29. Juillet 2006
par Godblog à 20:55
Deux ‘humeurs’ aujourd’hui...
A – celle du Père Peter-Hans Kolvenbach, général des Jésuites
Le supérieur des Jésuites explique pourquoi il a convoqué la Congrégation générale
Entretien avec le p. Peter-Hans Kolvenbach, préposé général de la Compagnie ZF06072806
ROME, Jeudi 27 juillet 2006 (ZENIT.org) – Le père Peter-Hans Kolvenbach, préposé général de la Compagnie de Jésus, a convoqué en février dernier une congrégation générale pour janvier 2008 au cours de laquelle devrait être élu son successeur.
Cette annonce avait créé la surprise car la charge de préposé général est une charge à vie. Au cours de cette réunion, les représentants des quelque 20.000 jésuites répartis dans le monde analyseront d’autres questions importantes pour la vie de la Compagnie.
Dans cet entretien accordé à Zenit, et que nous publions à quelques jours de la fête de saint Ignace de Loyola (31 juillet), fondateur des jésuites, qui coïncidera cette année avec le 450ème anniversaire de sa mort, le père Kolvenbach explique les raisons de cette décision.
Zenit : Quels éléments indiquaient que le moment était venu de convoquer une Congrégation générale ?
P. Kolvenbach : Saint Ignace n’était pas favorable à l’idée que dans la Compagnie, on convoque des Congrégations générales à échéances fixes. Il pensait que les préparatifs nécessaires pour convoquer une Congrégation générale et appeler à Rome un nombre important de jésuites du monde entier pouvaient affecter le travail apostolique dans lequel ils étaient engagés. Il recommandait donc que l’on ne convoque une Congrégation générale que « pour des raisons de force majeure », lorsque les questions en jeu dépassent la capacité du gouvernement ordinaire de la Compagnie. En réalité il n’y a eu que 34 Congrégations générales au cours des 465 ans d’histoire de la Compagnie.
L’Eglise et la société actuelle font face à des problèmes qui exigent un examen attentif et qui engendre des réponses créatives.
1. La mondialisation,
2. l’émigration,
3. les déplacements massifs,
4. le relativisme,
5. la sécularisation
et bien d’autres défis encore,
• affectent tous les pays d’une manière ou d’une autre et
• imposent des changements importants dans la planification de notre apostolat.
La Congrégation générale est l’instrument qui est mis à la disposition de la Compagnie pour trouver, avec la grâce de Dieu, le moyen de servir l’Eglise et le monde.
A cette raison très importante s’ajoute une raison à caractère personnel : le fait que je sois depuis de nombreuses années chargé du gouvernement de la Compagnie et qu’il soit opportun d’élire mon successeur.
Saint Ignace voyait des raisons valides dans le fait de recommander que la charge du supérieur général soit une charge à vie. Et on ne peut effectivement nier le fait que ceci comporte certains avantages. Mais cette décision de saint Ignace fut prise au XVIe siècle lorsque l’espérance de vie était beaucoup plus courte qu’aujourd’hui. Saint Ignace est mort à 65 ans (un âge plutôt avancé pour l’époque) après avoir été supérieur général pendant 15 ans. Ses deux successeurs immédiats (Diego Laínez et Francisco de Borja) moururent respectivement à 53 et 62 ans après avoir occupé le poste de supérieur général, tous deux pendant sept ans. Je suis quant à moi supérieur général depuis plus de 22 ans et si Dieu le veut, en 2008 je serai sur le point de fêter mes 80 ans dont 25 ans comme supérieur général. Ce sont des circonstances qui remettent légitimement en question le bien-fondé de mettre fin à une période aussi longue.
Zenit : Il y a eu des hauts et des bas dans les relations entre la Compagnie et le pape. Pourquoi ?
P. Kolvenbach : Dans le cadre de relations spéciales entre le pape et la Compagnie de Jésus (voulues et professées par les deux parties)
• il est compréhensible et humain que les circonstances historiques aient eu une influence sur le ton de ces relations. D’autre part, comme le disait si affectueusement Paul VI dans un discours émaillé d’allusions à certaines tendances qu’il constatait dans la Compagnie,
• les jésuites ont toujours été dans les tranchées, aux carrefours où l’on a débattu des problèmes qui n’ont pas toujours de solution claire. Il n’est pas étonnant que
• certains, pour servir l’Eglise, aient abandonné la sécurité des tranchées pour se lancer, à découvert, loin des démarcations orthodoxes, à la recherche de nouvelles réponses à de nouveaux problèmes. Le cas du père Matteo Ricci est éclairant. Profond connaisseur de la culture et de la mentalité chinoise, il s’efforça de montrer que la vénération des ancêtres n’était pas un culte idolâtre comme on le prétendait en occident mais une coutume sociale et familiale qui ne contredisait pas la foi chrétienne et ne justifiait pas que l’on refuse le baptême à ceux qui faisaient ainsi mémoire de leurs ancêtres. Cette position lui valut des critiques d’autres religieux et finalement la condamnation de Rome. Il est certain que cela ferma la porte à de nombreux convertis éventuels. Le père Ricci ne fut reconnu comme un pionnier dans la proclamation de l’Evangile et un précurseur de l’inculturation dans le travail missionnaire qu’au XXe siècle.
Tous les jésuites qui ont été remis en cause par Rome ne peuvent pas s’attribuer la préparation et la noblesse des intentions de Ricci, mais ils sont tout de même nombreux, ceux qui ont servi l’Eglise avec une fidélité et un dévouement qui n’ont été reconnus que longtemps après. Le père Teilhard de Chardin est peut-être l’un des cas les plus représentatifs…
Zenit : La vie spirituelle des jésuites est naturellement l’une de vos préoccupations, en tant que préposé général. Ce thème sera-t-il abordé lors de la Congrégation générale, et si oui, en quels termes ?
P. Kolvenbach : Lorsque nous avons examiné l’état de la Compagnie au cours de la réunion de tous les Supérieurs majeurs à Loyola, en décembre 2005, nous sommes arrivés à la conclusion que la santé spirituelle des jésuites était bonne. L’instrument pour mesurer la santé spirituelle des jésuites a toujours été et reste la consécration inconditionnelle à la mission. Aujourd’hui comme hier c’est la profonde identification personnelle avec le Seigneur, l’envoyé du Père, ce qui caractérise et définit la manière de procéder dans la Compagnie. Mais il s’agit de toutes façons d’un thème que la Congrégation générale traitera car le propre des jésuites est de ne jamais être satisfaits de ce qu’ils ont obtenu. Nous devons servir le Seigneur dans une société dans laquelle
• la pensée légère règne souveraine
• et tend à entraver un amour profond à Jésus-Christ et un don de soi inconditionnel à la mission.
• Il s’agit pour cette raison d’une question d’actualité permanente que la Congrégation générale souhaitera sans aucun doute aborder, même s’il est encore trop tôt pour s’aventurer à faire des spéculations sur l’ordre du jour de la Congrégation.
Zenit : Il y a de nombreuses institutions dans le monde, spécialement des universités aux Etats-Unis, dites des jésuites mais dans lesquelles la présence des jésuites est réduite. Voyez-vous une solution ?
P. Kolvenbach : Cette situation n’est pas nouvelle. Nous en avons déjà discuté et nous avons reconnu ensemble que cette conjoncture d’une présence réduite des jésuites nous a amenés à découvrir de nouvelles voies : l’incorporation des laïcs, hommes et femmes, dans nos œuvres en harmonie avec la splendide naissance de la conscience apostolique du peuple de Dieu « signe d’espérance authentique » comme l’a récemment qualifiée Benoît XVI. Nous croyons que le souhait des laïcs de prendre part activement à la mission de l’Eglise de proclamer le Royaume est une grâce de notre temps, inspirée par l’Esprit. La dernière Congrégation générale a exhorté les jésuites à être « des hommes pour les autres et des hommes avec les autres ». Il est vrai que la diminution des vocations à la vie religieuse – également dans la Compagnie – a motivé la mise en place de cette coopération avec les laïcs que déjà la Congrégation générale de 1965 avait encouragée. Mais il ne s’agit pas tant d’essayer de pallier une carence que de nous ouvrir à une réalité apostolique latente dans l’Eglise.
La « solution » dont vous parlez est la collaboration dans nos œuvres avec des laïcs hommes et femmes, qui s’inspirent de la spiritualité ignatienne. Il existe d’ailleurs déjà des institutions jésuites dans lesquelles les postes de responsabilité sont confiés à des laïcs, hommes et femmes. Le nombre de jésuites physiquement présents dans ces institutions n’a pas d’importance particulière si nous pouvons compter sur des hommes et des femmes imprégnés de l’esprit ignatien de service à l’Eglise.
Zenit : La prochaine Congrégation examinera-t-elle une formule juridique pour intégrer les laïcs dans la Compagnie de Jésus ?
P. Kolvenbach : La dernière Congrégation générale a donné le feu vert pour que pendant dix ans, de manière expérimentale, les Provinces puissent établir des groupes d’associé(e)s unis par un accord contractuel sans que cela suppose l’intégration dans le corps de la Compagnie. Le caractère spécifique de leur vocation de laïcs est ainsi sauvegardé même lorsqu’ils participent au travail apostolique des jésuites. L’expérience de ces dernières années sera sans aucun doute soumise au discernement de la Congrégation générale.
Zenit : On célèbre actuellement l’année de saint François-Xavier et de saint Ignace. Qu’attendez-vous de ces célébrations ?
P. Kolvenbach : Le premier souhait évident est, que, par le fait de rappeler la mémoire des trois premiers compagnons (on ne doit pas oublier de rappeler le bienheureux Pierre Fabre aux côtés de saint Ignace et saint François), les jésuites revivent dans leur vie et dans leur apostolat les trois charismes qu’ils incarnent :
1. rencontrer Dieu et s’unir à Lui à travers le travail pour tout conduire à sa plénitude comme le fit saint Ignace,
2. proclamer l’Evangile avec passion comme saint François-Xavier et
3. approfondir la vie spirituelle comme Pierre Fabre.
Zenit : Les priorités de la Compagnie sont
1. l’option préférentielle pour les pauvres,
2. la justice sociale,
3. e dialogue interreligieux,
4. les réfugiés,
5. les monde de la culture et
6. l’éducation…
Existe-t-il un domaine nouveau dans lequel les jésuites souhaitent s’engager ?
P. Kolvenbach : Le pape nous a récemment rappelé (le 22 avril à l’occasion de la commémoration du Jubilé jésuite de 2006) ce que l’Eglise attend de la Compagnie, soulignant particulièrement
les domaines de la philosophie et de la théologie traditionnellement cultivés par les jésuites.
Comme préférences « géographiques » nous nous sentons appelés à contribuer de manière spécifique à l’évangélisation de l’Afrique et de la Chine.
1. Mais il appartiendra à la future Congrégation générale de discerner si certaines situations du monde actuel comme la mondialisation,
2. le dialogue culturel ou
3. le relativisme par exemple,
exigent un réajustement de notre engagement apostolique.
NB : significatif que JPII n’a pas été évoqué une seule fois ; en revanche, le général Kolvenbach évoque longuement l’affection que leur portait Paul VI : « Les jésuites ont toujours été dans les tranchées, aux carrefours où l’on a débattu des problèmes qui n’ont pas toujours de solution claire. Il n’est pas étonnant que certains, pour servir l’Eglise, aient abandonné la sécurité des tranchées pour se lancer, à découvert, loin des démarcations orthodoxes, à la recherche de nouvelles réponses à de nouveaux problèmes. »
Lundi 31 juillet : Fête de Saint Ignace de Loyola.
Bonne Fête, les Jésuites !
B - ... et la mienne !
Donne-nous, Seigneur, un esprit nouveau...
16. Malheur à toi, pays dont le roi est un enfant, et dont les princes mangent dès le matin!
17. Heureux es-tu, pays dont le roi est fils de nobles, et dont les princes mangent au temps
convenable, pour soutenir leurs forces, et non pour se livrer à la boisson.
(Qo 10,16-17)
• Une enquête, ces jours, montre que plus de « 70% des jeunes interrogés n’ont pas su indiquer le nom d’un homme ou d’une femme qui soit pour eux un point de référence intellectuelle. ». Et quant aux vocations, concluent les enquêteurs, s’il y a crise, c’est « qu’il y a une crise de guides crédibles. »(ZF06072508).
• Ces résultats ne laissent pas d’apporter de l’eau au(x) moulin(s) de ceux qui, comme moi, soutiennent depuis longtemps que le problème de la transmission (des valeurs, des principes, des symboles, de l’espérance, de la foi, de la charité, de l’avenir, pour tout dire), ce ne sont pas « les jeunes, les enfants, les ‘ordinands’, - comme le disait si bien cet adjectif verbal latin : ‘ceux qui sont destinés à être ordonnés’, quel que soit l’ordre, d’ailleurs». Non ce ne sont pas les destinataires qui sont le problème, mais bien celles et ceux qui ont (reçu ? de qui ?) la charge de transmettre.
• En effet, pour transmettre, il faut au moins trois choses :
1. avoir des contenus de transmission
2. connaître les destinataires de cette transmission,
3. et disposer des capacités favorisant cette transmission !
• Pour concentrer ma (douloureuse) réflexion, je ne ferai allusion qu’au domaine triple du culturel, du religieux et du spirituel. Je constate, - et mes livres ne parlent que de cela- un triple handicap chez les transmetteurs :
1. une inculture générale
2. une rupture générationnelle
3. une incompétence pédagogique.
• Les causes ?
1. L’absence d’une réelle curiosité intellectuelle, qui suppose un travail de recherche, de prise de conscience et d’assimilation ?
2. La peur, ou du moins l’appréhension devant les mondes nouveaux engendrés par les révolutions technologiques (du numérique et de la virtualité) et par la mondialisation des échanges tous azimuts ?
3. L’amateurisme insolent qui prétend (?) qu’il suffit de..., qu’il n’y a qu’à..., et qu’il faut qu’on... ?
• La seule solution : FORMER LES TRANSMETTEURS. Ici la situation apparaît comme insoluble : en effet, celles et ceux qui sont ‘chargés institutionnellement’ de prendre ces mesures de formation (contenus et méthodologie) tombent en fait eux-mêmes (sauf exception) sous le coup des causes qui engendrent les problèmes :
1. ils sont équipés d’une formation (bonne, pourquoi pas ?) qu’ils ont reçue il y a 10, 20, 30 ans peut-être, si ce n’est pas plus, et mais ont pratiqué peu ou prou depuis (pour toutes de sortes de raisons- prétextes) une quelconque formation permanente. Résultat : OBSOLESCENCE EPISTEMOLOGIQUE.
2. ils semblent devenus incapables d’intégrer mentalement les conséquences structurelles des deux phénomènes durables que sont les modes de pensée numérique et virtuelle, engendrés par l’usage (immodéré, souvent) de l’ordinateur. Résultat :INADEQUATION FONCTIONNELLE ;
3. ils sont en place et en poste de responsabilité et de pouvoir, et ne peuvent à ces titres se reconnaître comme ‘obsolètes’ et ‘inadéquats’ : pour pallier ces manques, ils ont jusqu’ici choisi la parade autoritaire : « au nom de la loi, de la tradition, du droit canon, du dogme, etc... ». Résultat : BLOCAGE IDEOLOGIQUE.
• La tâche incontournable ? Une véritable conversion de l’esprit :
1. admettre la nécessité de reconnaître que l’homme mue et mute ;
2. analyser les transformations de nature que connaît l’être humain ;
3. établir une continuité identitaire entre ‘le vieil homme et l’homme nouveau’ (pour parler comme Paul, qui a connu la même problématique avec ses coreligionnaires, avant de ‘passer en Europe’, chez les Grecs, en fait)
4. se mettre au travail pour définir les traits d’une ‘autre’ anthropologie, pour une ‘autre évangélisation’.
Alors faute de référence intellectuelle et de guide crédible, comment s’étonner que les « séminaristes » (quand il y en a !) et les ‘chercheurs de sens’ soient « pseudo-formés » par de « pseudo formateurs » pour de « pseudo-destinations » : manipulant les émotions fragiles et singeant la religion cathodique yankee, une « pseudo nouvelle évangélisation » se répand, avec les faveurs de chefs pour qui la peur est le nerf du pouvoir.
« Malheureuse es-tu, Eglise, quand trop de chefs infantiles ne songent qu’à satisfaire leurs ambitions !
Heureuse es-tu, Eglise, quand quelques chefs encore gardent l’âme noble et ouverte assez pour se soumettre à l’étude et à la critique, pour rendre plus justes leurs décisions et maîtriser l’ubris que peut engendrer le pouvoir. »
Proposition d’actualisation de Qo 10,16-17
12. Juillet 2006
par Godblog à 08:54
Transit
Chaque époque, chaque ère, chaque transition de l’histoire engendre son prophète, parfois deux, trois au maximum : guère plus ! Edgar Morin est l’un deux pour notre temps ! Oui, un prophète pour le temps présent,... comme un musicien, jadis, avait composé une « messe pour le temps présent » !
Non pas qu’il soit plus « intelligent » que les autres, toutes idéologies confondues ! Mais parce qu’il est l’un des rares à ne pas apprécier l’existence d’un seul point de vue. Son concept de « pensée complexe » est l’observatoire clé de notre réalité. Dans les miradors où il s’installe pour « considérer la vie », il change et ajuste ses lunettes en permanence, il n’écarte aucun phénomène comme non significatif, il ne privilégie aucune compréhension particulière : il établit des faisceaux, des constellations, des réseaux de données dont il offre des interprétations fidèles aux faits. Et se dégage alors - d’abord dans une confuse nébuleuse d’aube primordiale, puis dans une splendeur dorée d’aurore boréale, enfin dans le sillage balisé d’« une colonne de feu » proprement inspirée par la « ruah Yahvé », le souffle divin -, voici que se dégagent enfin les premiers contours d’une carte anthropologique d’un homme pour l’univers d’aujourd’hui :
- fatigué des religions et leurs dérives perverses qui se prennent pour la foi ;
- dégoûté des institutions et leurs succursales qui se prennent pour la vie ;
- désespéré par le pouvoir et ses excroissances corrompues qui se prennent pour la compétence ;
- épuisé par les idéologies et leurs déclarations péremptoires qui se prennent pour la vérité ;
- désespéré par le progrès et ses hypertrophies sauvages qui se prennent pour l’avenir...
L’espoir repose désormais dans de « grands cimetières sous la lune » ou dans les « cirques maximes » du football, seul capable de rassembler à la fois plus d’un quart de la planète devant les « étranges lucarnes ». Les enthousiasmes (εν θέω : dieu en nous/nous en dieu) se jouent désormais, pour notre « cher et vieux pays », entre les algarades mythologique du héros Zizou, côté cour, et l’entrée de Sarkozy au Musée Grévin, coté jardin. Ou le contraire !
Alors que...
« Les défis sont ... terribles et les réponses, aveugles. Isaïe, prophète pourtant optimiste, disait :
‘Nos guetteurs sont tous des aveugles, ce sont des chiens muets incapables d'aboyer.’ (Isaïe 6,10). Mes prophéties seront encore plus pessimistes, proches de celles de Jérémie. Les voici.
Nous allons vers l'abîme. Je pense
1. aux cataclysmes écologiques et à la montée des océans,
2. et surtout aux cataclysmes humains, politiques, sociaux,
3. à la guerre de civilisations qui a vraiment commencé alors qu'on essayait, il y a peu, de l'empêcher.
• L'inévitable conflit entre une partie de l'Occident, représentée par les États-unis,
• et un monde appelé arabo-islamique, se déclenchera-t-il ?
• Après les guérillas, le terrorisme, ce conflit peut devenir nucléaire, transformer une grande partie du monde en champs de ruines.
Or, après toutes les grandes catastrophes de civilisation, comme la chute de l'Empire romain, l'histoire humaine s'est poursuivie avec de nouveaux pôles.
Peut-être, cette fois, l'Inde, la Chine, le Brésil. Des lieux où ne règne pas le monothéisme qui a créé des fanatismes inconnus des autres religions. La Chine est éclectique avec le bouddhisme, le confucianisme, le taoïsme. Le Brésil est éclectique et mêle cultes africains et occidentaux. L'Inde est polythéiste. L'histoire de l'humanité peut donc continuer après le désastre...
Voilà le probable.
Maintenant... espérons dans l'improbable.
J'aime citer cette phrase de Hölderlin : ‘Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve.’
Une prise de conscience de la catastrophe sera peut-être salutaire.
Une première catastrophe déclenchera peut-être une vaste onde de conscience et, une fois de plus, sans cesser d'être destructrice, la destruction sera créatrice...
Alors apparaîtra un monde d'un type nouveau. Peut-être...
Voilà l'improbable, là serait le salut. »
(Edgar Morin, Bloc-notes, Prophétie, Le Monde des Religions, Juillet Août 2006, p 86)
Sur les défis qui nous attendent, nos « guetteurs », l’abîme où nous nous précipitons « la fleur au canon », les nouveaux pôles géopolitiques, le probable et l’improbable... Edgar Morin nous donne sainement froid dans le dos...
Mais
• Qu’est-ce qu’« un monde de type nouveau », sinon un homme de type nouveau, un homme nouveau, un nouvel homme ?
• Qu’est-ce qu’« un monde de type nouveau », sinon une société de type nouveau, une société nouvelle, une nouvelle société ?
• Qu’est-ce qu’« un monde de type nouveau », sinon des institutions de type nouveau, des institutions nouvelles, de nouvelles institutions ?
Un homme, une société, des institutions !
1. Cet homme, incarné par le Jésus de l’Histoire, que Paul présente comme le nouvel Adam, propose
2. une société nouvelle mieux, « sans cesse recommencée » (comme la mer de Paul Valéry) ou qui va « de commencement en commencement » (comme le préconisent les Pères)
3. basée sur la seule institution possible et durable : Aimer Dieu (de tout son cœur, de tout son esprit et de toutes ses forces) et aimer son prochain comme soi-même : les deux constituant « ineffaçablement » une seule et même voie !
C’est en chrétien que je lis Morin, bien sûr : j’ai toujours trouvé dans la bible et dans l’évangile, depuis que je sais lire,
1. de quoi instaurer un homme en devenir neuf : en REMODELANT sans discontinuer une anthropologie qui doit sans cesse tenir compte des conditions de sa propre possibilité. L’homme ne sera jamais « fini » : la création tout entière est EN GESTATION PERMANENTE. Le programme c’est les Béatitudes (Mt 7,1-7)
L'important, c'est d'être libre :
respirez la pauvreté,
ne tenez à rien ni à personne :
l'éternité est à ce prix !
L'important, c'est d'être sensible
à la vie, à la mort,
à la joie, à la peine :
le réconfort est à ce prix !
L'important, c'est d'être tendre
à qui résiste,
à qui se donne,
à qui te hait,
et à qui t'aime :
l'avenir est à ce prix !
L'important, c'est d'être juste
pour qui a tort
et pour qui a raison,
pour qui savait
et pour qui ne savait pas :
la joie est à ce prix !
L’important, c'est d'être créatif
de neuf et d'espérance,
d'amour et de pardon :
la vie est à ce prix !
L'important, c'est d'être pur
devant soi et les autres,
devant les petits et les grands :
Dieu est à ce prix !
L'important, c'est de faire la paix
ici et là,
tout près et loin
si l'on veut être fils de Dieu.
L'important, c'est d'être persécuté quand on est juste,
l'éternité coûte cher !
Oui, c'est important
quand on vous flétrit,
quand on vous persécute,
quand on raconte n'importe quoi sur votre compte.
Souriez : votre éternité grandit encore !
Tous les prophètes sont passés par là !
2. de quoi imaginer une société nouvelle :
• hier, les révolutions sociopolitiques,
• aujourd’hui les révolutions du numérique et du commerce global,
• demain, les révolutions des cultures et des civilisations (où les religions doivent enfin apprendre à re-lier plutôt qu’à exclure, quoi qu’elles disent et proclament !)
3. de quoi imaginer des institutions nouvelles : selon la déclaration « Le sabbat est fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat » ! Les institutions, quelles qu’elles soient, doivent donc être au service de l’homme : État, Échanges commerciaux, École, Armée, Église...
Mes observations ne me trompent pas : c sont les institutions et les apparatchiks, qui les maintiennent en s’en servant pour leur carrière – quelles qu’en soient les convictions affichées -, QUI BLOQUENT TOUTE EVOLUTION ET TOUTE TRANSFORMATION!
Et d’abord ces MÂLES "ordinaires", à qui le pouvoir sert d’exutoire sublimé, à la fois à leur impuissance spirituelle et à leur angoisse existentielle ! Impuissance et angoisse qu’ils sacralisent en « abnégation» et en « consécration ». S’identifiant à ce qui les fait « tenir dans l’être », ils se sentent en danger dès la moindre ombre de changement.
Toutes les justifications de la répartition des soi-disant rôles masculin et féminin, confondent « sexualité » et « genre », et se révèlent de plus en plus nulles et non avenues. Mais il faudra encore... des siècles avant que cela n’entre dans les faits... Ce verrou anthropologique sauté, les retombées inaugureront une véritable renaissance de l’humanité ! Il ne faut plus croire ceux qui du haut de leurs chaires idéologiques préconisent par peur le status quo ante. Parlons plutôt des « choses de la terre », comme Jésus à Nicodème : peut-être qu’ensuite nous pourrons parler des choses du ciel !
Oui, qui débloquera l’avenir ? « Rorate coeli desuper ! » (« Qu’il pleuve, enfin ! »)
En ces jours où je me prépare à partir pour d’autres horizons (to the far side of the world !), la distance que m’offre la Providence en m’éloignant de mon berceau méditerranéen (que j’ai déjà mentalement abandonné depuis le 16 juin, 16h00 !) me fait « voir » d’autant plus clairement le gap terrifiant qui s’est déjà profondément creusé entre la situation réelle de ce département/diocèse et la non prise en compte de cette situation par le(s) responsable(s) de son évangélisation !
Si la décision de m’éloigner du théâtre des opérations venait de moi, je me considèrerais comme « un déserteur devant l’ennemi » : grâce à Dieu et malheur à « qui de droit », quoique « j’aie combattu le bon combat », « l'Éternel endurcit le cœur de Pharaon. Pharaon dit à Moïse : Sors de chez moi ! Garde-toi de paraître encore en ma présence... Tu l'as dit ! répliqua Moïse, je ne paraîtrai plus en ta présence. (Ex &&,27-28) ».
02. Juillet 2006
par Godblog à 13:52
« Aujourd'hui,
• la montée en puissance de discours ignares sur la religion et la foi,
• la confusion entretenue des genres,
• l'affaiblissement institutionnel des Églises
ont progressivement permis une sorte de manipulation symbolique dans laquelle il paraît de plus en plus difficile de faire valoir les acquis des sciences historiques et exégétiques et la singularité d'une tradition inspirée.
Les lignes de fracture se sont déplacées alors que la crise d'autrefois pouvait nous paraître surmontée. C'est notre relation la plus vive à la vérité qui est atteinte par la crise de transmission contemporaine des savoirs exégétiques concernant le christianisme. Cette crise est sans doute, pour une part, le prix à payer des conflits et des questions qui ont traversé le XXe siècle.
Par un singulier retournement, le danger pour le christianisme
• n'est plus d'opposer la connaissance paradoxale de la foi au savoir historique
• mais plus sûrement, hélas, de s'opposer à l'ignorance ».
Chronique de Frédéric Boyer, Dir.Edit.Bayard, L’Histoire, partenaire de la foi, Le Monde de la Bible, Juillet-Août 2006
Tout le brouhaha autour de Dan Brown et de Ron Howard, à propos du Da Vinci Code, m’avait fait conclure à une sorte de conspiration inconsciente mais certaine, à la fois de
• l’exploitation éhontée de l’inculture religieuse des chrétiens en général et des catholiques en particulier, et d’autre part d’
• une entreprise généralisée, - mais cela vaut pour une série de films « historiques » des toutes dernières années (The Kingdom of Haven, Troie, Alexandre le Grand, etc...), de pollution de la mémoire collective.
Ma carrière d’enseignant (28 ans) et de religieux prêtre actif (plus de 40 ans) m’a sans cesse affronté à des discours d’une telle ignorance en matière de « religion », autant de la part des « fidèles » que des « clercs », que j’ai plus d’une fois renoncé à collaborer avec les uns comme avec les autres, en ayant recours, pour ne vexer personne, aux prétextes les plus ridicules... qui fonctionnaient d’ailleurs !
Que des non spécialistes, ignorent, mais se taisent et écoutent, c’est dans l’ordre des choses ! Mais que des catholiques, pratiquants pour la plupart, croient (à) n’importe quoi, et s’expriment de façon d’autant plus péremptoire que leur discours est plus vide (ce qui serait le moindre des maux/mots !), renvoie D’ABORD à la responsabilité de leur Église dans la formation - et la formation permanente – de son personnel enseignant.
C’est vrai, on ne peut rien contre la fainéantise intellectuelle : mais mettre sur « le marché de la catéchèse, de l’homélie et des groupes de réflexion biblique » des animateurs sans souffle ni fonds, est un véritable péché contre l’esprit, disqualifie le discours religieux et éloigne, parfois définitivement, les hésitants et jusqu’aux fidèles !
Quant à l’affaiblissement institutionnel des Églises, il est la conséquence, entre autres - au moins pour ce qui concerne la catholique, que je « pratique » depuis assez longtemps -, du choix délibéré, fait sous le dernier pontificat, d’une idéologie de restauration généralisée de la « foi des anciens jours », par la nomination à la tête de plus en plus de diocèses, d’évêques (et notre sud n’est malheureusement pas épargné !) relevant de cette « visée politique » et appartenant de façon très caractérisée, à des « familles dites spirituelles », adeptes de religiosités et d’ecclésiologies de contrebande, comme on cultive du pavot sur son balcon, pour le revendre d’abord lors de grands rallies à la JMJ, puis, quand on parvient à des postes de pouvoir institutionnel (« l’épiscopat »), avec la violence inquisitoriale qui ne dédaigne, au nom de « la pureté de la foi catholique », d’exclure, d’expulser voire d’excommunier, quiconque résiste ou s’oppose à cette régression mentale et sociale, et refuse de se laisser victimiser.
Oui, confusion mentale ! Oui manipulation des symboles, où surtout le fanatisme l’emporte et oriente les comportements ! Le fondamentalisme n’est nullement l’apanage des ayatollahs iraniens ou des rabbins de Meah Shearim : il est, à notre époque, aussi le partage d’une part non négligeable de ce qui se nomme (encore !) Église Catholique Romaine !
Il (m’) apparaît que la vérité semble de moins en moins être le but que poursuivent en fait les institutions en tant qu’institutions, mais plutôt leur propre maintien dans le monde tel qu’il est – par peur ou convenance personnelle -, comme une voiture sans carburant ni volant continue en roue libre sur son élan: elle ne s’arrêtera pas tant que la route est en pente et droite. Mais la pente s’accentue-t-elle ou bien se transforme-t-elle en raidillon, ou bien un virage survient-il, alors c’est une course à tombeau ouvert ou bien le ralenti et le stop. Final.
S’il ne s’agit que d’une crise de transmission des héritages, alors nous avons encore une chance, peut-être. Celle de préparer les apôtres de l’homme nouveau qui vient, et que l’Église (re)devienne en vérité cette Mater et Magistra, que (se) souhaitait Paul VI. Mais ce n’est pas demain l’avant-veille !
Les « Dan Brown » ne sont pas tous des écrivailleurs géniaux et sans scrupules, magistraux comploteurs de best sellers dans des officines hautement spécialisées ! Ils sont parmi nous, au milieu de nous, à la tête même de nos communautés. Ils appartiennent certainement aux oubliettes de l’Histoire, mais ils en sont tout aussi certainement les acteurs et les accidents !
Et nous – vous et moi -, les dommages collatéraux !
Cette fois, c’est mon tour !
Dès le 1er septembre, il y aura du nouveau entre nous, car je ne serai plus dans le 06. Je ne sais pas encore où m’enverront mes supérieurs : hors Europe, certainement ! Ce qui a toujours été à la fois mon vœu et ma « spécialité » ... où que je sois domicilié !
Pourquoi ?
Essentiellement, parce que je ne plais plus au Prince... Et quand on veut se débarrasser de son cheval... Ainsi : je suis à la fois démis de mon poste de Délégué à la Culture, et de plus « interdit de pastorale » sur l’ensemble du 06 : plus d’eucharistie, de confession, de mariage ni de baptême... Adressez-vous ailleurs !
J’ai mal à mes amis que je verrai moins souvent et à la Technopole Internationale de Sophia Antipolis, mon domaine d’action depuis 6 ans et où lève enfin une moisson sur ces sols « arides » où vous m’avez aidé à ensemencer depuis mon retour de Chine en 2000. Merci !
Il s’agit maintenant de laisser « les morts enterrer les morts », et d’aller de l’avant pour sauver ici ce qui peut l’être encore : avec vous, si vous avez des idées et du courage!
Amis, chers collaborateurs réguliers ou occasionnels !
Chers participants de nos rencontres de l’esprit et du cœur !
Chers Chrétiens « un peu éloignés » qui avez recours à moi pour tous les sacrements, quand c’est « compliqué » ou que vous ne savez pas « à qui vous adresser » !
Chers « anonymes » qui me lisez sur internet ou dans mes livres !
Chers patients !
Vous tous qui me dites vouloir « réagir » face à cette « chose » qui m’arrive et qui par répercussion vous atteint !
Je suis autorisé à vous dire que vous pouvez le faire, assurés du secret, en adressant votre courrier directement à l’un ou/et à l’autre des responsables dont voius pouvez me demander les coordonnées [0610 366 864 & vincentpaul@toccoli.org ]
Les faits ? Je vous rappelle : je suis à la fois démis de mon poste de Délégué à la Culture, et de plus « interdit de pastorale » sur l’ensemble du 06 sans raison explicite et objective, sinon des prétextes et un emportement très significatifs pour le psychanalyste que je suis.
Merci de votre solidarité !
NB : sachez que je vais très bien !
Et que si vous voulez m’aidez AUSSI matériellement (j’en ai besoin !) préparez déjà vos cadeaux de Noël, en choisissant dans ma bibliographie les livres qui peuvent vous intéresser, vous-même, mais aussi votre famille et ceux que vous aimez ! Merci de votre aide !
1. 1980 : Beruf oder Berufung, (motivations de la vocation sacerdotale, en Bavière, années 70. En allemand) Kösel Verlag, München. Épuisé
2. 1982 : Si la Bible m'était contée (transpositions bibliques en français contemporain, racontées d'abord sur TF1, Le Jour du Seigneur, années 1980) Le Centurion, Paris. 20 €
3. 1997 : Le Baume du Tigre (Anthologie de discours et conférences asiatiques).Hong Kong. Épuisé
4. 1998-2002 : Le Sourire Immobile (ou ‘Chronique de Printemps en Pays Zen’ : Séjour de 10 semaines dans le monastère Chogyé de Song Kwang sa, Corée du Sud, pour l'apprentissage du Sôn coréen, issu de la forme traditionnelle de la méditation chinoise Ch'an du Patriarche Hui-neng). Éditions Dô, Cannes 2002, 25 € [encore quelques exemplaires chez l’auteur : vincentpaul@toccoli.org] (en voie de ré- édition dans L’Echelle de Perfection, Factuel, Paris-Genève, 2006)
5. 1999-2002 : L'œil Instantané (ou ‘Le Miroir de l'Absence’ : Études & recherches sur le jardin zen de Kyoto) Éditions Dô, Cannes 2002, 30 € Épuisé, encore quelques ex. chez l’auteur (ré- édition chez Amalthée, Nantes 2006, sous le titre Fuzaï, Le Miroir de l’Absence).
6. 2002 : Marc Chagall La Bible Rêvée (Itinéraire de découverte de l'œuvre de Marc Chagall, au ‘Musée du Message Biblique Marc Chagall’, Nice).2002, NGM Publisher, Singapour. 30 €,
7. 2003 : Petit Traité de la Compassion (Essai sur l'accompagnement des personnes en fin de vie). 1ère Édition, Éditions Dô, Cannes 2002 ; 2e Édition, Éditions Factuel, Paris-Genève, 14 €
8. 2004 : Vincent van Gogh Le Soleil Foudroyé, (L’auteur ‘répond’ aux lettres restées sans réponse de Vincent à son frère Théo, en présentant les œuvres des 3 dernières années de la vie du peintre à Arles, St Rémy et Auvers, avant son suicide dans les blés) NGM Publisher, Singapour. 35 €
9. 2004 : Relire le Testament, Tome 1 : Marc-Matthieu ; Tome II Luc ; Tome III : Jean ; Tome IV : Paul... & les autres, Éditions Dô /Factuel, Nice-Paris, 9,5 € le tome, le coffret des 4 :35€ [
10. 2005 : Missionnaire pour des temps nouveaux, (Essai autobiographique : les 50 premières années à travers le monde ; texte on line sur www.a-nous-dieu-toccoli.com) Éditions Factuel, Paris-Genève 25 €
11. 2005 : Shin Momoyama (Essais sur l’esthétique zen japonaise : le corps, la nourriture, l’ombre, le cinéma, l’architecture, l’art, la danse, le sport et le théâtre ; texte on line sur www.a-nous-dieu-toccoli.com) Éditions Amalthée, Nantes 12 €
12. 2005 : A propos d'Adam, ou Présence d’Esprits, (roman : A la recherche d’un inconnu à travers l’Extrême Orient), Éditions Bénévent, Nice 15,50€
13. 2005 : Le Bouddha Revisité (ou Genèse d'une fiction : Recherche et enquête sur les origines gréco-bouddhiques de la première statue du Bouddha du Gandhara). 1ère Édition, Éditions Dô, Cannes, épuisé ; 2e édition, L’Harmattan, Paris.16 €
14. 2005 : Shintaï : Le corps des dieux (suite de « Shin Momoyama, Les Pêchers du regain » : études sur le traitement du corps japonais ; texte on line sur www.a-nous-dieu-toccoli.com) Éditions Amalthée, Nantes, 15,50€
15. 2006 : Clés & Liens, (les 100 jours de Benoît XVI, chronique et observations critiques sur l’état de l’Église à la mort de Jean-Paul II), Éditions Bénévent, Nice 22 €
16. 2006 : Un monde para chrétien, Essai sur les mentalités contemporaines et le message chrétien (texte on line sur www.a-nous-dieu-toccoli.com) Éditions Bénévent, Nice 21€50
17. 2006 : La Bible à nos amours (en 5 tomes) Tome 1, Éditions Factuel, Genève-Paris 18 €
18. 2006 : Lettres en souffrance (Carnets de Chine 1993-1994) Éditions Bénévent, Nice 18€
19. 2006 : Fuzaï, Le Miroir de l’Absence, Études & recherches sur le jardin zen de Kyoto, Éditions Amalthée, Nantes 19 €
20. 2006 : L’échelle de perfection, (en 2 tomes)(reprises de mes 2 expériences spirituelles des Exercices Ignaciens, Le Pentabase, et de la Méditation Zen, Le Sourire Immobile, avant mon départ pour l’Asie, en 1990 et à mon retour en Europe, en 1999), Éditions Factuel, Paris-Genève.
21. 2006 : L’Orphelin du Soleil, et autres récits (Nouvelles fantastiques autour de la volonté et de l’acte), Société des écrivains, Paris, 15 €.
22. 2007 : Yumei : Cet incertain désir de rêve... (La mort nippone dans la perspective du samouraï), en voie d’édition chez Amalthée, Nantes.
En préparation :
1. La Blogosphère : essai sur l’interactivité virtuelle et numérique
2. La peur d’avoir peur : essai sur les blocages de l’évolution
3. Pour une nouvelle anthropologie : étude sur la prise en compte des nouveaux conditionnements humains et l’émergence d’un « homme autre ».
4. Homo japonicus : Le Japon, laboratoire de l’homme de demain
5. Coaching Spirituel : Pastorale globale de l’homme de la mondialisation.
6. Les couteaux de lumière : livre d’art sur Nicolas de Staël