27. Mars 2006
par Godblog à 11:12
Notes sur
Les haillons du Christianisme
Conférence à La Fontonne, lundi 27 mars 2006
Quand le Fils de l’Homme reviendra,
Dieu sait s’il trouvera encore un homme qui croit en lui !
d’après Luc.
D’où est-ce que je parle ? le fameux arc latin) :
inventer une pastorale spécifique.
les réalités paroissiales traditionnelles et concrètes
Le discours devenu inaudible de Rome À situations nouvelles...nouvelle anthropologie
Pas de « nouvelles communautés », mais des communautés neuves Prêtre et ssacerdoce
- D’une part l’annonce de la Parole de Dieu, incarnée en un homme Jésus, reconnu comme Dieu lui-même – donc un être, pas des mots – ;
- Et d’autre part le souci de toutes les communautés humaines, de toutes les « Églises », comme parlerait Paul de Tarse : c’est-à-dire que cette annonce doit être une prophétie pour notre temps et que ce souci doit être une mission pour une communion universelle et une communion pour une mission universelle.
La foi doit être résolument liée à la destinée du monde
Un cliché : la religion s’est sociologisée
Qui compose donc le noyau dur des catholiques français ? Deux profils types peuvent être mis en évidence...
1. D’abord celui d’une femme plutôt âgée, vivant en zone rurale et peu diplômée. C’est ici le visage des « gros bataillons » des catholiques engagés, ceux qui font « tourner » les paroisses, assurent le catéchisme, l’animation des messes...
2. À côté, un autre profil émerge également, ce catholique habite la région parisienne (un Français sur dix) et bénéficie d’un haut niveau d’éducation. Ce « catholique des villes » n’est pas moins âgé, ce qui pose inévitablement la question de l’avenir.
3. Les catholiques sont toujours plus âgés, souligne Jean-Daniel Lévy qui a dirigé l’étude à l’institut CSA. S’agit-il d’un effet de cohorte ou d’un effet générationnel ?... Autrement dit, les catholiques les plus âgés ont-ils échoué à transmettre leur religion aux générations suivantes ou bien est-ce l’âge qui favorise le retour à une pratique religieuse ? Les 18-24 ans sont toujours relativement peu nombreux chez les catholiques : ils ne sont que 42 % à se déclarer comme tels et ne représentent que 7,5 % des catholiques. Mais quand on regarde leur pratique, elle apparaît légèrement plus élevée que celle des 25-34 ans : ces derniers sont 7,3 % à pratiquer, contre 7,9 % pour les 18-24 ans. Frémissement ? Mouvement de fond ?
Évangélisme pentecôtiste et Maladie institutionnelle Frédéric Lenoir résume le raz de marée pentecôtiste par les traits suivants : projection planétaire, circulation, simplification et standardisation, logistique capitaliste de marché.
Ce mouvement a su intégrer trois synthèses très tendance. 1. Tout d’abord la synthèse de l’individu et du groupe, important pour des êtres culturellement déracinés et qui ne peuvent supporter l’isolement et l’incertitude de la quête spirituelle individuelle. : ils bénéficient alors de confort intellectuel, de soutien affectif, solidarité sociale. Plus de cosmos sacrés, seulement des parapluies sacrés : des petits mondes portables, accessibles, relationnels.
2. La seconde synthèse est celle de l’adaptation à chaque nouvelle culture des milieux dans lesquels il se répand, tout en maintenant un souci d’orthodoxie chrétienne : référence à la Bible et à Jésus, baptême, intégrité morale. Ce qui donne une religiosité hybride, métissée, à la limite du syncrétisme. L’organisation se fait en réseaux local, national et international (stratégie des rizomes). Le converti est censé expérimenter par son corps émotionnel la force divine dans le cadre d’une communauté mondiale.
3. La troisième synthèse, et c’est un exploit, est opérée entre un archaïsme détonnant (attente permanente de miracles, omniprésence de l’exorcisme ou de la pensée magico religieuse) et une hyper modernité (utilisation des moyens de communication les plus sophistiqués).
Jésus est la solution ! devient le credo minimaliste de cette religion magie qui promet santé et prospérité à ses adeptes.
La fin du charme 1. la mondialisation relativise toute prétention à (et toute expression d’) une vérité ultime et absolue, surtout en matière culturelle ! Croire à quoi aujourd’hui ? Croire à la prétention ou à la réalité ?
2. Mais rien/tout n’est plus vrai, d’une minute à l’autre : le monde est en permanence frappé d’obsolescence !
Qu’est-ce qu’un chrétien, finalement ? 1. Alors crise identitaire : qui sommes-nous, d’où venons-nous ? On ne sait pas, on ne sait pas assez, on ne sait plus, on a oublié les racines et les ailes,
2. Absence de repères. Les repères, on ne les connaît pas plus. Comment les ré apprendre. Ceux qui prétendent être des repères n’en sont plus, parce qu’ils se sont disqualifiés ; ils ont cru que, les gens étant ignorants et avides, on pouvait leur faire avaler n’importe quoi
3. Rien ne marche plus : alors, comment faire ? Tout ça, pour quoi ? Parce qu’on a peur ! Or, la foi suppose la confiance. Comment concilier cette triple exigence : de l’identitaire, de l’autonomie et puis du bonheur. Être chrétien aujourd’hui, alors c’est quoi ?
Trois traits pour essayer de répondre à cette question.
1. On ne peut pas être chrétien si, d’abord, on n’est pas un homme,
2. Être chrétien, c’est ensuite combler ses immenses lacunes à propos de Jésus, de l’histoire de l’Église et du Christianisme, de la place des Chrétiens dans l’Histoire qui se fait, de la liberté des enfants de Dieu...
3. LE CHRÉTIEN N’EST PAS D’ABORD UN HOMME DE RELIGION, comme les autres hommes des autres religions, MÊME S’IL EST UN HOMME RELIGIEUX, ce qui est bien différent.
• Son adhésion se fait en rapport avec une personne :
• C’est l’inconscient, la vie intérieure, la personnalité et les attitudes mentales qui sont évangélisés, christianisés, spiritualisés par la personne, la révélation et les grâces de Jésus de Nazareth... d’où la nécessité d’avoir une relation personnelle avec lui, d’« homme à homme » et avec tous ceux qui croient en lui et en sa grâce.
• La vie, celle que l’on mène – souvent la seule que l’on soit en état de mener –, est le seul lieu de vérification ultime de l’authenticité de notre adhésion à cette personne de Jésus de Nazareth.
• Plus que la tolérance, c’est l’ouverture à ce qui est autre, qui peut nous faire entrer dans l’altérité historique et ontologique de l’homme Jésus qui se révèle Dieu. D’où la nécessité du silence, de la méditation, de la spiritualité, de la gratuité et aussi de la simplicité, du détachement et même de l’esthétique dans notre vie ordinaire.
Être chrétien doit résolument re-devenir un processus, une mystagogie, c’est-à-dire un développement progressif d’imagination créatrice, de réinvention de la force des origines, et d’authenticité vis-à-vis de la vie, bref une cohérence responsable.
De la Bible, voici ce que le Christianisme a su tirer, entre autres, mais qu’il ne pratique pas encore tout à fait ni ne pratiquera jamais assez : Le sens de l’homme et de son inaliénable dignité ;
Le respect de tout être humain, et d’abord du faible, du pauvre, de l’étranger ;
La liberté, la fraternité, la fidélité dans l’amour, le don de soi aux autres jusqu’au sacrifice ;
La beauté sacrée de l’enfance et des recommencements ;
L’appel à la conversion du cœur qui donne valeur au progrès, mais aussi à l’imperfection et à l’échec ;
L’espérance contre toute espérance qui nous fait vivre comme si rien ni personne n’était jamais définitivement perdu, comme si tout et tout le monde pouvait être sauvés...
Conclusions • Précarité et discontinuité enfin.
• Mémoire et souvenir
• Le cri de Munch
Nous, « on » nous a dit que le tombeau était vide. Définitivement vide !
24. Mars 2006
par Godblog à 08:04
Ve 24 mars, 12h15 : Cercle Philosophia, Fondation Sophia Antipolis, Sophia
"La tentation esthétique : Les miroirs de la virtualité ou la Médiamorphose"
La technologie succède à l’idéologie pour nous annoncer que l’humanité
• entre dans un nouveau monde et
• se trouve même sur le point de changer d’identité : ce sera désormais le règne de
• l’homme numérique, selon l’expression de Nicholas Negroponte, ou
• l’homme symbiotique, selon celle de Joël de Rosnay.
Véritable mutation anthropologique, la technique naissante ne se présente
• pas seulement comme un moyen de communication,
• mais comme un mode d’existence.
1. Comment appréhender ce qui est en train de changer dans l’homme et dans son environnement
2. sous l’effet de la médiamorphose, c’est-à-dire sous l’emprise d’une prise de pouvoir des technologies de la communication et de l’information.
Inclusion et exclusion
L’écrit, la télévision, le téléphone et l’ordinateur = le cyberespace, espace à situer dans la continuité de l’écrit : 4 étapes : 1. L’espace du livre a extériorisé la pensée par l’écriture ;
2. la radio, puis le téléphone, média unidirectionnel entre deux personnes,
3. la télévision,
4. et aujourd’hui,
* grâce à l’ordinateur multimédia qui permet de traiter l’image, le texte et le son,
* grâce à la connexion de cet ordinateur multimédia aux réseaux mondiaux de téléphone, les personnes peuvent contrôler éventuellement l’information qu’elles produisent.
Trois mots peuvent caractériser l’espace cyber :
1. Accélération : cela va de plus en plus vite, donc cela interroge, et crée des exclusions ;
2. Foisonnement : cela crée des diversités extrêmes, allant du pire au meilleur ;
3. Interactivité : pour la première fois l’homme a la possibilité de contrôler le média de communication avec lequel il agit.
Faire apparaître, en toute connaissance de cause, un être • qui puisse vivre en symbiose avec ces systèmes
• plutôt qu’en parasite.
ETAT de la question
1. En fait déjà, l’homme est moins parasite que parasité, c’est-à-dire désorienté par des technologies
• qui ont pris une ampleur universelle
• et qui concernent à la fois son environnement, son mode de vie, son travail et son avenir.
2. Car la désorientation est pire que la désinformation : un homme désorienté est un homme perdu. Or aujourd’hui l’information maximum désoriente l’individu par rapport à son milieu et à autrui.
3. Nous sommes en passe d’atteindre les limites du temps et de l’information. Nous ne pourrons plus traiter cette quantité d’information(s) : nous n’en aurons plus le temps.
4. D’où l’importance de la symbiose : vivre en symbiose avec des réseaux et avec des systèmes auxquels nous sous-traitons une partie de ce flux d’information(s) pour pouvoir vivre notre vie d’hommes avec notre temps biologique. Beaucoup de gens vivent dans des bulles de temps différentes. D’où des exclusions. (otaku)
Les nouveaux enfermements
Une écologie des distances est appelée à naître : une écologie grise, qu’on ne voit pas, mais qui va de pair avec la carte mentale.
• Chaque homme a un monde dans sa tête, le monde est à l’intérieur de nous avec ses proportions (on renoue ici avec la Renaissance et la découverte de la perspective), avec ses mesures, avec sa grandeur nature.
• Or c’est cela qui est désormais abîmé, avili, réduit par ces technologies du temps-monde. Et il faut souhaiter que cette prise en compte du sentiment d’enfermement se fasse jour, car pour l’instant on ne parle que de la réussite de cette mondialisation. Mais pas du temps négatif...
A - Paradoxalement, pourtant, il y a une autre forme d’enfermement :
a. un enfermement face à un espace infini, ce qu’on pourrait appeler l’info-pollution. C’est une nouvelle forme de pollution des cerveaux par l’excès d’information :
• on ne sait pas hiérarchiser l’information,
• on ne sait pas naviguer.
b. Le rôle pédagogique est donc de montrer comment lire des cartes, tenir des caps et hiérarchiser l’information en pratiquant une diététique de l’information.
c. Qu’est-ce que la diététique ?
C’est sélectionner parmi une pléthore alimentaire, à la disposition de quelques pays et pas à tous, ce qui est le plus utile pour leur vie et pour leur énergie : c’est ce qu’il nous faut inventer aujourd’hui.
Voici qu’émerge donc une double pollution : • d’abord une info-pollution, trop d’information, risques de noyade ;
• ensuite une pollution par écrasement, voire disparition des distances.
B - L’autre danger, c’est celui d’une ignorance grandissante, accompagnée d’une sorte de conflit
1. entre un monde virtuel dans lequel les individus sont en quelque sorte libres de leurs anciennes appartenances,
2. et un monde ancien, historique, local, où pullulent encore des querelles et des guerres. Mais des guerres auxquelles on ne comprend plus rien puisque, précisément, elles mettent en jeu les frontières et les territoires.
Conclusions
1. C’est une pensée dangereuse
• parce qu’elle implique une vision totalitaire à la fois du cyberespace
• et de l’imposition de l’anglais comme langue de conquête du cybermonde.
2. Cette vision est dangereuse aussi
• parce qu’elle remplace le lavage de cerveau par le lavage de réseau.
• En d’autres termes, il faut être n’importe où et n’appartenir à rien pour être un citoyen du monde virtuel et faire partie d’une communauté virtuelle – qui n’a plus qu’à demander sa reconnaissance par l’ONU, car elle est – déjà constituée de plus de 500 millions de personnes aujourd’hui sur Internet, chiffre qui ne cesse d’augmenter.
L’homme désorienté
1. La mise en œuvre et l’instauration d’un champ de bataille électronique revient à se rendre capable de gérer une situation quelle que soit sa position dans le monde : une sorte de télégestion, qui peut s’appliquer autant à l’information, qu’au commerce international, à la guerre et... à la religion.
2. Faut-il répéter qu’en cette affaire, parmi les choses menacées, la culture se trouve malheureusement placée en tête de liste. La culture a toujours été un combat avec l’Ange. Que ce soit la peinture, le théâtre, la danse, la musique, la religion, il n’y a pas de développement d’une culture sans résistance à l’irrationalité et à la folie d’un objet technique quel qu’il soit. C’est vrai de la musique.
3. Il ne peut pas y avoir de création sans une matière qui résiste. Dans le mot information, il y a un double sens :
• Je m’informe, avec de l’information
• et J’informe la matière, je lui donne forme. Et donner forme, c’est ce que fait le potier : informer la matière (c’est la métaphore de la création de l’homme, dans le second récit de la Genèse !...). C’est extrêmement coûteux en énergie et en information que d’informer aujourd’hui une matière même virtuelle. Cela demande de faire mieux ou plus que les autres n’ont fait.
1. La culture est toujours liée à des outils. Outils et culture marchent ensemble. De la pierre polie à la parole – André Leroi-Gourhan –... On a mis en forme la masse. On a mis en forme l’énergie. Il reste à mettre en forme l’information.
2. Mais plus que de l’information, doit surgir une exigence de la sagesse : Jacob est un homme libre, rappelle Paul Virillo. Il se bat contre l’Ange toute la nuit. Cet Ange est son Dieu. Il le révère. Mais il se bat pour rester un homme debout, un homme libre. Au matin il dit à l’Ange : Lâche-moi, j’ai combattu toute la nuit. La technique, c’est le combat avec l’Ange : si l’on ne se bat pas contre la technique, on n’est pas un homme libre.
3. « Dieu » se prête toujours à la fiction, car paradoxalement démuni, il ne peut s’y soustraire. En faisant appel au capital inconscient de nos peurs cortico-cérébrales, un régime, une organisation, une société, un groupe d’hommes, un homme seul peuvent, poussés par leur génie pervers et leurs moyens financiers, assujettir des populations entières, depuis des couvents, Mère Marie des Anges, jusqu’à des régions entières, Les Cathares.
4. Les « fictions de Dieu » auront toujours de beaux jours, car nos peurs ataviques et nos entêtements chroniques font partie intégrante de notre activité psychique, mises là, on ne sait trop quand, au temps des cavernes pleines d’échos et d’éclairs terrifiants, des hivers blancs pour des rois sans divertissement, des nuits de petite fille aux allumettes sans feu, des guerres du feu sans viande, et des tsunamis de fin du monde...
Les réalités virtuelles du cybermonde sont le lieu permanent de ces phénomènes.
• Les mondes durement réels de l’économie et du marché,
• les mondes inextricablement complexes de la communication hyper sophistiquée,
• les mondes éminemment chatoyants des moteurs de recherche, etc.
créent un méta-monde, comme il y a une méta-physique – et peut-être, bientôt (?), une méta religion... Nous en prenons le chemin, en tout cas.
• Ce méta-monde n’a pas d’existence qui pourrait se mesurer ou s’imaginer en 3D.
• Il n’est pas non plus la somme, tout au plus une résultante, des mondes sus cités et qui s’occupent, eux, des affaires humaines.
Il se rapprocherait de ce que l’on pourrait nommer un mode d’être, un mode d’existence comme il y un american way of life, qui inclut tout un ensemble de comportements, d’attitudes mentales, d’habitudes, de façons d’être et de paraître, etc. et qui n’est plus depuis longtemps l’apanage des seuls Américains du nord, bien qu’ils l’aient, malheureusement, initié !
• Ce monde est virtuel, dans le sens où il n’a pas besoin d’exister comme les autres mondes dont il émane : il est là de fait, quand les autres se mettent à fonctionner. Il y a du monde virtuel quand Internet, e-trade, cybernétique, AOL, Wanadoo, et Netvigator, et les millions d’autres, opèrent. Alors, de cette opération des grands esprits, procède un espace vain (vanus = vide) et évanescent (qui retournera au vide) au sein duquel des êtres vides de contenu réel vont se mettre à utiliser un mode sensible, audio-visuel d’apparence, qui aura toutes les caractéristiques constatables du monde réel, mais qui, lui, ne le sera pas, n’étant que l’émanation des mondes qui le secrètent et l’utilisent comme lieu utopique (lieu sans lieu) de leurs échanges. En cliquant deux fois sur l’icône, cette apparence redevient rien de plus que l’ombre électrique – c’est le nom, mot à mot, de cinéma en chinois ! – qu’elle est en définitive.
par Godblog à 06:48
Les langages de la séduction
Je 23 mars, 18h 30 : Conférences de ND, Centre Pastoral ND, 23 rue Paganini, Nice (Le courage d’être un homme) V-P.TOCCOLI : Les langages de la séduction
Le nouveau serpent de notre nouvel éden est multiple et aussi séducteur que celui de la Bible : peut-être encore plus subtil, plus menteur, et partant, plus désespéré et désespérant.
La tentation
La tentation est une mise à l'épreuve, elle se présente pour le croyant lorsqu'il se trouve dans une situation où il entend simultanément deux appels:
• l'un qui le pousse à transgresser la volonté de Dieu,
• l'autre à faire ce qu'il sait être la volonté de Dieu.
1. Satan et la tentation • Sa nature: Il est appelé le "tentateur" le méchant, l'Adversaire ...
• Son but: détourner le croyant de Dieu ou de l'obéissance à Dieu
• Ses moyens: Il insinue le doute et suggère la rébellion en se déguisant même en "ange de lumière"
2. Dieu et la tentation • Le diable ne peut tenter qu'avec la permission de Dieu
• Dieu permet la tentation car elle constitue une épreuve de la foi destinée à fortifier le croyant, mais ce n'est pas lui qui dresse des pièges au croyant
• Dieu contrôle toujours la tentation, - en temps et en intensité - et donne la possibilité d'en triompher
• Dieu n'enlève donc pas la tentation, mais il aide à ne pas faillir
3. L'homme et la tentation • Toute tentation n'est pas systématiquement de Satan; l'homme en est aussi responsable par "les mauvais désirs qu'il porte en lui, qui l'appâtent, le séduisent et l'entraînent" . Il y a 3 grands types de convoitises
1. La convoitise de la chair, ou les désirs mauvais de l'être humain (Ex: David ; Saül
2. La convoitise des yeux, soit le désir avide de voir ou de posséder ce que l'on voit: Lot ; Acan
3. L'orgueil de la vie: la poursuite de la puissance et de la gloire, l'assurance dans ses propres ressources, la sécurité placée dans les choses terrestres: Nébucadnetsar (l'homme riche )
• La tentation place l'homme devant un choix qui appelle une décision.
• La tentation n'est pas un péché; choisir la proposition de Satan, l'est
• Si le croyant a péché, Dieu offre lui offre des ressources.
4. La victoire dans la tentation • La sympathie de Jésus et son aide
• La vie de communion avec lui
• La résistance à Satan et la soumission à Dieu
• La parole de Dieu est une arme à la disposition du croyant
• La prière et la vigilance
• La fuite, loin de la source de la tentation
QUE NUL NE DISE... JE SUIS TENTE PAR DIEU
Bibliographie
LA TENTATION ET LE SECOURS DIVIN
Dieu est fidèle... avec la tentation il fera aussi l’issue» (1 Cor. 10. 13)
André Georges
Table des matières : 1 Deux sortes de tentations
1.1 La tentation extérieure
1.1.1 La persécution
1.1.2 La mise à l’épreuve
1.1.3 Les agents de la tentation
1.1.4 Le Seigneur Jésus lui-même a été tenté
1.2 La tentation intérieure
1.3 Les ressources divines
1.3.1 Dans la tentation extérieure
1.3.2 Dans les tentations intérieures
2 La convoitise des yeux
2.1 L’attraction extérieure pour les yeux
2.2 Attirer l’attention sur soi
3 La convoitise de la chair
3.1 Les déviations sexuelles
3.2 Les excès dans le manger et le boire
3.3 Les ressources divines
4 L’orgueil de la vie
4.1 Orgueil, s’enfler
4.2 Les remèdes divins
5 Les tentations extérieures
5.1 L’opposition
5.2 Les préoccupations
5.3 Les tentations intellectuelles
5.4 La mise à l’épreuve
6 Le secours divin
6.1 Dans les tentations extérieures
6.2 Dans les tentations intérieures
6.3 Toujours
Jean-Marie GOURVIL, Ne nous laisse pas entrer dans l’épreuve. Une nouvelle traduction du Notre Père, Paris, François-Xavier de Guibert, 2004, 168 pages.
L’auteur joint sa voix aux nombreuses critiques qui ont été adressées à cette traduction.
La première partie de ce livre — la plus intéressante et la plus claire — est constituée par une réflexion critique sur la traduction française de la sixième demande du Notre Père, qui a été adoptée par toutes les confessions chrétiennes depuis 1966 en tant que « version œcuménique » de cette prière fondamentale : « Ne nous soumets pas à la tentation. »
Il commence par passer en revue les différentes traductions qui ont été proposées, les répartissant en trois catégories :
1. Celles qui essaient de rester proche du texte grec : a. en traduisant peirasmos par « tentation » :
- « ne nous expose pas à la tentation » (TOB 1985) ;
- « ne nous conduis pas dans la tentation » (TOB 1998) ;
- « ne nous induis pas en tentation » (Lagrange, Crampon, Second) ;
- « ne nous soumets pas à la tentation » (Bible de Jérusalem ; Osty 1964 ; Version œcuménique) ;
- « ne nous fais pas entrer dans la tentation » (Osty version 2)
b. en traduisant peirasmos par « épreuve » :
- « ne nous soumets pas à l’épreuve » (P. Lev Gillet)
- « ne nous fais pas pénétrer dans l’épreuve » (Chouraqui)
- « ne nous laisse pas entrer dans l’épreuve » (Commission liturgique orthodoxe auprès de l’A.E.O.F.)
2) Celles qui, compte tenu des problèmes posés par la traduction précédente, inversent le sens de la négation : a. en traduisant peirasmos par « tentation » :
- « que nous n’entrions pas dans la tentation » (X.-L. Dufour)
- « ne nous laisse pas entrer dans la tentation » (O. Clément)
- « fais que nous n’entrions pas dans la tentation » (TOB de 1988)
b. en traduisant peirasmos par « épreuve » :
- « fais que nous n’entions pas dans l’épreuve » (M. Philonenko)
3) Celles qui s’écartent d’une traduction littérale et complète de la phrase pour lui donner une signification sans ambiguïté :
- « ne nous abandonne pas dans la tentation » (Le Maître de Sacy)
- « ne nous laisse pas succomber à la tentation » (J. Jérémias)
- « ne nous laisse pas tomber dans la tentation » (Bible des peuples)
- « garde-nous de consentir à la tentation » (J. Carmignac).
L’auteur fait remarquer que ces trois types de traduction ne se distinguent pas par de simples nuances, mais témoignent de conceptions différentes du sens de la tentation et de l’épreuve dans nos vies, et plus profondément de notre relation à Dieu dans la tentation et dans l’épreuve.
Selon l’auteur, les traductions de la première catégorie sont problématiques à plusieurs niveaux :
1) Peut-on demander à Dieu de n’être pas soumis à la tentation ou à l’épreuve ?
2) Est-ce Dieu Lui-même qui nous soumet à la tentation et à l’épreuve ? Dieu serait-Il non seulement le tentateur, mais celui qui est susceptible de nous soumettre à elle ?
La seconde question appelle évidemment une réponse négative, mais la première aussi, car l’affrontement à la tentation et à l’épreuve est une donnée fondamentale non seulement de notre condition humaine, mais de notre vie spirituelle, selon l’enseignement unanime des Pères, qui voient dans la tentation et dans l’épreuve une condition de l’affirmation de notre choix en faveur de Dieu et de notre progrès spirituel dans la mesure où nous rejetons la première et surmontons la seconde.
Les traductions de la seconde catégorie en revanche ne posent pas ces problèmes au niveau du sens. Grammaticalement, elles reposent sur une inversion de la négation, mais une telle inversion est autorisée par l’original hébreu et on trouve plusieurs exemples semblables dans l’Écriture. Deux spécialistes reconnus, J. Carmignac et le Chanoine Rose avaient défendu cette façon de traduire, et leur proposition est aujourd’hui largement partagée par les spécialistes de l’hébreu.
En ce qui concerne le choix entre « tentation » et « épreuve » pour traduire peirasmos, l’auteur, après un examen de l’usage de ces termes dans les Écritures, penche pour « tentation », car c’est le sens le plus courant de ce terme dans le Nouveau Testament (alors que le sens d’ « épreuve » se trouve surtout dans l’Ancien Testament, tandis que, pour ce même sens, le Nouveau Testament utilise plutôt le mot dokimè).
Il semble que la préférence pour « épreuve » soit, dans certains milieux chrétiens (en particulier catholiques et protestants), dictée par un rejet de la notion de tentation, lui-même lié à un rejet de la notion de péché, de crainte que cela ne soit discrédité par la mentalité moderne ambiante à laquelle ces notions inspirent souvent une certaine répulsion. De même, dans la dernière demande du Notre Père, a-t-on remplacé dans la version œcuménique « délivre nous du Malin » (ce qui correspond strictement au texte original) par « délivre nous du mal » en jugeant que cela passait mieux aux yeux de la mentalité moderne qui considère souvent que la croyance au diable et aux démons relève de la superstition.
Récemment, une commission liturgique a été chargée par l’Assemblée des évêques orthodoxes de France de travailler à une nouvelle version du Notre Père. Dans les propositions qu’elle a formulées, cette commission a rectifié la dernière demande comme il se doit : « Délivre nous du Malin ». Elle a également rectifié la sixième demande : « Ne nous laisse pas entrer dans l’épreuve ». Mais n’a-t-elle pas été influencée par la mentalité ambiante précédemment évoquée, qui a perdu le sens de la tentation parce qu’elle a aussi perdu le sens de l’ascèse et du combat intérieur pour les remplacer par l’ « action sociale » ?
L’auteur montre clairement, dans deux chapitres, que les Pères entendent très clairement la sixième demande du Notre Père comme une demande à Dieu non pas de nous éviter les tentations, mais de nous aider à de pas être séduits par elles, à ne pas entrer en connivence avec elles et à ne pas y céder, mais au contraire, à les combattre et à les rejeter. L’auteur, s’appuyant sur l’enseignement des Pères, souligne aussi combien ce combat contre les tentations est une donnée fondamentale de la vie spirituelle et que le chrétien a pour tâche de le mener au quotidien.
L’auteur suggère finalement plusieurs traductions acceptables : « ne nous laisse pas succomber à la tentation » ; « ne nous laisse pas entrer dans la tentation » ; « ne nous laisse pas entrer dans l’épreuve » ; « ne nous laisse pas succomber dans l’épreuve ». Mais ces deux dernières propositions ne nous paraissent pas cohérentes avec les considérations précédentes.
La proposition de la Commission liturgique orthodoxe d’adopter le mot « épreuve » (qui avait déjà été formulée lorsque l’auteur a publié ce livre) ne nous paraît pas acceptable en raison de la trop grande indétermination du mot « épreuve », et la meilleure traduction nous paraît être : « ne nous laisse pas entrer dans la tentation », traduction amplement justifiée par toute la tradition patristique, et en particulier par le fait que « l’entrée dans la tentation » ou le fait de rester en dehors d’elle a une signification bien précise dans l’expérience et l’enseignement ascétiques des Pères.
21. Mars 2006
par Godblog à 23:36
"Une question métaphysique est une question
dans laquelle nous sommes nous-mêmes en question,
nous qui questionnons."
M. Heidegger
Voici six définitions possibles: trois matérialistes et trois spiritualistes
Les définitions matérialistes sont les suivantes.
1. Tout d’abord, la mort est un état dont on ne revient pas. La définition philosophique la plus répandue est en effet : "l'état dont on ne revient pas". Ce n'est pas une définition scientifique car il n'y en a aucune preuve, c'est une définition "philosophique" ou plutôt dogmatique. De plus c'est une pure tautologie, qui préjuge de la question, car c'est bien là ce qui est contesté (depuis toujours et au moins depuis Platon). Aussi lorsqu'un médecin adopte cette définition, il sort du cadre de la science, pour adopter une position philosophique, parfaitement légitime, mais qui n'a plus rien à voir avec la science et ses preuves. Dans cette pétition de principe la question est résolue car on est amené à nier les faits : lorsque quelqu'un revient à la vie après avoir été déclaré mort, le médecin se désavoue et reconnaît s'être trompé dans son Certificat de décès, puisque qu'il sait, par sa conviction philosophique, que ce n'est pas possible.
2. La mort est encore la fin de tout, du corps et du principe de conscience. Terrorisés par la mort religieuse, avec son alternative entre l'éternité de jouissance du Ciel ou les souffrances sans fin de l'Enfer, les philosophes matérialistes du dix-huitième siècle, scientistes du dix-neuvième, marxistes du vingtième ont inventé, créé, puis diffusé obligatoirement, cette nouvelle définition de la mort. Ils ont préféré inventer une mort qui serait la fin de tout. La mort pour eux serait la disparition du principe pensant (âme, mémoire ou conscience ...), l'anéantissement total, après il n'y aurait plus rien. C'est la mort matérialiste ou la mort-anéantissement. Or ils n'en ont aucune preuve scientifique.
3. La mort est enfin la fin absurde d'une vie dénuée de sens. Une telle croyance, indûment diffusée au nom de la science, va avec le monde matérialiste que nous subissons : l'acharnement thérapeutique, la vieillesse/catastrophe, les mouroirs/dépotoirs, la désespérance et la nausée sartrienne. Le choix de la première définition engendre les deux autres et se répercute dans la société. Le malheur est que ces définitions sont auto-réalisatrices et organisent réellement notre société en conséquence.
Les définitions spiritualistes sont les suivantes.
1. Tout d’abord, la mort est l'absence de corps physique et l'impossibilité de communiquer avec ceux qui ont un corps physique. Or que nous disent ceux qui sont revenus des premières étapes du processus du mourir ? C'est qu'après avoir été déclaré mort, on est toujours là. Le principe conscient est toujours présent et vivant. Et même l'on a encore un corps, seulement moins dense, moins matériel. On n'est plus dans le corps de chair, mais on a encore une enveloppe d'énergie (que certains appellent le corps éthérique et le corps astral). Simplement ceux qui ont un corps de chair (les vivants) ne les voient pas, ne leur parlent pas, peuvent passer à travers leur corps d'énergie, comme à travers un brouillard. Les morts sont donc au milieu des vivants et la mort peut se définir comme l'impossibilité de communiquer avec ceux qui ont un corps de chair.
Et ceci est expérimenté dans de nombreuses circonstances (opérations, accidents, chutes, noyades, extases, transes, sorties du corps ...). De plus en plus d'affirmations de ces "morts" dans le coma sont vérifiées sérieusement et indubitablement dans des témoignages de plus en plus nombreux (paroles de l'équipe chirurgicale, descriptions d'appareils sous anesthésie, voyages ailleurs, comme la chaufferie de l'hôpital ...). L'esprit scientifique demande de vérifier ces témoignages, au lieu de se boucher les oreilles et de fermer les yeux pour ne pas avoir à renoncer à ses convictions. (Comme Claude Bernard qui a refusé d'aller examiner une femme qui vivait sans manger, car il savait que l'inédie, - la non prise de nourriture, - est impossible). On doit donc tenir compte du témoignage de Diane Chauvelot, médecin psychanalyste, qui a montré en 1995 que pendant ses 47 jours de coma son esprit fonctionnait et enregistrait inconsciemment ses perceptions. La définition philosophique des spiritualistes est donc "l'impossibilité de communiquer avec ceux qui ont un corps physique".
2. La mort est ensuite le changement et l’oubli. La vraie mort est dans le changement et l'oubli, alors elle est de tous les instants et n'est pas séparable de la vie. Elle ne lui est pas opposable, elle en fait partie. La condition humaine, qui est incluse dans le temps, fait que nous mourons et renaissons à chaque instant. J'ai commencé par être un nouveau-né, qui a disparu pour laisser la place à un nourrisson, puis à un bébé, enfant, adolescent, jeune, adulte, personne âgée ...
La vraie mort n'est donc pas celle du corps mais celle de la conscience, ce serait l'extinction du principe de conscience. L'outil de permanence dans le changement est la mémoire qui assure la persistance. Au delà du changement, la véritable mort est l'oubli. Cet oubli se disait en grec « léthé » et se trouvait dans l'eau d'un fleuve des enfers que l'on buvait avant de se réincarner pour oublier sa vie passée. Aussi un peu partout sur la terre le culte des morts inclut-il les cérémonies du souvenir.
3. La mort, c’est enfin célébrer ses noces avec l'éternité. La tradition philosophique nous apprend que le Soi ou essence de nous-mêmes, est immortel et éternel. La "mort" n'est qu'une transformation ou transmutation, comme une femme qui change de nom en se mariant ou la chenille qui pour devenir papillon passe par la nymphe et la chrysalide. Cela n'est jamais vécu comme une perte ou une diminution, mais comme un accroissement ou un gain : lorsqu'on allume la lumière forcément disparaît l'obscurité. Et l'on comprend avec Rumi, le sage soufi, que "mourir c'est célébrer ses noces avec l'éternité". Son “Mathnawi” est un véritable coran mystique destiné à ceux qui recherchent la voie de l'ultime Rencontre à travers l'expérience personnelle de la perception divine. « (...)L'homme est comme un arc dans la main de la puissance divine(...) Quel heureux et excellent arc est celui qui sait dans la main de qui il est ! » écrit Rumi qui nous permet de comprendre que c'est en ouvrant nos cœurs à l'omniprésence divine que nous recréons l'Union avec Dieu et que nous nous reconnaissons comme les vecteurs de son Amour, de sa Justice et de son Harmonie… Nous n'avons pas d'autre identité que celle-là.
Le Soi ne naît ni ne meurt. Si l'on peut reconnaître sa présence sous la coquille de l'ego, la peur de la mort s'amenuise et disparaît. D'ailleurs ceux qui ont avancé dans les premières étapes du processus de mourir disent avoir ressenti un grand sentiment de calme et de paix, puis d'amour et de joie. Et à leur retour, ils se disent délivrés de la peur de la mort.
Principales oppositions entre matérialisme et spiritualisme
Matérialisme Spiritualisme
Monisme : une seule substance existe.
Cette substance est la matière Dualisme : matière + esprit ou monisme spiritualiste : esprit seul.
L'homme peut être connu ou décrit par la matière. L'homme ne se réduit pas à la seule matière.
Absence de croyances au "surnaturel", athéisme. Croyances : Dieu, âme, au-delà, réincarnation, superstitions, systèmes d'explication surnaturels...
L'homme a une illusion d'autonomie. Il est soumis au déterminisme ou au hasard. L'homme est autonome ou libre.
La conscience est une illusion générée la complexité de l'organisation de la matière. L'âme est autonome.
Absence de sens à la vie.
L'homme fixe lui-même sa propre finalité : l’humanité, par exemple. Finalité spirituelle souvent d'origine divine.
L'homme, en tant qu'animal comme un autre, fait partie de la nature. L'homme domine la nature.
L'homme est le produit de l'évolution. Créationnisme.
Ce qu'on appelle "mystères" ne sont que des questions non résolues par les sciences. Il y a des mystères que la raison humaine ne peut et ne pourra jamais résoudre.
Notre ignorance doit être acceptée. L'ignorance est transformée en transcendance "bouche-trou".
Priorité donnée à la recherche du "comment". Priorité donnée à la recherche du "pourquoi".
Le savoir. La foi.
La perception. La spéculation.
Qu'est-ce que la réincarnation ?
La réincarnation est le retour du principe spirituel dans une nouvelle enveloppe charnelle.
Pour un être humain, cette enveloppe est toujours un corps humain.
Mais on peut se réincarner soit sur la même planète où l'on a vécu sa dernière existence, soit sur une autre planète.
On ne peut fixer un temps précédant le retour dans un corps matériel, pas plus qu'on ne peut fixer un temps pour la vie terrestre.
Des êtres humains passent trois ans sur terre, et d'autres y vivent quatre-vingt-dix ans. Si l'on disait que l'homme vit sur terre trente ans, on parierait comme un amateur de statistique, mais pas comme un observateur des lois réelles.
L'esprit doit entrer dans un nouveau corps, mais cela se fait petit à petit et n'est achevé qu'à la naissance. Mais certains esprits changent d'avis après coup et craignent tellement la renaissance que cela aboutit parfois à une fausse-couche- ou à un enfant mort-né.
En général, les jeunes enfants de deux à trois ans ont très souvent des réminiscences de leurs vies antérieures. Les souvenirs s'estompent vers sept ou huit ans, lorsque l'enfant est mieux intégré dans la vie terrestre
• Certaines de nos aptitudes peuvent disparaître d'une vie à l'autre, être comme en sommeil, lorsque l'esprit désire en acquérir d'autres. Mais les premières ne disparaissent qu'en apparence et peuvent s'épanouir davantage dans une vie ultérieure.
• Un esprit attardé peut avoir choisi une famille évoluée dans le but de s'améliorer - ceci constitue une épreuve pour la famille choisie - alors qu'un esprit évolué peut s'incarner dans un cadre déplaisant, même dans un corps infirme, pour subir une épreuve nécessaire et développer des qualités qui lui manquent.
Disons tout de suite qu'
• avant de venir se réincarner dans une planète,
• l'être spirituel se prête à la perte de la mémoire des existences antérieures.
La réincarnation a, en effet, été enseignée comme un mystère ésotérique dans toutes les initiations de l'Antiquité.
16. Mars 2006
par Godblog à 11:12
Mini Festival
du cinéma coréen contemporain
Du mercredi 5 au mardi 11 avril 2006
au cinéma Le Rialto, rue d’Italie, NICE
autour de
L’ARC, de Kim Ki-duk
et de
Lady Vengeance, de Park Chan-wook
+
• Innocence, un « anime » du japonais Mamoru OIshii
• April Snow, du coréen Jin-Ho Hur, en avant première.
VOIR ILLUSTRATIONS NOTE PRECEDENTE
Ceci est une proposition de Cin&Sens
Contact : 0610 366 864, 0610 621 151
L’ARC
(Hwal)
Kim Ki-duk,2004,
1h30
avec Han Yeo-reum , Jeon Sung-hwan
Un vieil homme vit avec une jeune fille qu'il retient loin du monde, sur un bateau en pleine mer. Il compte l'épouser lorsqu'elle aura 17 ans. Les pêcheurs, de passage sur l'embarcation, ne manquent pas de remarquer la ravissante jeune fille, toujours farouchement surveillée par son protecteur. Mais, les rêves de mariage de ce dernier tournent à l'obsession lorsque s'éveille chez sa promise un intérêt pour un jeune homme de la ville...
• Mercredi 05 Avril 11h30 13h45 17h55 20h00
• Vendredi 07 Avril13h45 17h55 20h00
• Samedi 08 Avril 11h30 13h45 17h55 20h00
• Lundi 10 Avril 13h45 17h55 20h00
• Mardi 11 Avril 13h45 17h55
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LADY VENGEANCE
(Chinjulhan geomjasshi)
Park Chan-wook, 2005, 1h55
avec Yeong-ae Lee, Choi Min-sik
Geum-ja, une belle jeune fille, devient un personnage public lorsqu'elle est accusée de l'enlèvement et du meurtre d'un garçon de 5 ans. Ce crime atroce obsède les médias. Geum-ja passe aux aveux et est condamnée à une longue peine de prison. Elle va consacrer ses 13 ans d'enfermement à la préparation méticuleuse de sa vengeance contre son ancien professeur Mr. Baek...
Jeudi 06 Avril 13h45 17h55 20h00
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INNOCENCE Ghost in the Shell 2
(Kôkaku kidôtai )
Dessin animé
Mamoru Oshii, 2004
1h 40min.
Avec Akio Ôtsuka, Atsuko Tanaka, Kôichi Yamadera
Batou est un cyborg vivant. Son corps entier a été fabriqué par l'homme. Seules lui restent des bribes de son cerveau et le souvenir d'une femme.
Dans un monde où la frontière entre humains et machines est devenue infiniment vague, les Humains ont oublié qu'ils sont humains. Voici la débauche du "fantôme" d'un homme solitaire qui néanmoins cherche à conserver son humanité.
Jeudi 06 Avril 13h45 17h55 20h00
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APRIL SNOW
programmé au Rialto du 12 au 18 Avril 2006.
(Oechul)
Jin-Ho Hur, 2005, 1h40
Avec Ye-jin Son, Yong-jun Bae
In-su et Seo-young se rendent à l'hôpital, car ils viennent d'apprendre que leurs conjoints ont eu un grave accident de voiture. Alors que ces derniers sont dans un coma profond, In-su et Seo-young découvrent qu'ils entretenaient une relation extra-conjugale.
http://www.prettypictures.fr
Mardi 11 Avril Avant Première : 20h00
12. Mars 2006
par Godblog à 11:19
ACADÉMIE CLÉMENTINE - RAPPEL
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Jeudi 16 mars à 19 heures 30 : « Et Dieu créa la Femme »
2. L’Islam
Seconde de nos trois soirées consacrées au destin de la Femme
dans les trois religions monothéistes
Qu’est devenue la Femme depuis qu’un Dieu l’a créée ?
Comment le Coran définit-il l’image de la Femme ?
Quelle fut et quelle est aujourd’hui sa place dans la Société ?
La Femme musulmane et la religion.
Tels seront les sujets traités par nos intervenants :
Un homme : le Professeur Hachemi BACCOUCHE, historien, sociologue
Deux femmes, témoins du rapport (facile ou difficile) de leur foi avec leur vie de tous les jours :
§ Didja KAHIA, femme musulmane laïque, Gérante de Société et mère de famille
§ Aïcha SAIDI, femme musulmane croyante et pratiquante critique
§ Le Médiateur sera, comme à l’accoutumée, Vincent-Paul Toccoli.
MAISON DU SEMINAIRE – 29, boulevard Frank Pilatte à NICE
Participation 5 euros – membres Académie Clémentine 3 euros
Parking assuré à l’intérieur
11. Mars 2006
par Godblog à 00:11
CERCLE PHILO – SOPHIA
INTERVENTION DU 10/03/06
Eve Depardieu
Liberté et Pouvoir
La notion de liberté est, pour moi, l'une des plus énigmatiques de la philosophie, justement parce qu'intimement liée, dans sa définition même, à la notion de pouvoir, avec ses différents sens (le possible, le potentiel, la puissance), et aussi parce que la liberté se définit plus facilement par ce qu'elle n'est pas, par ce qui lui fait obstacle (longue liste des déterminations, des contraintes et multiples causes d'emprisonnement), plutôt que par ce qu'elle est (une conquête souvent fragile d'une certaine indépendance et d'une certaine autonomie) : on constate très rapidement dans la pratique, quand il s'agit de mettre cette liberté en œuvre au jour le jour au sein de la société des autres hommes, combien elle est rapidement mise à mal, voire niée, tant sur le plan individuel que collectif, par les prises de pouvoir et les jeux de pouvoir.
Hannah ARENDT (1906-1975) entendait par liberté uniquement la possibilité d'agir et non l'action elle-même qui dés qu'elle s'engage, fait que la liberté cesse d'exister : la liberté piège l'homme en la lui faisant perdre dés qu'il en fait usage…
Quel est donc ce rapport conflictuel, paradoxal, entre un potentiel de liberté et une possibilité d'agir, étrange équation qui semble se résoudre par une quasi impossibilité d'actualiser ce potentiel sans l'altérer : est-il donc vraiment si difficile, pour un sujet humain, d'éprouver l'expérience de la liberté ?
Dans toutes les définitions de la liberté, très rapidement la notion de pouvoir apparaît :
La liberté est le pouvoir d'être à soi-même sa propre cause, c'est-à-dire :
- qu'elle est une source de pouvoir, le point de départ d'enchaînements de phénomènes, d'évènements ou d'effets ayant une influence manifeste sur soi-même, sur l'environnement proche, voire sur le cours des choses, à plus ou moins long terme, en dépit de toutes les formes de détermination déjà existantes et qui conditionnent toute existence,
- et qu'elle est le pouvoir de ne plus subir aucune contrainte : de pouvoir décider de ses actes, de choisir ses objectifs et ses orientations par soi-même, sans qu'il n'y ait plus aucune autre intervention, antérieure ou extérieure, sans plus céder à aucune sorte de pression ou d'oppression.
Vœux Pieux ? Nous savons bien que les choses ne se passent pas exactement comme cela et que rien, à notre naissance, ne laisse présumer d'un tel comportement ! Nous souhaiterions bien, en effet, que la liberté nous donne le pouvoir de concevoir et de modeler le monde à notre manière afin de nous permettre de nous y développer et de nous y épanouir pleinement, de réaliser nos rêves, de satisfaire nos désirs à satiété, de nous faire plaisir et d'agir à notre guise selon nos envies, en nous permettant de changer, dans le monde existant, tout ce qui ne nous convient pas et de nous débarrasser de tout ce qui entrave ce libre accomplissement de soi…
Le problème est que c'est une question de pouvoir, de ce pouvoir qui donne aux individus et aux peuples les moyens d'atteindre la liberté d'être pleinement eux-mêmes. Autrement dit dans la plupart des cas, c'est le pouvoir qui donne la liberté : les philosophes et les historiens ont bien décrit le processus : cette quête de la liberté revient à capitaliser un maximum de pouvoir, en soi et hors de soi : tant qu'on en reste au niveau individuel, cela consiste à prendre les rennes de sa vie bien en main pour en guider et contrôler le déroulement, mais aussi inévitablement pour contrôler ce qui se passe dans l'environnement, notamment dans la vie des autres, afin d'éviter tout obstacles et entraves à cette visée : cela revient donc à gagner du pouvoir pour finir par devenir ce pouvoir, par l'incarner, en devenant soi-même une force libératrice dominante et agissante. Au début, cela semble ne concerner que quelques individus qui ont cherché à n'appartenir qu'à eux-mêmes, à avoir les pleins pouvoirs au moins sur eux-mêmes en montrant qu'ils étaient capables de se gouverner grâce à l'acquisition d'un savoir être et d'un savoir faire, d'une sagesse qui développe une force intérieure, la maîtrise de soi, et qui forgent une résistance remarquable aux épreuves et aux agressions, grâce à l'utilisation réfléchie et expérimentée (autant théorique que pratique) des connaissances et des expériences accumulées.
Mais se pose rapidement le problème de la préservation et de la continuation de ce pouvoir de maîtrise individuel dans un environnement naturel et humain assez dense où s'exercent toutes sortes de formes de pression, voire des forces contraires : il apparaît que se libérer en devenant un être indépendant et autonome uniquement par rapport à soi n'a pas beaucoup de sens, tant que cela ne produit aucun effet, n'a aucun impact sur l'entourage et l'environnement. Ce qui veut dire qu'un mouvement de libération ne devient vraiment significatif, qu'à partir du moment où il tend à dépasser le stade de l'individu source et qu'il crée des évènements qui vont avoir une influence, sur les autres et sur le milieu de vie, en entraînant même l'individu en deçà de tous les efforts qu'il déploie pour garder le contrôle : il semble que cette possibilité de devenir indépendant, de se prendre en charge, de s'orienter, de se diriger, et de se réguler soi-même, de savoir se gouverner tout seul en résistant à toute autre forme d'influence et à toute intimidation, ait le pouvoir de décupler sa puissance, de générer une capacité de direction et d'intervention tant sur ses propres affaires que sur celles du monde extérieur, avec l'espoir d'en modifier les données,pouvoir qui exerce une fascination sans égal. Mais quelle autorité et quelle légitimité cela donne-t-il à celui qui y parvient surtout quand il s'agit, au nom de la liberté pour tous, de décider pour autrui et pour le monde ?
Dans sa dernière intervention, le Père Toccoli, citant Paul RICOEUR (1913-2005), terminait son exposé en évoquant le problème de la crédibilité tant des idéologies que des utopies, deux notions qui se rejoignent quand il s'agit de définir ce qui leur confère légitimité et autorité : "Toute idéologie, nous disait-il, tend à légitimer un système d'autorité, et toute utopie, en fin de compte, doit s'affronter au problème du pouvoir"... De quel "pouvoir" s'agit-il ? Il ajoutait oralement "c'est-à-dire à la liberté", celle-ci étant entendue comme le pouvoir de concevoir des utopies, "un nulle part, une place vide d'où nous pouvons réfléchir à nous-mêmes"… Donc un pouvoir conceptuel qui nous rend capable d'imaginer des utopies, des non lieux (ou-topos). Ce pouvoir d'imagination utopique, cette fonction, comme le dit Paul RICOEUR, "excentrique" d'une imagination culturelle réflexive, est-ce cela qui constitue notre liberté ?
N'est-ce pas prendre le risque de faire de la liberté elle-même une utopie, quelque chose de l'ordre du "nulle part", d'inconcevable pour nous dont le temps est tellement compté et qui sommes tributaires d'un espace bien délimité !
Pire encore, n'est-ce pas prendre le risque de faire de la liberté un contre-pouvoir anti-idéologique (donc qui se rapporte à l'idéologie, en négatif), qui s'opposerait à toutes les formes d'idéologie qui nous piègent par leur autoritarisme et nous enferment dans des systèmes clos ?
Tout se passe alors comme si la possibilité même de concevoir la liberté avait comme point d'appui, c'est-à-dire dépendait (paradoxe!) de cette puissance imaginative à penser des hors lieu, à voir de l'invisible, à concrétiser des idéaux en dépit de tout ce qui nous limite et de notre tendance à mettre partout des bornes et des clôtures, à nous enfermer dans des systèmes idéologiques hégémoniques sécurisants et très fonctionnels. Qui a déjà vu, sinon en rêve, une société d'hommes où chaque individu vive libre de toute contrainte, au vu et au su de tous, en toute confiance et pleine transparence, sans aucuns systèmes de protection et de défense, ni même d'autoprotection ou d'autodéfense ? Même dans un système d'autogestion ayant l'autonomie de fonctionnement la plus perfectionnée il semble impossible de ne pas prévoir des éléments sécuritaires qui protègent l'establishement, qui pérennisent le système en garantissant son bon fonctionnement, donc, en pratique, sans la mise en place de moyens de régulation et de protection qui s'apparentent plus ou moins à un ordre judiciaire, à des services de surveillance (police) et de défense (forces armées) ! DURKHEIM (1858-1917), un des pères de la sociologie, insistait sur le fait que la contrainte qui se manifeste dans des traditions, des lois, des règlements, est la condition même de la liberté : ce sont les systèmes de lois assortis de systèmes de sanctions qui garantissent l'exercice de la liberté de chacun et que chacun doit respecter. Et RICOEUR, Histoire et vérité.
En effet, c'est au sein d'une collectivité, dans l'expérience du vivre ensemble, que le pouvoir entrevu à l'occasion de quelques expériences de liberté au niveau individuel déploie sa puissance, qui s'avère devenir une puissance d'influence et même de manipulation : lorsque cette capacité à apprivoiser les contraintes, à tirer partie des zones d'incertitudes, à élaborer des stratégies et à improviser des conduites, à prendre des décisions, à rester actif et vigilant c'est-à-dire auteur et acteur en toutes circonstances, confère à l'individu une autorité manifeste qui légitime ses actes aux yeux d'autrui et à la face du monde : l'engagement politique n'est pas loin, il se précise avec l'envie de persévérer, et même de vouloir en faire plus !
Pour Hannah ARENDT, c'est seulement dans le politique, la réflexion et l'action politique, que les hommes peuvent éprouver l'expérience de la liberté (voir texte De la crise de la culture). Elle exprime son espoir en une république fédérative avec un régime de démocratie participative, une communauté d'hommes égaux en dignité, liés par la parole, où le citoyen retrouve donc son pouvoir d'expression, d'action et de décision.
Ce pouvoir s'expérimente-t-il vraiment en jouant la carte de l'homme libre et responsable, du citoyen capable de définir son destin malgré l'angoisse des incertitudes, alors que l'avenir reste indéterminé, et en dépit de la tentation de la mauvaise foi qu'il est toujours possible d'invoquer pour chacun de nos actes (comme l'a montré SARTRE, 1905-1980), en trouvant des alibis pour excuser nos insuffisances et nos fuites ? Il y a toujours un risque de dérapage dans l'exercice du pouvoir, même au nom de la liberté pour tous, car cela demande de maîtriser et de contrôler de plus en plus strictement toutes les formes de pouvoir existantes et de manipuler le consentement des électeurs: l'abus est toujours possible jusqu'à en arriver à obtenir docilité et soumission d'une manière de plus en plus contrainte et forcée (La BOETIE 1530-1563, Discours sur la servitude volontaire, et TOCQUEVILLE 1805-1859, De la démocratie en Amerique, sur la servitude douce) !
Celui qui s'est montré capable de se libérer de ses chaînes et de prendre sa vie en main n'espère-t-il pas voir l'ensemble de l'humanité arriver au même résultat ? Forçant l'admiration, il peut être poussé ou appelé à y contribuer, en vertu d'un idéal de solidarité et d'égale liberté pour tous, en étant désigné pour venir en aide à ceux qui ne s'en sortent pas seuls. Mais le passage de l'art de se gouverner soi-même à celui de gouverner les autres, même si c'est pour leur apprendre à être plus libre et à mieux se gouverner, est problématique, car il se fait au détriment de la liberté individuelle à cause de la responsabilité que cet engagement implique : l'exercice des "charges" du pouvoir politique, avec les comptes à rendre aux électeurs, n'apparaît pas vraiment comme la meilleure façon de se sentir libre ! La puissance que confère l'autorité politique semble une libération plus douteuse que la puissance créatrice d'un artiste dont l'œuvre n'engage pas directement l'avenir vital de tous ses contemplateurs.
Mais nous ne sommes pas tous des artistes ! Alors que faire de ces forces libératrices qui sont en nous et qui nous travaillent mais qui sont menacées de disparition de toutes parts dés leur émergence ?
10. Mars 2006
par Godblog à 06:59
QUOI? QUAND? QUI? OU? PROGRAMME DU 10 AU 27 MARS 2006
Ve 10 mars, 12h15 : Cercle Philosophia, Fondation Sophia Antipolis, Sophia. Eve DEPARDIEU : Du politique : Liberté et Pouvoir
Je 16 mars, 19h30 : Nice, Maison Diocésaine, Colloque Académie Clémentine (Et Dieu créa la femme : La femme dans tous ses état) Situation de la Femme dans la tradition musulmane (2ème session)
Ve 17 mars, 12h15 : Cercle Philosophia, Fondation Sophia Antipolis, Sophia. Pierre GOUIRAND : de Tocqueville, une certaine vision de démocratie. (Une lecture transversale de l'œuvre de Tocqueville a permis de dégager les éléments qu'il considérait comme essentiels au bon fonctionnement d'un régime démocratique.)
Sa 18 mars, 17h : GILETTE, Chapelle :messe anticipée du dimanche
Di 19 mars, 10h30 : BONSON, Chapelle: messe dominicale
Lu 20 mars, 14h30 : La Fontonne, Antibes: V-P.TOCCOLI : "La Communion des Saints"
Ma 21 mars, 20h30 : Esprit Libre, Vence, Paroisse : V-P.TOCCOLI "Le néant ! la réincarnation ! la résurrection ! (s’il n’y a rien, qu’est-ce qui fait vivre ?)
Je 23 mars, 18h 30 : Conférences de ND, Centre Pastoral ND, 23 rue Paganini, Nice (Le courage d’être un homme) V-P.TOCCOLI : Les langages de la séduction
Le nouveau serpent de notre nouvel éden est multiple et aussi séducteur que celui de la Bible : peut-être encore plus subtil, plus menteur, et partant, plus désespéré et désespérant.
Ve 24 mars, 12h15 : Cercle Philosophia, Fondation Sophia Antipolis, Sophia V-P.TOCCOLI: "La tentation esthétique : Les miroirs de la virtualité ou la Médiamorphose"
Sa 25 mars, 17h : SIGALE, Chapelle du Four à Pain: messe anticipée du dimanche
Di 26 mars, 10h : GILETTE, Chapelle : messe dominicale.
Lu 27 mars, 14h30 : La Fontonne, Antibes : V-P.TOCCOLI : [ sous réserve : à confirmer ]"Actualité de St Thomas d’Aquin"
EN PRE ANNONCE : TRIDUUM PASCAL :
EGLISE DU VOEU, NICE LE SACRE ET LA SAINTETE
Le sacré et la sainteté : un enjeu de la religion et de l’anthropologie.
Ma 4 avr. 18h00 :Triduum Pascal : « Il n’avait plus d’aspect humain... » : c’est ce à quoi mène(rait) la dérive des entreprises anthropophages de notre société implosive. Sur quoi fonder la dignité de l’Homme ?
Bâtir sur le roc ou bâtir sur le sable : il n’y a pas d’autre alternative ! Où est le roc, au milieu du sable de notre société ?
Me 5 avr. 18h00 :Triduum Pascal : " Il n’avait plus d’aspect humain…"
Humain, Inhumain, Déshumanisé : les dérives de l’homme créé.
‘L’homme ne vit pas seulement de pain.. ‘ Certes, mais où Dieu parle-t-il donc aujourd’hui ? Comme au temps du jeune Samuel, aurait-il renoncé à se faire entende de l’homme ?
Je 6 avr, 18h00 : Triduum Pascal (Il n’avait plus d’aspect humain…)
« L ‘homme est roi, l’homme est Dieu » (Arthur Rimbaud) : le sacre de l’individu et la désacralisation de Dieu. ‘Voici votre roi !’ déclare Pilate ! Déifier l’homme, ce n’est pas déboulonner Dieu, c’est se moquer de la créature, enveloppé dans une grandeur empruntée aux accessoires de Carnaval. Le feu serait donc la seule issue ?