut bien le faire, si on veut essayer de comprendre ! Mais surtout il faut le bien faire : sinon on passera encore une fois à côté de la réalité, pour ne rencontrer que son apparence. Comme ces aveugles en face de l’éléphant : l’un s’était saisi de la queue, un autre de l’oreille, un troisième de la trompe, et chacun prétendait à corps et à cris que l’étrange créature se réduisait à ce qu’il en avait pu saisir !
Comment (s’) aimer et se faire aimer ? Ici, comment faire société ? Quels moyens ? Le sentiment qui m’anime ce matin, c’est que nous procédons la plupart du temps par des actions palliatives, comme ces soins du même nom que l’on « prodigue » quand « on » estime qu’il n’y a plus rien à faire ! La gouvernance est en plein désarroi, faute d’avoir anticipé, faute d’avoir osé prendre le risque d’anticiper ! Pour ne pas avoir à assumer les conséquences d’une erreur toujours possible, on préfère « rafistoler » le temps que çà dure, quitte à... Eh bien nous y sommes, et le découragement devant l’événement redouté mais subi conduit immanquablement à des conduites d’impuissance gesticulatoire. Remonte alors le refoulé : se faire sans cesse la leçon à soi-même, en présupposant que ce ne peut être que salutaire. De l‘incantation à l’exorcisme. Mais nous n’acceptant pas, ne nous comprenant plus, nous nous vidons de la confiance nécessaire pour retrouver des capacités et se fixer des buts : le point décisif est l’immanquable perte de tout sentiment de maîtriser l'avenir, de toute capacité de s'y projeter.
Paul Thibaud, philosophe, ancien directeur de la revue Esprit, (Le Monde du 18.11.05) porte ce qu’il appelle un « diagnostic sur nos peurs et torpeurs » : « La perte de la maîtrise imaginaire de l'avenir a eu pour effet l'augmentation des exigences immédiates... ; ne pouvant plus concevoir d'avenir meilleur, nous avons entrepris d'en finir avec les maux présents ... ; nous avons retrouvé une utopie à notre porte, sous la forme radicale d'un impératif immédiat, celui d'éliminer le mal » et nous aboutissons ainsi « au brouillage où nous nous débattons hargneusement » aujourd’hui. Il continue, dans une perspective cornélienne : « Nous ne sortons pas d'une confrontation désolante entre ce que nous devrions être et ce que nous sommes. Cet idéalisme sans volonté, passif, empêche les institutions de fonctionner, comme le montre l'exemple de l'école, paralysée par des réformes qui ont prétendu imposer comme une règle un enseignement sans échec. Nous sommes installés dans cette contradiction qu'est un idéalisme sans projet, qui démoralise ceux qui exercent les responsabilités et attise une infinie récrimination. » Et il termine en soulignant: « ...le "déficit spirituel" dont souffre la France, désignant ainsi l'absence d'une conviction, d'un attachement ultime sur quoi on peut s'appuyer pour rebondir et reformuler un espoir. ».
C’est à ce moment-là que j’ai zappé mentalement, et que je me suis retrouvé devant une autre « chaîne », celle de l’Église Catholique Romaine, prenant conscience que depuis un moment je procédais à mon insu à une double lecture : cette réflexion à propos des banlieues urbaines, révélait ma « réflexion » sur la Banlieue Urbaine (celle de l’URBS ROMAINE) !
Comment Rome retrouvera-telle sa capacité de manœuvre perdue ? Depuis Avril, depuis 9 mois de gestation, (ne) sommes-nous (pas) en droit d’attendre un accouchement... (Pour Noël, par exemple !) autre que de grandes cérémonies nocturnes illuminées, une crèche monumentale sur la Place St Pierre (avec un Tannenbaum/sapin offert par la Bavière, je le vois venir d’ici !), un « Joyeux Noël ! » à midi de sa fenêtre, en autant de langues que Benoît aura répétées la semaine avant ? Sommes-nous une Église en sursis ? « Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre (encore) un autre ? » Si l’Église a contribué à la résignation amère des catholiques, - et en vérité, en vérité je vous le dis : elle y a contribué !- nous ne sortirons pas de cette torpeur sans un acte prophétique « catholique » venant de la Tête du Corps Mystique du Christ, sans savoir ce que nous voulons de et pour l’Église « dans le monde de ce temps » !
Nous savons, selon l’expression de François-Xavier Ajavon (doctorant en philosophie, chargé de cours à l'université Paris-XII, Le Monde du 17.11.05) que les sociologues ont toujours recours au principe de causalité pour expliquer les phénomènes, religieux ou autres, mais chacun sait que cette causalité est flasque : la réalité est complexe (comme la pensée désormais, selon Edgar Morin). La causalité flasque est inévitablement simplificatrice. Les phénomènes de violences urbaines et de VIOLENCE URBAINE (URBS...) relèvent pour sûr d’une logique multi causale complexe : et cette dernière, fort patiente, est en train de dissoudre mécaniquement les responsabilités entre les acteurs impliqués.
Qui a commencé à subir sans ré (-agir) ?
L’immobile et tranquille violence de Rome, de moins en moins capable de traiter les problèmes de l’heure dans les termes d’aujourd’hui, offre en pâture à notre faim et soif d’avenir et d’éternité, un « insipide » (sic, Paul Valadier, Les années conformistes, Le Seuil, 2005) Catéchisme de l’Église Catholique, « conçu » ( si cela avait pu tourner en fausse couche!) et décidé à la « uhlan » par Joseph Cardinal Ratzinger, depuis Pape Benoît XVI, et rédigé à l’allemande par l’ex papabile archevêque de Vienne, Christoph Cardinal Schönborn !
Et en quel(le) lang(a)g(u)e ! « Abstrait, formalisé, technique » (Préface de Jean Cardinal Honoré, archevêque émérite de Tours) : bref sophistiqué ! De plus ignorant l’image et le virtuel (idem) : re-bref un « produit » d’avant Apple et Windows !
Je l’ai présenté à mes étudiants et à mes neveux ! Illisible !
La vraie question, « the point » n’est pas là !
- Rome doit (s’) élaborer sur une nouvelle anthropologie.
- Rome parle à des femmes et à des hommes dont il ne reste encore que quelques spécimens inamovibles, un fonds de commerce qui s’ amenuise, comme les derniers « Poilus » de la Grande Guerre (voir les photos touchantes du 11 novembre).
- Rome parle une langue étrangère à la femme et à l’homme qui montent irrésistiblement de la mondialisation, de la virtualité, de la rencontre fracassante des cultures et des civilisations, et de la redistribution du « genre » et du « sexe ».
Les nouveaux conditionnements sociologiques et idéologiques (tous compris)
- du « travail/commerce »,
- de l’ « image/réel »,
- du métissage des corps et des esprits et des représentations symboliques,
- et enfin de l’ « animus/anima », « yin/yang », « masculin/féminin », « homme/femme »,
exigent cette nouvelle anthropologie !
Ou alors Rome entrera dans domaine de la zoologie, au département des zoos !
Je refuse !
Tant que j’aurai du souffle, je crierai à l’imposture ! Je crierai à qui veut l’entendre que ma foi n’a pas un cadavre pour objet ni contenu : ni l’Histoire, ni Rome, ni la Bible, nouveau et ancien testament réunis ! Moi, c’est à un éternel Vivant que je donne ma foi, à un homme qui a toujours été du côté de la Vie, qui a toujours bien fait la part entre la religion (le sabbat) et sa foi (de Dieu) en l’homme ! Comme il l’a fait entre César et Dieu (qu’il était, qu’il est et qui vient) !
Dieu, - ni le Père, ni le Fils, ni l’Esprit-, n’a pas pu vouloir écarter la moitié de l’humanité de son service ni de celui des hommes : en homme-Dieu intelligent, il a du simplement tenir compte de la culture et de la civilisation du 1er siècle de notre ère. En ne tenant compte que de la culture et de la civilisation de cette ère-là, et non pas de la culture et de la civilisation des époques de son cheminement historique et de son ère à elle, l’Église ne lui est pas fidèle, même si elle prétend l’être. Elle trahit la Vie elle-même, qui n’a pas fini d’évoluer, culture et nature, étant toujours « dans les douleurs de l’enfantement ! » Et ce, jusqu’à ce qu’Il revienne !
Dans ma banlieue catholique, et depuis longtemps déjà, je ne cesse de brûler les voitures de la bonne conscience, d’incendier les magasins des réponses toutes faites, et de faire exploser de par le monde des cocktails de suggestions. Mais, à la différence des banlieusards de nos villes en colère chantés par Tandem, ce n’est pas de Rome que j’attends de l’amour : c’est du seul Jésus-Christ dont je n’ai jamais douté de la patience ni de la tendresse à mon égard.
De mon Église, j’attends seulement qu’elle l’imite, le suive et lui obéisse, et qu’elle arrête de pontifier, une bonne fois pour toutes !
Tout de suite...
16. Novembre 2005
par Godblog à 07:27
Dans notre monde post-moderne, globalisé,
• que sont devenues les croyances anciennes ?
• Comment nous représentons-nous la mort ? L’au-delà ?
• Quelles sont les découvertes scientifiques importantes qui ont changé notre vision et notre connaissance de notre finitude ?
• Philosophes et psychanalystes s’interrogent sur notre relation au mourir et à l’espérance d’une autre vie.
• De grandes signatures synthétisent nos savoirs contemporains sur le vivant et la mort (Axel Kahn, Jean-Claude Ameisen...),
• des sémiologues décrivent les nouveaux imaginaires de la mort et de l’immortalité sur nos écrans (cinéma, jeux videos...),
• des sociologues racontent l’évolution des pratiques funéraires,
• l’effacement de la mort dans une société moderne aseptisée qui rend un culte profane au corps immortel,
• des médecins, des moralistes reviennent sur l’évolution des soins des patients en fin de vie, l’euthanasie, le suicide...
Dire ce qu'elle est, est une option philosophique, qui ne relève pas de la science.
En voici sept définitions possibles: trois matérialistes et quatre spiritualistes
Les définitions matérialistes sont les suivantes.
1. Tout d’abord, la mort est un état dont on ne revient pas. La définition philosophique la plus répandue est en effet : "l'état dont on ne revient pas". Ce n'est pas une définition scientifique car il n'y en a aucune preuve, c'est une définition "philosophique" ou plutôt dogmatique. De plus c'est une pure tautologie, qui préjuge de la question, car c'est bien là ce qui est contesté (depuis toujours et au moins depuis Platon). Aussi lorsqu'un médecin adopte cette définition, il sort du cadre de la science, pour adopter une position philosophique, parfaitement légitime, mais qui n'a plus rien à voir avec la science et ses preuves. Dans cette pétition de principe la question est résolue car on est amené à nier les faits : lorsque quelqu'un revient à la vie après avoir été déclaré mort, le médecin se désavoue et reconnaît s'être trompé dans son Certificat de décès, puisque qu'il sait, par sa conviction philosophique, que ce n'est pas possible.
2. La mort est encore la fin de tout, du corps et du principe de conscience. Terrorisés par la mort religieuse, avec son alternative entre l'éternité de jouissance du Ciel ou les souffrances sans fin de l'Enfer, les philosophes matérialistes du dix-huitième siècle, scientistes du dix-neuvième, marxistes du vingtième ont inventé, créé, puis diffusé obligatoirement, cette nouvelle définition de la mort. Ils ont préféré inventer une mort qui serait la fin de tout. La mort pour eux serait la disparition du principe pensant (âme, mémoire ou conscience ...), l'anéantissement total, après il n'y aurait plus rien. C'est la mort matérialiste ou la mort-anéantissement. Or ils n'en ont aucune preuve scientifique.
3. La mort est enfin la fin absurde d'une vie dénuée de sens. Une telle croyance, indûment diffusée au nom de la science, va avec le monde matérialiste que nous subissons : l'acharnement thérapeutique, la vieillesse/catastrophe, les mouroirs/dépotoirs, la désespérance et la nausée sartrienne. Le choix de la première définition engendre les deux autres et se répercute dans la société. Le malheur est que ces définitions sont auto-réalisatrices et organisent réellement notre société en conséquence.
Les définitions spiritualistes sont les suivantes.
1. Tout d’abord, la mort est l'absence de corps physique et l'impossibilité de communiquer avec ceux qui ont un corps physique. Or que nous disent ceux qui sont revenus des premières étapes du processus du mourir ? C'est qu'après avoir été déclaré mort, on est toujours là.
• Le principe conscient est toujours présent et vivant. Et même l'on a encore un corps, seulement moins dense, moins matériel. On n'est plus dans le corps de chair, mais on a encore une enveloppe d'énergie (que certains appellent le corps éthérique et le corps astral). Simplement ceux qui ont un corps de chair (les vivants) ne les voient pas, ne leur parlent pas, peuvent passer à travers leur corps d'énergie, comme à travers un brouillard.
• Les morts sont donc au milieu des vivants et la mort peut se définir comme l'impossibilité de communiquer avec ceux qui ont un corps de chair.
• Et ceci est expérimenté dans de nombreuses circonstances (opérations, accidents, chutes, noyades, extases, transes, sorties du corps ...). De plus en plus d'affirmations de ces "morts" dans le coma sont vérifiées sérieusement et indubitablement dans des témoignages de plus en plus nombreux (paroles de l'équipe chirurgicale, descriptions d'appareils sous anesthésie, voyages ailleurs, comme la chaufferie de l'hôpital ...). L'esprit scientifique demande de vérifier ces témoignages, au lieu de se boucher les oreilles et de fermer les yeux pour ne pas avoir à renoncer à ses convictions. (Comme Claude Bernard qui a refusé d'aller examiner une femme qui vivait sans manger, car il savait que l'inédie, - la non prise de nourriture, - est impossible). On doit donc tenir compte du témoignage de Diane Chauvelot, médecin psychanalyste, qui a montré en 1995 que pendant ses 47 jours de coma son esprit fonctionnait et enregistrait inconsciemment ses perceptions.
La définition philosophique des spiritualistes est donc "l'impossibilité de communiquer avec ceux qui ont un corps physique".
2. La mort est ensuite le changement et l’oubli. La vraie mort est dans le changement et l'oubli, alors
• elle est de tous les instants et
• n'est pas séparable de la vie. Elle ne lui est pas opposable, elle en fait partie. La condition humaine, qui est incluse dans le temps, fait que
• nous mourons et renaissons à chaque instant. J'ai commencé par être un nouveau-né, qui a disparu pour laisser la place à un nourrisson, puis à un bébé, enfant, adolescent, jeune, adulte, personne âgée ...
3. La vraie mort n'est donc pas celle du corps mais celle de la conscience, ce serait l'extinction du principe de conscience. L'outil de permanence dans le changement est la mémoire qui assure la persistance. Au delà du changement, la véritable mort est l'oubli. Cet oubli se disait en grec « léthé » et se trouvait dans l'eau d'un fleuve des enfers que l'on buvait avant de se réincarner pour oublier sa vie passée. Aussi un peu partout sur la terre le culte des morts inclut-il les cérémonies du souvenir.
4. La mort, c’est enfin célébrer ses noces avec l'éternité. La tradition philosophique nous apprend que le Soi ou essence de nous-mêmes, est immortel et éternel.
• La "mort" n'est qu'une transformation ou transmutation, comme une femme qui change de nom en se mariant ou la chenille qui pour devenir papillon passe par la nymphe et la chrysalide. Cela n'est
• jamais vécu comme une perte ou une diminution, mais comme un accroissement ou un gain : lorsqu'on allume la lumière forcément disparaît l'obscurité. Et l'on comprend avec Rumi, le sage soufi, que "mourir c'est célébrer ses noces avec l'éternité". Son “Mathnawi” est un véritable coran mystique destiné à ceux qui recherchent la voie de l'ultime Rencontre à travers l'expérience personnelle de la perception divine. «(...)L'homme est comme un arc dans la main de la puissance divine(...) Quel heureux et excellent arc est celui qui sait dans la main de qui il est ! » écrit Rumi qui nous permet de comprendre que
• c'est en ouvrant nos cœurs à l'omniprésence divine que nous recréons l'Union avec Dieu et que nous nous reconnaissons comme les vecteurs de son Amour, de sa Justice et de son Harmonie… Nous n'avons pas d'autre identité que celle-là.
- Le Soi ne naît ni ne meurt.
- Si l'on peut reconnaître sa présence sous la coquille de l'ego, la peur de la mort s'amenuise et disparaît.
- D'ailleurs ceux qui ont avancé dans les premières étapes du processus de mourir disent avoir ressenti un grand sentiment de calme et de paix, puis d'amour et de joie.
- Et à leur retour, ils se disent délivrés de la peur de la mort.
Les rites du passage de vie à trépas Rite Catholique
Rite Protestant
Rite Israélite
Rite Musulman
Rite Bouddhiste
Écrits sacrés : Conception chrétienne, basée sur l'Ancien et le Nouveau Testament
Écrits sacrés : Conception chrétienne, basée sur l'Ancien et le Nouveau Testament
Pratiques religieuses : Prière, lecture de la Bible, culte dominical, participation à la Sainte-Cène Écrits sacrés : La Torah (Ancien Testament hébreu).
Deux courants : Sunnites (80%) et Chiites (20%).
Écrits sacrés : Basés sur le Coran.
Nombreux courants : tibétain, indien, chinois, coréen, japonais (zen).
Écrits sacrés : Écrits variés suivant les pays, dérivés du Mahayana ou du Hinayana.
Signification de la mort. Entrée dans la plénitude de la vie nouvelle du royaume de Dieu. Fils et Fille de Dieu chacun devient pleinement participant de la vie de Dieu.
Prière et lecture de la Bible pour rappeler l'espérance en la grâce de Dieu. Présence de l'aumônier et de la communauté selon désir. L'extrême onction est le sacrement de l'onction des malades, donné dès que la personne se sent menacée par la maladie.
Célébration du "viatique" : dernière participation sacramentelle au corps du christ avant d'y être incorporé définiti.
Signification de la mort. Espérance de vie éternelle. Découverte d'une plénitude nouvelle. Passage auprès de Dieu. Prière et lecture de la Bible pour rappeler et renforcer l'espérance en la grâce de Dieu. Présence de l'aumônier et de la communauté selon le désir du mourant.
Rites du passage de vie à trépas.
Accompagnement à l'aide de lectures Bibliques et de prières. Un proche du mourant peut faire fonction de pasteur.
Signification de la mort. Tout le monde va au séjour des morts, le Chéol. La foi en la résurrection est très mince, mais il existe l'espoir que Dieu fera quelque chose.
Signification de la mort. La mort est une transformation : séparation du corps et de l'âme.
Jugement : sanctions ou gratifications.
Signification de la mort. La mort souhaitée est l'entrée dans le Nirwana (paix) ou l'Éveil. Deux états atteints lorsqu'on a vaincu tous les désirs pour le Nirvana ; et lorsqu'on a totalement développé sa compassion et sa sagesse pour l'Éveil
Rites des funérailles. Quand cela est possible, les trois jours de veille avant inhumation sont respectés.
Pendant l'office religieux, fleurs, bougies et prières correspondent à ce qui se passe sur le plan spirituel : l'illumination et l'éclosion de l'âme dans le monde de l'esprit. On aide ainsi le défunt à se détacher du matériel..
Rites des funérailles. Le culte des funérailles est destiné à l'accompagnement de la famille et des amis. il est centré sur la prédication de l'Évangile : promesse de Résurrection.
Le défunt est enterré simplement, avec respect ; lecture d'un verset de la Bible et prières.
Rites des funérailles. C'est une cérémonie simple, sans fleurs, ni ornements.
Rites des funérailles.
Dans la tombe, le corps est couché sur le coté droit, pieds au nord-ouest, tête au sud ouest la face tournée vers la Mecque. Trois pleines mains de terre seront jetées par chacun des proches sans aucun artifice, riches et pauvres étant enterrés dans la même terre.
La tombe est suffisamment large pour que le mort puisse se retourner à l'appel des anges Munkar et Nakir qui l'interrogeront sur la manière dont il a été fidèle. Rites des funérailles.
Crémation
Au Tibet, il n'est pas rare que le corps soit découpé en morceaux et jeté aux vautours. Les os vont à un autre type d'oiseaux, les Koho. Il peut aussi être enterré ou brûlé.
Autopsie et prélèvements d'organes : Pas d'obstacle au niveau de la doctrine, ainsi que pour la crémation
Autopsie et prélèvements d'organes : Pas d'obstacle au niveau de la doctrine, ainsi que pour la crémation.
Autopsie et prélèvements d'organes : Autopsie interdite. Mutilation de cadavre non admise. Mais l'avis du médecin est à considérer.
Prélèvement d'organes : transplantation de vivant à vivant, ou si la vie du donneur n'est pas en danger.
Autopsie et prélèvements d'organes : (Interprétations différentes selon les sources). En cas de nécessité absolue la transfusion sanguine est admise.
Autopsie et prélèvements d'organes : Ne posent pas de problème.
Où va l'âme après la mort ? " Nous sommes des êtres incarnés, aussi utilisons- nous des catégories spatio-temporelles pour parler de l'au-delà. Mais la mort étant une sortie de l'univers, elle est une sortie du temps et de l'espace. En fait, on sait peu de choses sur cet au-delà. La Bible parle du Royaume, du sein d'Abraham, d'un lieu de repos, etc. C'est par le corps que chacun d'entre nous est en rapport avec le monde. À la résurrection, c'est avec un corps "glorieux" qu'est appréhendé le monde renouvelé. Le paradis est un lieu décrit comme exquis. Mais "Nul ne rejoint le Très-Saint, s'il n'est lui-même sanctifié".
D'où l'existence du purgatoire. Ce qui, dans d'autres traditions, se fait au cours du cycle des réincarnations, s'accomplit dans ce lieu de purification. L'enfer est la séparation d'avec Dieu ".
Où va l'âme après la mort Traditionnellement, l'existence est vue en trois étapes. La vie ici-bas, la période entre la mort et la résurrection finale (une sorte de sommeil), puis la résurrection proprement dite, à la fin des temps.
Selon un autre courant de pensée, enfer et paradis sont sur terre et le croyant est déjà passé de la mort à la vie. La mort n'est pas pour autant vue comme une impasse, mais comme une porte ouverte. Sur quoi ? On l'ignore.
Pour d'autres encore, la spéculation sur l'au-delà n'a pas de sens et la résurrection est à prendre au sens symbolique.
Enfin, il y a aussi des adeptes de la réincarnation. Où va l'âme après la mort ? Les textes qui parlent de l'au-delà sont rares. Dans le Talmud, on trouve deux traditions qui se complètent: l'une parle d'une résurrection sur terre, l'autre d'un monde futur, spirituel, où chacun accède après la mort. L'articulation entre les deux n'est pas claire. Mais personne ne s'en préoccupe vraiment, l'important étant de savoir qu'il existe une justice divine dans l'au-delà. Le mot de Chéol - "grand trou noir", en hébreu - apparaît dans les psaumes du roi David. Il peut laisser penser qu'il n'existe rien après la mort. Mais un des principes de la foi juive énonce: "Je crois en la résurrection des morts lorsque Dieu le voudra."
Il est également question dans la Genèse d'un jardin d'Eden, le paradis. On sait que deux anges en gardent l'entrée.
Quant à la Géhenne - littéralement vallée de Gehinom, près de Jérusalem - c'est l'enfer. Là encore, les textes sont peu prolixes. Où va l'âme après la mort ? Le paradis est un lieu de délices et chacun y occupe une place suivant ses mérites. On n'y rentre que grâce à la
miséricorde divine. L'enfer existe, lui aussi. C'est le lot de ceux qui ont commis des fautes impardonnables, comme de nier la divinité de Dieu. Au moment de la résurrection, chacun retrouve son enveloppe physique.
Où va l'âme après la mort ?
L'esprit ne meurt pas, il se réincarne. Pendant une quarantaine de jours après la mort, il est dans le "bardo", état intermédiaire entre la mort et la renaissance. Durant les trois premières semaines, l'esprit reste identifié au corps mental, celui qu'il vient de quitter. Avant la renaissance, il entrevoit ce qu'il revivra dans son nouveau corps. Juste après le décès, quand on quitte son corps, la vérité sur sa nature profonde apparaît. Sans un cheminement spirituel, cette nature profonde nous échappe. D'où l'importance de ce travail, pour éviter de retomber dans les mêmes ornières.
Rites du passage de vie à trépas. Aviser absolument la famille même (et surtout) au moment de l'agonie, car l'âme qui quitte le corps au moment de la mort est pleine de douleur. Prières et confession en hébreu : le malade est invité à se confesser, àdemander pardon aux hommes et à Dieu, et à prononcer les paroles " que ma mort soit une expiation pour toutes mes fautes ".
Il est défendu de toucher le malade agonisant, car il est comme une bougie vacillante qui va s'éteindre dès qu'on la touche. Toutes les parties de son corps doivent être soigneusement recouvertes.
Au moment du décès, les proches déchirent, en signe de deuil, une partie de leur vêtement et allument des bougies. Un des hommes, de préférence le fils aîné, récite le verset du Chemah Écoute Israël, l'éternel notre Dieu, l'éternel est Un (profession de foi du judaïsme). On ferme alors les yeux du mort et on dépose son corps, convenablement recouvert, à même le sol. Puis il est temps pour les membres bénévoles de la Hebra Kadicha de lui faire la toilette mortuaire. Ce sont eux qui préparent la veillée funéraire, veillent à la mise en bière et aux obsèques religieuses qui ont lieu vingt-quatre heures après le décès.
Rites du passage de vie à trépas.
Placer le corps sur le côté droit, main gauche sur la cuisse gauche, main droite sous le menton, fermant la narine droite (position du "lion couché", posture de Bouddha lorsqu'il expira.
Ne pas toucher du tout le corps pendant le processus de la mort et même après que la respiration se soit arrêtée.
Lorsqu'on doit bouger le corps, toucher en premier lieu le sommet du crâne pour permettre à la conscience, si elle n'est pas déjà partie, de quitter le corps par sa partie supérieure.
L'entourage doit faciliter le départ, en ne retenant pas le mourant par son désespoir qu'il met en sourdine. Il l'aide à "repérer" au cours de l'agonie les différents processus qui se déroulent dans son corps et à se concentrer sur un support de méditation (tantra). L'entourage l'aide, au moment même de la mort à sortir de son corps. Enfin, après le décès même, la lecture du Bardo Tho Drol (Livre des Morts Tibétains) peut être faite au chevet du mort afin de guider son principe conscient dans les différentes expériences psychiques qu'il traverse.
Au moment de la mort, l'esprit est en proie à toutes sortes de phénomènes hallucinatoires. Le mourant vit une sorte de rêve, mais il prend pour réel ce qui lui apparaît et, le plus souvent, il en conçoit de la frayeur et de la souffrance. Les apparences qui se manifestent ne dépendent pas de ses croyances, mais de son karma, c'est-à-dire de la qualité positive ou négative des actes qu'il a accomplis. Même s'il ne croit pas que les enfers existent, s'il a commis des actes négatifs qui en engendrent la manifestation, son esprit produira, le moment venu des apparences trompeuses source d'immenses souffrances
Les invariants anthropologiques de la mort
Louis-Vincent Thomas une typologie en quatre temps
1) L'Au-delà proche qui situe les survivants dans un univers semblable à celui des vivants, avec possibilité de réincarnation (chamanisme d'Asie Centrale, de Sibérie et d'Amérique du Nord, croyances négro-africaines traditionnelles).
2) L'Au-delà sans retour qui renvoie le pays des morts dans un monde autre et lointain (Mésopotamie ancienne, Égypte pharaonique).
3) L'Au-delà de la résurrection de la chair qui rendrait possible la réunion, voire la fusion du monde des vivants et celui des défunts: d'où le grand retour collectif des ressuscités, lié à la substitution au mythe du temps cyclique, d'une durée orientée et non réversible (religions de l'Iran ancien, religions du Livre, eschatologie chrétienne).
4) L'Au-delà indien où l'Au-delà n'apparaît plus essentiellement sous la forme d'un espace ou d'un autre monde, mais dans l'ordre du temps. Il se présente comme la série des intervalles temporels qui séparent les unes des autres les réincarnations successives d'un même principe spirituel (transmigrations des âmes).
Ces divers systèmes u topiques ou u chroniques s'articulent autour de quatre oppositions fondamentales :
1. La distinction du proche et du lointain : l'Au-delà est-il un monde proche, semblable au nôtre, ou au contraire un univers lointain, sorte d'absolu indicible ?
2. La distinction du corps et de l'esprit : les habitants du royaume des morts ont-ils un (ou leur) corps, ou sont-ils au contraire de purs esprits ?
3. La distinction de l'événement unique (de la naissance et de la mort) -le destin eschatologique étant scellé une fois pour toutes à l'instant de la mort - et de la répétition des naissances et des morts (l'existence actuelle procède d'une existence précédente, pas nécessairement humaine, et conduit à une existence ultérieure qui peut-être ne comportera pas non plus cette forme.)
4. La distinction du Bien et du Mal : les injustices de ce monde sont-elles ou non réparées dans l'Au-delà, tout le monde accède-t-il à cet Au-delà, y a-t-il un tri qui "pèse" les âmes suivant leurs actions mondaines (Paradis, Enfer) ? (32).
• LA Question métaphysique de la survivance après la mort : aujourd'hui les clivages épistémologiques au sein de la thanatologie.
• Traitement du fait de la mort : cimetières, deuils, suicides, économie de la mort, accompagnement des mourants, etc.
• Les deux versants ontologiques du mourir : l'Ici-bas et l'Au-delà : - ce serait l'Au-delà qui donne sens à l'Ici-bas,
- comme la mort donne sens à la vie
- et le non-encore-advenu (le futur de la mort certaine) au déjà-vécu (le passé et le présent de l'existence).
- Et comme l' âme donne sens au corps.
La thanatologie a ceci de spécifique qu'elle ne peut, sous peine de mourir instantanément, récuser cette problématique ontologique de la survivance qui traverse au demeurant toute l'histoire de la métaphysique occidentale.
12. Novembre 2005
par Godblog à 18:50
Quel est ce pays qui brûle ?
LEMONDE.FR | 10.11.05 | 08h35 • Mis à jour le 10.11.05 | 10h17
[ Le Washington Post, l'International Herald Tribune, le Times de Londres,... sous les plumes d'Anne Applebaum, John Vinocur et Anatole Kaletsky... pas n'importe quels journaux, pas n'importe quels journalistes... nous envoient quelques paquets de mer(..) à la figure!
Et s'ils n'avaient pas tout à fait tort?...]
Anne Applebaum, éditorialiste au Washington Post, lit Le Monde. Elle se souvient avoir vu en "une" du quotidien un dessin de Plantu qui dénonçait la manque de réaction de George W. Bush après le passage du cyclone Katrina. On y voyait le président américain regardant à la télévision des cadavres de Noirs flottant dans l'eau : "Mais c'est quel pays ? C'est loin ? Il faut absolument intervenir !"
Anne Applebaum imagine le dessin que Le Monde devrait publier cette semaine, sur fond d'émeutes dans les banlieues. Jacques Chirac regardant à la télévision des banlieues noires en flammes : "C'est quel pays ? C'est loin ? Il faut absolument intervenir !"
Les événements des derniers jours sont l'occasion, pour plusieurs éditorialistes, de démolir ce modèle social dont les Français aiment tant se vanter.
UN MYTHE NATIONAL DÉFAILLANT ?
La comparaison entre la réaction de Bush après Katrina et celle de Chirac après les émeutes est sans appel : "Bush a mis deux jours à réagir, Chirac onze." Idem pour la réaction de l'opinion publique : quand les Américains "versaient 2 milliards de dons" pour les victimes du cyclone, les Français continuent de porter au plus haut dans les sondages Nicolas Sarkozy. Peu importe si celui-ci a qualifié les émeutiers de "rebut de la société".
Le fond du problème est là, poursuit l'éditorialiste : "La classe pauvre noire-américaine a beau être délaissée et maltraitée, la plupart des Américains considèrent ses membres comme américains. Je doute qu'une majorité de Français envisagent sérieusement la possiblité que les immigrés arabes et africains, tout comme leur descendance, puissent être français, même s'ils ont des passeports français."
Dans ces conditions, pas de quoi être fier de son modèle social. Et Anne Applebaum de citer François Mitterrand, réagissant aux émeutes de Los Angeles : "Cela ne pourrait se produire à Paris, car la France est le pays où la protection sociale est la plus élevée au monde."
John Vinocur, chroniqueur à l'International Herald Tribune, fustige lui aussi la morgue française :"En France, une constante de la classe politique est de dénigrer tout ce qui marche ailleurs, que ce soit aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne. Cette immodestie généralisée, enracinée à gauche comme à droite, pousse à vanter un supposé modèle de civilisation qui vaudrait pour le monde mais qui ne trouve pas de confirmation sur place." Tant que les Français n'en auront pas fini avec leur "mythe national triomphant", il y a peu de chances qu'ils puissent trouver remède à leurs maux, poursuit-il.
LA CROISSANCE, SOLUTION MIRACLE ?
Anne Applebaum a bien une idée pour aider les Français à se sortir de la crise et mettre à bas "le mythe" qui les aveugle : "Envoyons-leur en masse des copies du Monde en remplaçant, dans tous les éditoriaux, le mot Etats-Unis par le mot France."
Anatole Kaletsky, chroniqueur au Times de Londres, est plus pragmatique. Il reconnaît que sa solution peut sembler "insensible et cynique", mais, selon lui, elle serait "la plus efficace pour aider ceux qui sont vraiment défavorisés et opprimés" : "ignorer" les émeutes, tout comme Margaret Thatcher avait ignoré les grèves des mineurs, au début des années 1980. "En deux semaines, toute violence avait disparu. Et elle n'est jamais réapparue", se rappelle Kaletsky. Mais attention, prévient-il : une telle attitude ne vaut que si la croissance économique suit. Elle seule peut "aider beaucoup plus les pauvres et les marginalisés que les riches".
En d'autres termes : "Si le président Chirac et ses ministres avaient un peu de bon sens, ils arrêteraient de philosopher sur les idéaux de la Révolution française, et se concentreraient plutôt sur les politiques nécessaires pour accélérer la croissance de l'économie."
Dans la première moitié des années 1980, Londres avait fait le choix de "réduire les taux d'intérêt et de dévaluer la monnaie." Paris en prendra-t-il de la graine ?
Marie Bélœil
11. Novembre 2005
par Godblog à 08:28
Ma 15 nov
20h30 Esprit Libre, Vence, Paroisse
La mort, ses rites dans la société d’aujourd’hui ; regard chrétien
Me 16 nov
19h45 Cin&Sens, Nice, Rialto
FREE ZONE : A la suite d’un concours de circonstances, deux femmes sont amenées à se rencontrer. A cause d’une bagarre avec sa b belle-mère, Rebecca fuit l’hôtel dans lequel elle était domiciliée. Embarquant dans u taxi, elle rencontre Hanna...
Réalisé par Amos Gitaï, Laurent Truchot (1h33), avec Natalie Portman, Hanna Laslo (2005)
Je 17 nov
19h00 : Nice, Académie Clémentine, Maison Diocésaine,
Colloque Académie Clémentine (Et Dieu créa la femme : La femme dans tous ses états) Situation de la Femme dans la tradition juive (1)
Ve 18 nov
12h15 Cercle Philosophia, Fondation Sophia Antipolis, Sophia.
Jean GUILLON (Toccoli présent) : La Conscience Morale, instance d’humanisation. 1
Sa 19 nov
15h00 Cannes , Salle Stanislas
Le Bouddha : du Gandhara à Nara (PP : images animées)
Di 20 nov
10h30 : Eucharistie, Bonson, Chapelle St Antoine: Célébration du Christ Roi, dernier dimanche du temps ordinaire ( dimanche prochain 27 : 1er Dimanche de l'Avent : Eucharistie, à 10h30, à Toudon, Chapelle St Jean)
10. Novembre 2005
par Godblog à 20:24
LA CHRONIQUE DE JACQUES ATTALI
L’Express 10/11/05
Magnifiques banlieues
II faut permettre à ces jeunes de devenir
ces entrepreneurs, ces créateurs, ces chercheurs
dont le pays a besoin...
Rien de ce qui arrive dans les banlieues n'est une surprise ; les émeutes d'aujourd'hui sont le prix à payer pour vingt ans d'inaction politique et d'hypocrisie culturelle. Car, malgré des dizaines de milliers de voitures incendiées et des dizaines de plans d'action, s'est installée dans notre pays une véritable ségrégation sociale et ethnique :
- ceux qui sont français depuis quelques générations n'ont rien fait pour accueillir les nouveaux venus et leurs enfants.
- Et ces « nouveaux Français », baptisés à tort « immigrés de deuxième génération », sont, dans les faits, exclus plus complètement encore que si une loi l'avait décrété.
Ces Français-là ne sont en effet représentés dans aucune instance politique ou syndicale ; très peu sont médecins, avocats, fonctionnaires ; encore moins sont députés, ministres ou dirigeants syndicaux, sinon comme alibis. Exclus des droits de la citoyenneté, ils n'ont pas été conduits à en apprendre les devoirs et se complaisent dans leur ghetto : on ne dira jamais assez le tort qu'a fait à notre pays la suppression sans contrepartie du service national.
Le projet des émeutiers est alors, comme toujours, un reflet du projet des élites qu'ils contestent.
- En mai 1968, le pays avançait à marche forcée vers la société de consommation, et la contestation, largement intellectuelle, rêvait, en miroir, d'une utopie fraternelle.
- Aujourd'hui, les gouvernants n'ont pas de projet, et, toujours en miroir, la contestation, largement criminelle, est sans rêve. Les émeutiers se contentent de haïr l'Etat qui les nie et d'en détruire les symboles.
1. Le pays ferait une grave erreur en se cantonnant à appor¬ter une réponse sécuritaire, pourtant indispensable.
2. Il en ferait une autre en croyant qu'il suffit d'améliorer la qualité de vie des banlieues pour que ces Français s'y sentent bien : les jeunes de ces cités ont envie d'accéder aux beaux quartiers ; et les banlieues seront d'autant plus magnifiques que leurs habitants auront des chances d'en sortir.
Aujourd'hui, l'urgence est culturelle :
1. il faut d'abord combattre les actes de racisme et de discrimination, en particulier quand ils sont commis par des agents du ser¬vice public.
2. Il faut ensuite fournir à ces jeunes les moyens d'aimer la langue et la culture fran¬çaises.
3. Il faut enfin leur faire confiance, en leur offrant des chances de réussir.
L'argent est pour cela nécessaire, mais beaucoup a déjà été dépensé en vain. Il le serait encore si on se contentait, comme le suggère la gauche, de proposer des emplois-jeunes.
Il faut au contraire donner aux jeunes les moyens de financer leurs propres projets, en les aidant à les formuler, pour leur permettre de devenir ces entrepreneurs, ces cadres, ces créateurs et ces chercheurs dont le pays a tant besoin et qui pourraient remplacer, un jour, ceux qui fuient la charge fiscale.
Dans le tourbillon des émeutes, beaucoup approuveront ces propositions. Mais une fois l'ordre revenu, naturellement, rien ne se passera. On fera même sans doute tout le contraire, pour punir «ces gens-là » de nous avoir fait si peur... j@attali.com
NB : la mise en "forme" est de V-P.T.
par Godblog à 19:19
Nouvel Obs, 10-16 nov 2005
La chronique de Jacques Julliard
Les banlieues de nos âmes
Comment inculquer aux adolescents des valeurs de solidarité et de respect des autres quand, jour après jour, la télévision distille le contraire
- Révolte de l'exclusion ou intifada d'un genre nouveau ?
- Emeute du chômage ou crise de l'autorité ?
- Désespoir sincère ou victimisation systématique ?
- Effets de la misère ou triomphe de l'économie parallèle ?
- Intégration en panne ou intégration en marche ?
- Communautarisme à l'anglaise, avec au bout les attentats de Londres, ou banlieues ghettos à la française illuminées par les flammes ?
- La faute à Sarkozy ou à Ben Laden ?
- Priorité à la prévention ou à la répres¬sion ?
Je vois bien qu'en dehors de quelques prédicateurs des deux bords personne ne fait le malin, personne ne se hâte de trancher. C'est là, au moins, quelque chose de positif. C'est même notre chance au milieu des ruines et des carcasses fumantes.
Une remarque pourtant :
- le communautarisme à l'anglaise ne marche pas parce qu'il est, à l'évidence, inadapté ;
- l'intégration à la française ne marche pas parce qu'elle n'est pas ap¬pliquée.
Ici comme ailleurs, ce n'est pas dans la conception, c'est dans l'application que les Français pèchent.
Il est inadmissible qu'en matière d'immigration et de politique de la Ville, comme dans d'autres domaines, chaque majorité sortie des urnes s'applique à détruire l'œuvre de la précédente.
- Quel besoin avait Nicolas Sarkozy de s'attaquer à la police de proximité qui était une heureuse initiative de l'ère Jospin ?
- Ou encore de couper les vivres à des associations travaillant au plus proche des citoyens. Inversement, quand Laurent Fabius promet d'abroger la plupart des lois élaborées par la droite, il pratique une politique de la terre brûlée, indigne d'un Etat démocratique.
Il existe pourtant quelques domaines, comme l'immigration, l'enseignement, la recherche, qui devraient être arrachés à la démagogie électorale et constituer le socle du pacte républicain. Ici, une politique bipartisane s'impose. Elle est d'autant plus concevable que les solutions préconisées par les uns et par les autres ne sont pas antagonistes, loin de là. Je ne suis pas de ceux qui, dans le climat populiste actuel, tirent à vue sur les hommes politiques. Mais nous sommes las, le mot est faible, de voir des politiciens démagogues jouer avec les intérêts généraux du pays, c'est-à-dire les nôtres, comme l'Adolf Hitler de Charlie Chaplin avec son globe terrestre gonflable. L'immigration et la politique de la Ville devraient faire partie d'une sorte de domaine réservé parce qu'elles relèvent de l'action à long terme. Quand on a dit cela, on n'a pas encore dit grand-chose. La vérité va au-delà ;
la vérité est que nos banlieues nous présentent le miroir brutal des inégalités et des injustices matérielles qui règnent dans nos sociétés. Surtout, elles sont le miroir de la misère spirituelle de ces mêmes sociétés.
A la lumière des brasiers de ces jours derniers, on peut espérer que le premier constat permettra quelques progrès. Parce que c'est ce que nous savons et que nous pouvons faire : quand tout va mal, donner de l'argent. Mais le second constat ?
Comment expliquer que chez les « jeunes » des banlieues, les références à l'argent et à la consommation aient totalement oblitéré les valeurs de la République. Ne parlons pas trop vite de l'échec d'un système sco¬laire devenu le bouc émissaire de la société capitaliste.
Que peut faire le professeur pour inculquer aux enfants et aux adolescents des valeurs de solidarité, de respect des autres quand, jour après jour, la télévision, à travers ses émissions, distille le contraire :
- le primat absolu de l'argent,
- la débrouillardise individuelle,
- la violence,
- le mépris des femmes ?
Le style arrogant, non conformiste, frondeur de la plupart des émissions de distraction et de leurs animateurs est le masque hypocrite derrière lequel se cachent tous les conformismes et toutes les compromissions.
Les « jeunes » font la même chose, l'hypocrisie en moins et la sauva¬gerie en plus : ils adorent le veau d'or en cra¬chant dans la soupe.
NB : la mise en "forme" est de V-P.T.