"Précis de décomposition"

Mes amis,
en ce premier mai, j'ai peur...

J'ai peur que nous ne nous réveillions pas, ou trop tard, pour sortir d'une léthargie morbide qui rejoint à la fois la facination de l'échec et l'instinct de mort! J'ai peur que nous nous habituions à n'être plus que ce que nous sommes en train de devenir : un pays émergent.

J'ai peur, avec Paul Valéry, que notre type de civilisation soit / est peut-être arrivée à son dégré de développement maximal, et que, suivant le principe de Peter, elle ne puisse faire plus, elle ne puisse faire mieux!

Oui, peut-être avons-nous atteint notre plus haut degré d'excellence, et comme le Richard III de Shakespeare parvenu au sommet du pouvoir, nous ne puissions plus maintenant qu'être irrésistiblement entraînés dans une chute, qui sera d'autant plus dure, que notre ascension aura été plus haute!

Les modes de vie passent: way of life pour way of life, le nôtre est à bout de souffle! Un nouvel Homme est en train de naître, dont nous ne serons peut-être pas, en tant que peuple, nation, état, pays! L'incantation ici n'est qu'une gesticulation! On peut toujours "jouer de la flûte sur la place: personne ne nous écoute plus!" Même pas le 118/218!

En lisant ce matin, le terrible article d'Eric Le Boucher, oui, j'ai eu encore plus peur que d'habitude. Son exposé des "motifs", et qui n'est pas exhaustif, ne peut que "donner à penser", mais aussi "inciter à agir". Je me permets de vous en soumettre l'intégralité, en vous le présentant dans une forme raisonnée.

Que dire? Ne perdez pas courage? Je ne sais plus...

Un an de perdu, un de plus, par ÉRIC LE BOUCHER, LE MONDE | 29.04.06

Rien à faire, donc. La France ne va pas pouvoir abréger ses souffrances. Il lui faut patienter encore un an avant l'élection présidentielle.

On n'ose pas imaginer, au train où cela va, dans quel état de décomposition va finir le mandat de Jacques Chirac. Encore douze mois vides, dans un monde qui n'attend pas.

Regardez simplement les événements depuis huit jours :
1. les menaces s'accumulent - celle de l'Iran, celles non moins violentes de Poutine ;
2. Chine et Etats-Unis causent seuls de l'avenir de la planète ;
3. les organisations multilatérales prennent l'eau - le FMI s'interroge sur sa raison d'être, l'OMC va à l'échec ;
4. l'Europe est au point mort ;
5. le pétrole flambe ;
6. l'euro regrimpe vers ses sommets.

Mais la France ne voit rien, ne parle de rien, ne compte pour rien. Elle passe de la crise des banlieues à celle du CPE, du Clemenceau à l'affaire Clearstream.

Le débat électoral aura au moins le temps de s'installer et, pour une fois, il a des chances de porter sur le fond, nous dit Jérôme Jaffré (Le Monde du 28 avril). Puisse-t-il avoir raison.

Pour y contribuer, l'économiste Patrick Artus vient de publier une étude qui explique comment les gouvernements successifs nous ont - déjà - fait perdre notre temps depuis... trente ans. Soit, résume-t-il, la politique économique n'a eu comme seul objet que la relance conjoncturelle, soit ses motifs étaient "idéologiques", contraignant les successeurs à en "réparer" les effets (Recherche IXIS n° 122, 22 mars).

Jamais il ne fut question d'une réflexion sur les problèmes structurels de long terme (vieillissement, mondialisation, élargissement de l'Union européenne) et sur la spécialisation internationale de notre économie.

Le débat qui s'ouvre devrait en tirer une leçon : se garder de se focaliser autour de la défense/la modernisation du "modèle social français". Si l'on veut cesser de se bercer d'illusions à crédit, l'urgence impose de regarder le social comme un problème non secondaire mais aujourd'hui second. Il faut produire avant de redistribuer. Le diagnostic, du point de vue des structures de notre économie, doit alarmer.

1. - "La productivité décline alors que le vieillissement démographique devrait entraîner l'inverse", note Patrick Artus. Rappelons qu'il n'y a que deux façons d'enrichir un pays :

travailler plus (en accordant leur place aux femmes, en laissant les seniors en poste, en admettant les juniors dans les entreprises ou en ouvrant l'immigration) ou travailler mieux (les gains de productivité).

Les Etats-Unis ont utilisé les deux moyens. Par réflexe malthusien, la France
- vire ses vieux,
- bloque ses jeunes,
- restreint ses taux d'emploi,
- ferme ses frontières
- et limite ses gains de productivité (1 % par an).

Il faudrait, il faudra, faire exactement l'inverse. Le bon débat est celui-là.

2. -"L'industrie perd des parts de marché", faute d'innovation et faute de s'être repositionnée vers le haut de gamme bien qu'arrivent les produits bon marché de Chine. Le ratio de recherche/développement stagne en France à 2,2 % du PIB quand l'Allemagne est à 2,5 % et que le Japon l'a porté à 3,15 %. Si la France veut demeurer une nation industrielle (c'est un choix : la Grande-Bretagne a renoncé ; l'Italie lâche prise), il faut augmenter les ressources, oser redynamiser le secteur public et trouver, enfin, le moyen de faire comprendre à nos "champions" du CAC 40 que leur avenir ne dépend plus de l'Etat, pour la recherche comme pour le reste.

3. -"La pression fiscale est élevée alors que l'élargissement européen a entraîné une concurrence" entre les Vingt-Cinq, poursuit Patrick Artus. Soulignons que l'Etat et ses dépendances pompent 50 % de la richesse nationale française, contre 44 % pour la moyenne européenne et 42 % dans les nouveaux pays membres.

La conséquence du peu de souci porté depuis trente ans aux structures de l'économie française tient dans un chiffre : année de baisse après année de baisse, entrecoupées de courtes périodes de légères remontées, l'investissement des entreprises a reculé de 23 % depuis 1990. Un quart de moins ! Faut-il chercher ailleurs une explication du chômage et du malaise national ?

Produire en France ? Non merci. Trop compliqué, trop peu attractif, trop peu rentable. Dénonce-t-on les "profits scandaleux" des firmes du CAC 40 ? Le taux de marge des sociétés stagne en France alors qu'il remonte partout ailleurs, à l'exception de l'Italie.

La France a besoin d'une politique pro-business ferme et à long terme, à l'image de ce que font ses concurrents. Nous en sommes loin.
1. D'abord parce que les ministres des finances, par phobie keynésienne, ne s'inquiètent plus que de l'état de la demande des consommateurs. Et comme ils ne peuvent rien sur les revenus, ils bornent toute leur politique à aider les Centres Leclerc ! Baissons les étiquettes ! Quelle hauteur de vue...
2. Ensuite parce que le réflexe "social" et les bons sentiments prédominent le débat économique.

Il reste un an donc pour faire comprendre
1. que le bon emploi ne viendra que de la croissance.
2. Que la croissance viendra de l'investissement des firmes et de leurs exportations, donc de leur compétitivité.
3. Et qu'enfin les revenus ne progresseront durablement que par la productivité, donc par l'innovation.

Et que tout ça, c'est le préalable d'un débat sur le modèle social.

FRANCITUDE ou PLANETITUDE ?

FRANCITUDE ou PLANETITUDE ?

« La jouissance vaniteuse du quant à soi n'est plus un recours pour ce nouveau type de personnage [qu’est le Français exporté par notre production cinématographique]. La "francitude" qu'il incarne est celle d'une honte diffuse, d'un dégoût de soi qui trahit la conscience avouée d'une perte définitive de sa propre dignité. Cette rumination collective, qui réunit de part et d'autre de l'écran les personnages et les spectateurs, cette conscience étriquée et malheureuse qui se résout en rire grimaçant, sont décidément trop aiguës pour ne pas être le signe d'un malaise plus général. Quelque chose qui, au-delà de la comédie, au-delà même du cinéma, serait à l'oeuvre dans la société française elle-même, voire plus largement en Europe, et qu'on pourraitnotre mond définir comme le symptôme d'un profond trouble d'identité.
Faut-il le rapporter à la mémoire longue de l'histoire du XXe siècle, aux stigmates de la barbarie concentrationnaire, à l'héritage empoisonné du colonialisme, à cette crise des valeurs sur lesquelles l'Occident a fondé une suprématie qu'il lui faut aujourd'hui expier ? Faut-il, plus simplement, le rapporter aux avanies récentes de la politique nationale, depuis la fin de règne amèrement désenchantée du socialisme au pouvoir jusqu'à l'élection présidentielle du 21 avril 2002, qui a cristallisé le délabrement des enjeux politiques et la peur panique d'une société confrontée à la soudaine démonétisation de sa propre image ?
La tendance expiatoire qui s'ensuit est en tout cas mise en œuvre, de manière plus flagrante encore, par le principal bailleur de fonds du cinéma français qu'est la télévision, où l'essor de la télé-réalité et de certains types de divertissement (exemplairement "Le Maillon faible") semble construit sur le principe de l'enregistrement pur et trivial du moment exact où un individu abandonne sa dignité. Cette inquiétante célébration de l'humiliation et de la dégradation comme critère de valorisation individuelle et sociale prône de manière plus ou moins insidieuse l'assujettissement de l'individu à une idéologie qui en réalité le nie.
Cette idéologie, qui n'est autre que celle d'une lutte de moins en moins masquée et de plus en plus sauvage pour le profit, contribue à ce que le philosophe Bernard Stiegler a récemment qualifié de liquidation du narcissisme, facteur nouveau d'une perte d'individuation dans les sociétés occidentales. On jouit littéralement de ne pas s'aimer soi-même. Une certaine tendance du cinéma français en est aujourd'hui comme l'ombre portée. (Jacques Mandelbaum et Jean-François Rauger, Article paru dans Le Monde, édition du 29.04.06) »

Je n’ai eu qu’à lire ces lignes pour avoir envie de « rendre ». Un haut- le-cœur m’a saisi (et non pas un « sursum corda » !) car j’ai été immédiatement envahi par des refoulements d’images et de paroles vues et entendues autant dans mon cabinet (ce qui est « normal », malheureusement !) que dans les espaces publics nationaux : je parle pour ma « paroisse » !

Personne ne sait plus qui il est ! Personne ne sait plus d’où il vient, où il vit, ce qu’il veut, à quoi rime ce qui l’agite. « On » fait les choses ! Des hommes sans visage courant après les chimères ectoplasmiques de Don Brown ou les déclarations vengeresses de Zaccarias Messaoui, et maintenant, « at home » les épisodes feuilletonesques et lamentables d’un pouvoir au sommet de l’intrigue, de l’espionnage et de l’incompétence ! Pas « clear » du tout, le « stream » qui nous emporte « no return » !

Nous voyons bien que nous ne sommes pas les seuls : les pantalonnades ultramontaines du dernier duo comico-tragique Prodi-Berlusconi ont en commun latino-latin que la puanteur nauséabonde des cloaques d’où l’on repêchera un jour tous les Sébastien sacrifiés au crimes de l’État !

Oui, la démonétisation ne touche pas seulement l’€ ou le $ de l’Ouest, en face d’un Yuan-Reminbi de l’Est-Extrême qui rachète tout ce qui meurt sur la planète, pour le transmuter en Soleil vert de l’avenir ! De la putréfaction à la transsubstantiation ! Nous n’avons plus d’image-de-soi : nous avons « perdu la face », comme on dit à Pékin.

Et nous n’avons même plus honte !

Notre génie consiste désormais – depuis quand, au fait ? - à ne nous identifier qu’avec les contre héros dépouillés de « leur probité candide » et de leur « lin blanc » ! Plus corrompu que moi, tu meurs ! La valorisation individuelle et sociale, à tous les niveaux de l’État et du pays, s’épanouit dans

- l’humiliation de « l’autre » (ces jours-ci, « les condamnés au CPE et l’immigré »)

- et la dégradation célébrée comme l’accomplissement de l’excellence (la déjection planétaire de toutes les prudences diplomatiques face aux « caricatures » hier, face à Téhéran aujourd’hui).

Les « grands esprits » avaient jadis vilipendé Samuel Huntington, car aucun pays ni régime n’apprécie les Jérémie que suscitent sinon toujours la prophétie, souvent la seule intuition. Alors il faut que soudain, n’en pouvant plus d’hypocrisie solidairement assumée et s’autorisant d’une fidélité que l’ambition ni l’intrigue n’ont jamais entamée, - il faut que soudain,
- au milieu d’un froc immaculé ou d’une pourpre qu’on n’a pas souhaitée,
- une tertiaire dominicaine, Catherine de Sienne,
- ou un jésuite piémontais, Carlo Maria de Turin, Cardinal Martini,
- arrache,
- elle, le Pape à la cour fétide d’Avignon qui divise toute l’Église,
- lui, le préservatif de la « réserve » où la peur atavique d’une société destinée au service de « la charité d’abord », le « contient » comme un poison d’armoire B » à ne prescrire que sur « ordonnance ».

Carlo Maria de Milan a pris la suite de Catherine de Sienne, mystique et docteur de l'Église. (1)

Comme je ne cesse de le répéter, et continuerai de le faire, ce monde donne l’illusion qu’il est chrétien, - même quand il est culturellement musulman ou bouddhiste, et surtout quand il se dit athée ! – (2). Comme le Canada Dry, jadis, avait la couleur et le goût de l’alcool, mais n’était pas de l’alcool, - ainsi ce est tout sauf chrétien. Et l’Église elle-même, qu’elle se veuille « catholique », c’est à cause des vicissitudes de l’Histoire. Mais elle a surtout à se convertir chaque jour à Jésus-Christ : elle doit devenir de plus en plus chrétienne.

Personne, ni elle ni personne, n’est chrétien une fois pour toutes !

Prétendre qu’on l’est, c’est de la paranoïa !
Espérer le devenir chaque jour un peu plus, est un signe de santé morale, psychique et religieuse.

Carlo Maria Martini et Catherine Benincasa ; le philosophe Bernard Stiegler ainsi que les journalistes Jacques Mandelbaum et Jean-François Rauger, appellent « un chat un chat et Rollet un fripon », chacun chez soi, mais cela vaut pour « chez les autres », tous les autres !

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(1) Catherine Benincasa est née à Sienne en Italie (1347), tertiaire dominicaine dès l'age de 16 ans. Elle mène une vie de recluse pendant trois ans. Reprenant une vie dans le monde, elle se consacre entre autres, à la réconciliation des villes ennemies, devenant aussi l'avocate des victimes politiques. Elle va user de son influence auprès du pape en Avignon pour le faire revenir à Rome. Elle va le rejoindre en 1376, l'entretient de la situation de l'Église, très dégradée, lui reproche sa peur de lutter, et le presse de revenir à Rome. L'entourage pontifical, attaché au luxe et à la douceur avignonnaise fait pression contre elle. Mais elle parvient à décider Grégoire XI qui se met en route et rejoint Rome où il meurt en 1378.
C'est le début du grand schisme d'occident, avec l'élection de deux papes à Rome et à Avignon. Catherine conseillera le pape Urbain VI à Rome. Elle meurt épuisée à 33 ans.
Ne sachant pas écrire, elle a dicté une considérable oeuvre spirituelle (dialogues et lettres), fruit de ses extases. Aussi fut-elle proclamée docteur de l'Église par Paul VI en 1970, en tant que mystique du Verbe incarné, du Christ crucifié, et de l'Église. Elle est la seconde femme (après Thérèse d'Avila) et la seule laïque docteur de l'Église.

Le cardinal Carlo Maria Martini, né le 15 février 1927 à Turin, est un jésuite italien, archevêque de Milan de 1980 à 2002.
Souvent considéré comme l'un des membres « progressistes » du Sacré Collège, il a montré à travers ses nombreux écrits largeur de vues et ouverture d’esprit, ce qui le rend assez populaire dans certains cercles catholiques.
Né à Turin en 1927, Carlo Maria Martini entra dans la Compagnie de Jésus en 1944, et fut ordonné prêtre en 1952. En 1958, il obtint son doctorat de théologie fondamentale à l'Université pontificale grégorienne, à Rome. À partir de 1962, il fut chargé d'enseignement à l'Institut biblique pontifical, un institut spécialisé dépendant de la Grégorienne, dont il devint le recteur en 1969. En 1978, il fut choisi par le pape Paul VI pour être le recteur (rector magnificus) de la Grégorienne. Pendant ces années, il publia de nombreux travaux universitaires. En décembre 1979, le pape Jean-Paul II le nomma archevêque de Milan. Pour sa première nomination diocésaine, Carlo Maria Martini recevait donc une charge considérable, et extrêmement prestigieuse. Le 2 février 1983, il fut créé cardinal, recevant le titre (titulus) de Sainte Cécile du Transtevere. Enfin, de 1987 à 1993, il fut le président de la Conférence des évêques européens. En 2002, atteint par l'âge de la retraite, il se retira. Lors du conclave de 2005, âgé de 78 ans, il était encore éligible, et, de fait, pendant des années, de nombreux catholiques « progressistes » avaient espéré son élection pour succéder à Jean-Paul II. Mais à la mort de ce dernier, l'élection du cardinal Martini était généralement considérée comme hautement improbable, en raison de ses opinions, de son âge, ou, surtout, parce qu’il souffre de la maladie de Parkinson.
L'une de ses œuvres les plus connues dans le grand public est une série de lettres échangées avec l'auteur italien Umberto Eco, dont la traduction française a été publiée en 1997 sous le titre Croire en quoi ?

(2) Un monde para chrétien, Bénévent, 2006



CALENDRIER MAI 2006

CALENDRIER MAI 2006

- Vendredi 28 avril: 12h15-13h45 : Cercle Philosophia, Fondation Sophia Antipolis, salle Bérény: J-M. Dagrève : Le Christ des philosophes 1 (suite, les 9 & 16 juin)

- Samedi 29 avril : 16h00 : Ass. Culturelle de Biot, Salle de la Mairie : La Palerme arabo-normande (Toccoli-Champromis)

- Dimanche 30 avril : 10h : Gilette St Pancrace : Messe dominicale.

- Vendredi 5 mai :Cercle Philosophia, Fondation Sophia Antipolis, salle Bérény : R.Poupin (dernière) : Du châtiment à l'épreuve; de la mission au quotidien.

- Dimanche 7 mai : 10h00, Gilette, St Pancrace, Messe dominicale

- Vendredi 12 mai : Cercle Philosophia, Fondation Sophia Antipolis, salle Bérény : Eve Depardieu : De l'héritage : Tradition et Transition.

- Dimanche 14 : ATTENTION 2 MESSES :
* 9h30 : Gilette, St Pancrace
* 11h : Pierrefeu, église paroissiale

- Vendredi 19 mai :Cercle Philosophia, Fondation Sophia Antipolis, salle Bérény : Eve Depardieu : Qu'est-ce que parler veut dire?

- Dimanche 28 : 10h : Gilette, St Pancrace, Messe dominicale


SPECIAL EN PREMIERE UGC SUR NICE

DA VINCI CODE

MERCREDI 17 MAI
CINEMA LE VARIETES
BOULEVARD VICTOR HUGO
(VF)

JEUDI 18 MAI
CINEMA LE RIALTO
RUE DE RIVOLI
(VO)


DEBAT AVEC VINCENT PAUL TOCCOLI


CONSULTEZ JOURNAUX ET TRACTS

SAINTES PÂQUES

SAINTES PÂQUES

Dimanche des Rameaux, ou de la Passion.

Mes amis,

« Terre entière », l’Agence de voyages, m’a invité à assurer la liturgie de la Semaine Sainte pour 250 pèlerins - voyageurs d’une croisière en Méditerranée du Lundi 10 au Jeudi 20 avril prochain : ma paroisse sera donc flottante cette semaine ! Et le fils de marin que je suis demeuré s’en réjouit !

La route maritime partira de Nice. Les escales seront : Civita Vecchia (Rome) ; Tunis Carthage) ; Bizerte (Dougga) ; Annaba (Bône) pour St Augustin et Timgad ; Sétif pour Djemila; Alger enfin ! Retour à Nice.

Je vous souhaite une Semaine Sainte profitable et de Joyeuses Pâques !

Christ est Ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !

comme disent en grec les chrétiens orthodoxes, - langue des trois premiers siècles de l’Église !

Père Vincent-Paul Toccoli, sdb

Mini Festival Cinéma Coréen Contemporain

R A P P E L
Mini Festival Cinéma Coréen Contemporain

Du mercredi 5 au mardi 11 avril 2006
au cinéma Le Rialto, rue d’Italie, NICE

autour de

L’ARC, de Kim Ki-duk
et de
Lady Vengeance, de Park Chan-wook
+
• Innocence, un « anime » du japonais Mamoru OIshii
• April Snow, du coréen Jin-Ho Hur, en avant première.

VOIR ILLUSTRATIONS NOTE PRECEDENTE

Ceci est une proposition de Cin&Sens
Contact : 0610 366 864, 0610 621 151


L’ARC

(Hwal)
Kim Ki-duk,2004,
1h30
avec Han Yeo-reum , Jeon Sung-hwan

Un vieil homme vit avec une jeune fille qu'il retient loin du monde, sur un bateau en pleine mer. Il compte l'épouser lorsqu'elle aura 17 ans. Les pêcheurs, de passage sur l'embarcation, ne manquent pas de remarquer la ravissante jeune fille, toujours farouchement surveillée par son protecteur. Mais, les rêves de mariage de ce dernier tournent à l'obsession lorsque s'éveille chez sa promise un intérêt pour un jeune homme de la ville...

• Mercredi 05 Avril 11h30 13h45 17h55 20h00
• Vendredi 07 Avril13h45 17h55 20h00
• Samedi 08 Avril 11h30 13h45 17h55 20h00
• Lundi 10 Avril 13h45 17h55 20h00
• Mardi 11 Avril 13h45 17h55
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LADY VENGEANCE

(Chinjulhan geomjasshi)
Park Chan-wook, 2005, 1h55
avec Yeong-ae Lee, Choi Min-sik

Geum-ja, une belle jeune fille, devient un personnage public lorsqu'elle est accusée de l'enlèvement et du meurtre d'un garçon de 5 ans. Ce crime atroce obsède les médias. Geum-ja passe aux aveux et est condamnée à une longue peine de prison. Elle va consacrer ses 13 ans d'enfermement à la préparation méticuleuse de sa vengeance contre son ancien professeur Mr. Baek...

Jeudi 06 Avril 13h45 17h55 20h00
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INNOCENCE Ghost in the Shell 2

(Kôkaku kidôtai )
Dessin animé
Mamoru Oshii, 2004
1h 40min.
Avec Akio Ôtsuka, Atsuko Tanaka, Kôichi Yamadera

Batou est un cyborg vivant. Son corps entier a été fabriqué par l'homme. Seules lui restent des bribes de son cerveau et le souvenir d'une femme.
Dans un monde où la frontière entre humains et machines est devenue infiniment vague, les Humains ont oublié qu'ils sont humains. Voici la débauche du "fantôme" d'un homme solitaire qui néanmoins cherche à conserver son humanité.

Jeudi 06 Avril 13h45 17h55 20h00
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APRIL SNOW

programmé au Rialto du 12 au 18 Avril 2006.
(Oechul)
Jin-Ho Hur, 2005, 1h40
Avec Ye-jin Son, Yong-jun Bae

In-su et Seo-young se rendent à l'hôpital, car ils viennent d'apprendre que leurs conjoints ont eu un grave accident de voiture. Alors que ces derniers sont dans un coma profond, In-su et Seo-young découvrent qu'ils entretenaient une relation extra-conjugale.

http://www.prettypictures.fr
Mardi 11 Avril Avant Première : 20h00

TRIDUUM DE CARÊME A ST JEAN BAPTISTE EGLISE DU VOEU

TRIDUUM PASCAL
Ma, Me & Je 4, 5 & 6 avril 2006, à 18h (durée 45 minutes)

EGLISE DU VŒU – St JEAN BAPTISTE, NICE


LE SACRE ET LA SAINTETE
un enjeu de la religion et de l’anthropologie.

prêché par

Le Père Vincent-Paul Toccoli, sdb
Délégué Diocésain à la Culture,
En charge de pastorale sur la Technopole Internationale de Sophia Antipolis


« Il n’avait plus d’aspect humain... »

Ma 4 avril 18h00 :

C’est ce à quoi mène(rait) la dérive des entreprises anthropophages de notre société implosive.
Sur quoi fonder la dignité de l’Homme ?
Bâtir sur le roc ou bâtir sur le sable : il n’y a pas d’autre alternative ! Où est le roc, au milieu du sable de notre société ?


1. Notre société : par quoi est-elle caractérisée ?
2. Nos entreprises anthropophages !
3. Notre société implosive !
4. Sur quoi fonder la dignité de l’homme ?
5. Le roc et le sable ! où est le roc au milieu du sable de notre société ?

Me 5 avril 18h00 :

Humain, Inhumain, Déshumanisé : les dérives de l’homme créé.
« L’homme ne vit pas seulement de pain. »
Certes, mais où Dieu parle-t-il donc aujourd’hui ?
Comme au temps du jeune Samuel, aurait-il renoncé à se faire entende de l’homme ?


1. Qu’est-ce qu’un homme pour que Dieu en ait souci, suivant le Psaume 22 ?
2. Quelles sont les dérives de toute créature ?
3. De quoi vit l’homme, en plus du pain ? De la Parole de Dieu ?
4. Mais où Dieu parle-t-il donc aujourd’hui ?
5. Muet, aveugle et sourd au cri des créatures, comme prétend le poète?


Je 6 avril 18h00 :

« L ‘homme est roi, l’homme est Dieu » (Arthur Rimbaud) : le sacre de l’individu et la désacralisation de Dieu. ‘Voici votre roi !’ déclare Pilate !
Déifier l’homme, ce n’est pas déboulonner Dieu, c’est se moquer de la créature,
enveloppée dans une grandeur empruntée aux accessoires de Carnaval. Le feu serait donc la seule issue ?


1. La place de l’homme, la place de Dieu : qui est qui ?
2. La révolte, encore ?
3. Il n’avait plus figure humaine : ‘Quoique étant le Fils, il passa par l’obéissance’ (Esaïe).
4. Qu’est-ce que l’imitation de Jésus-Christ’.
5. Ayez les mêmes sentiments ... (Paul de Tarse et Hans Küng)

0610 366 864 ; mail : vincentpaul@toccoli.org ;www.a-nous-dieu-toccoli.com]