Vous avez dit "Chrétien"?


Des chiffres pour Noël
Chrétienne, l’Europe ? Chrétiens les Occidentaux ?

Les Chinois de Hong Kong, Macao, Pékin, Shanghai et de Canton, mais aussi de Singapour et de Taïwan... et d’ailleurs (on me dit qu’il en est de même pour la diaspora plus lointaine, à Vancouver, à San Francisco et à Montréal. Paris ne serait pas mal, non plus !), sont ceux qui « fêtent » le mieux Noël ! Qui n’y a pas passé décembre ne sait pas ce que veulent illuminations, décorations, feux d’artifice, pétards, vitrines, animations de rue et de magasins...pour Noël ! Et des crèches par milliers, partout et jusque dans les endroits les plus inattendus ! Et tous les personnages avec les minois le plus western possibles, comme dans les films « animé » de Hayao Miyasaki des Studios Ghibli ! Pas un visage chinois, pas d’yeux bridés, pas de signes distinctifs extrême-orientaux, sauf les lettres peut-être !

Chrétiens, les Chinois ? Chrétienne, la Chine ?

Avez-vous lu dans le Monde (AFP | 18.12.06 ) ou dans le Financial Times(December 17 2006 ) ? « 35 % des Français et des Allemands estiment que l'UE est avant tout un "club chrétien" » tandis qu’en même temps « une majorité de citoyens vivant dans cinq pays européens – Grande-Bretagne, France, Italie, Espagne, Allemagne – estime que la religion ne devrait pas constituer un obstacle pour adhérer à l'Union européenne » : la Turquie est au premier rang ! L’Autriche et la France, se montrent plus hostiles, là où la Grande-Bretagne y favorable. Le sondage a été réalisé entre le 30 novembre et le 15 décembre par Harris Interactive, auprès de 12 500 personnes issues de ces cinq pays européens ainsi que des États-unis. Un éclairage plutôt vif et cinglant chez l’ex-fille aînée de l’Église, à qui son (très saint) père a demandé il n’y a pas si longtemps ce qu’elle avait fait de son baptême !

D’autres données. Plus des deux tiers (69 %) des personnes interrogées en Grande-Bretagne, France, Italie, Espagne et Allemagne affirment ne voir aucune objection à ce que leur enfant se marie avec une personne d'une autre religion. Tolérance ou contrainte ? Ce sera de plus (no escape !) le fait - bon gré mal gré -, et en priorité à l’école, accueillant indistinctement, tous les enfants de la république, ces derniers ne voient plus « l’étranger » en celui avec qui ils partagent plus de 8 heures quotidiennes d’études, de jeux et de convivialité! Et comme les craintes existentielles (chômage, SDF, précarité) sont les mêmes pour tous les économiquement faibles, c’est par la masse des citoyens que le fait s’établira de toute façon... dans une ou deux générations! Sans compter le taux de croissance, élément culturel déterminant pour les diverses communautés !

Enfin, en matière de religion déclarée : 32 % des Français se disent athées, contre 4 % des Américains. Par ailleurs, 77 % des Américains estiment- ils ne sont que 10 % en France -, que les enfants devraient être en droit de porter des symboles ou des vêtements à caractère religieux à l'école. Les deux pays se retrouvent toutefois sur l'enseignement de la religion dans les écoles publiques : 72 % des Français et 59 % des Américains y sont opposés.

Résumons pour notre pays :
• 35 % de nos concitoyens estiment que l'UE est avant tout un "club chrétien",
• et donc plus de 50% estiment que la religion peut constituer un obstacle pour y adhérer ;
• pourtant, plus des deux tiers affirment ne voir aucune objection à ce que leur enfant se marie avec une personne d'une autre religion.
• 32 % se disent athées,
• et seulement 10% estiment que les enfants devraient être en droit de porter des symboles ou des vêtements à caractère religieux à l'école,
• mais 72 % sont opposés à l'enseignement de la religion dans les écoles publiques.

Chrétienne, l’Europe ? Chrétiens les Français ?

« Tout l’ monde », mélangé, ou quasi, trouvera bien une messe de minuit le 24.
« Tout l‘monde », ou quasi, est déjà en train de monter arbre de Noël et crèche.
« Tout l’monde » - oui, tout l’monde ! - va (s’) acheter un cadeau, en exigeant qu’on laisse ouverts les grands magasins le dimanche 24.
« Tout l’monde » va, ces soir-là, se passer un « Stille Nacht Douce Nuit » en fredonnant, - quand on peut, entre foie gras (mi cuit) et saumon fumé (le sauvage, c’est le meilleur !).
« Tout l’monde » ouvrira ses cadeaux en faisant l’étonné et le ravi (je le souhaite à chacun !)

Siddhârta le Bouddha est né, à peu près, en 623 avt JC : le monde bouddhiste fête sa naissance le 3 mai. Je me suis trouvé un 3 mai, au Monastère coréen de Song Kwang Sa, en l’an 2561 de l’ère bouddhiste. Le 2 au soir mon maître Chung San m’invita ainsi à la méditation du lendemain : « To morrow, it’s Christmas ! Come and let’us meditate together ! ». Et lorsqu’à 3 heures du matin, nous nous retrouvâmes dans le petit sanctuaire glacé, niché dans la montagne mauve du Chogyé, il m’accueillit par ces mots : « Happy Christmas, Vincent Paul ! »

« Chrétien, mon maître zen ? Chrétiens,... vous qui me lisez ? »

L E S E M I N A I R E D U L O F T

SEMINAIRE EXCEPTIONNEL
" L E L O F T ".


A. Les dates et les thèmes pour les 5 sessions prévues

LOFT 1
16/01; 30/01; 27/02; 27/03; 17/04

LOFT 2
23/01; 06/02; 06/03; 03/04; 24/04

1. De la « dyade corps / esprit » à la « triade âme / esprit / corps » : redistribution du champ de l’investigation thérapeutique.

2. Le corps, mémoire et forme de l’âme : le corps n’oublie jamais rien.

3. Les manifestations psycho somatiques et leur interprétation psychanalytique : mémoire et souvenir en thérapie.

4. La place du corps dans l’expérience spirituelle et mystique : les relations entre l’homme vital (barbarie), l’homme mental (intellect) et l’homme spirituel (religion)

5. Principe de plaisir et principe de réalité (Lust- und Realitätsprinzip) : éclairages et repérages pour une analyse des comportements ordinaires.

B. Qui ? Deux groupes.

1. Participants non spécialisés en « sciences humaines », mais intéressés et concernés par elles, dans leur vie quotidienne, environnement et profession. Je contacterai 80 d’entre vous.

2. Participants es qualités : psychanalystes [18] et psychothérapeutes [40] soit une 60taine - que je distingue des psychologues [41].

3. Donc 2 propositions distinctes : il est évident que suivant les disponibilités du calendrier, chacun pourra librement se décider pour l’un ou l’autre des groupes : je compte sur 10% environ de réponses positives.

C. D’Où ?

D’après les « Pages Jaunes »: des villes et communes avoisinant Cannes, pour faciliter les déplacements : Antibes-Juan, Cannes-Le Cannet, Grasse, Mandelieu-La Napoule, Mouans-Sartoux, Mougins, Sophia Antipolis, Valbonne.

D. Lieu de rencontre ?

1. Mon ambition étant
• de créer deux groupes de réflexion, d’échanges et d’approfondissement, à deux niveaux différents (Lofts 1 & 2)
• et de proposer mon loft cannois comme adresse, vu sa centralité (4 Bl d’Alsace, à 200 m de la gare et de 2 parkings : SNCF et Vauban, plus les rues parallèles de Suffren et Montaigne, parking gratis à partir de 19h)

je n’envisage pas, jusqu’à présent, de dépasser le nombre de 8 participants par groupe.

2. Si ma proposition avait plus de succès, il faudrait envisager un local plus grand : mais
• où
• et à quel prix de location ?

E. Modalités pour l’hypothèse 1 : 2 groupes de 8 participants dans mon loft de Cannes.
- Durée : 90 minutes (19h30-21h) + un temps convivial « ad libitum » autour d’un bol de soupe, d’une tranche de pain, d’un verre de vin et d’une pomme, « offerts par votre hôte »
- Coût : 15 € par soirée (ttc !), MAIS je souhaite que l’on règle les 5 soirées d’un coup, (soit 75 €) pour s’engager à respecter ce contrat. Il n’est rien de plus désastreux pour un groupe constitué que de voir son nombre flotter en fonction d’une lubie ou d’une paresse de ses membres... surtout quand ce groupe est volontairement restreint, ce qui serait notre cas de figure !

F. Modalités pour l’hypothèse 2 : le/les groupe/s sont plus nombreux que 8 participants.
- Durée : inchangée, mais sans agapes conviviales... (Je ne serais pas chez moi !)
- Coût et conditions : inchangés
- LIEU : je n’ai encore rien prévu, mais je pense pouvoir trouver une solution sur Cannes ou Sophia-Vallauris.

DEROULEMENT DU SEMINAIRE LUI-MÊME

• Nous disposerons donc de
- 5 sessions
- de 90 minutes chacune
- soit 450 minutes ou 7h30

• Chaque session comprendra
- un exposé du thème (15 minutes),
- tel qu’il lancera un débat (une bonne heure)
- et des « conclusions » que je tirerai ensemble avec les participants.

• Je compte
- vous rappeler la date de chaque session quelques jours auparavant
* personnellement par email
*et sur mon blog
- rédiger
*un texte pour l’exposé introductif
*ainsi qu’un texte à partir de nos échanges :
*textes qui devraient vous parvenir chaque fois par email.


Bulletin de réponse par email

Nom....................................................Prénom........................................

Je suis : du métier / intéressé/e (choisir)

Je choisis les dates du LOFT 1 / du LOFT 2 (choisir)

Portable/Fixe :........................................................................................

NB : ne pas envoyer de règlement pour l’instant : vous serez informé/e si le séminaire a lieu

Intimité du Christ...

Voici ma méditation de ce matin, 18 décembre, jour de la St Gatien...

Intimité du Christ



Jésus se fait deux oeufs sur le plat. Il n'est pas coiffé, pas rasé, pieds nus il a laissé sa croix dans un coin. Aussitôt qu'il a un moment, il dessine des enfants, des enfants, des enfants. Parfois, il lit les journaux et hausse les épaules. Ce que l'on colporte sur son compte l'irrite, accentue sa fièvre.
Jésus répare sa bicyclette, il doit aller livrer du poisson, il y a une éternité qu'il n'a pas eu le temps de téléphoner à sa mère. La dernière fois qu'il l'a vue, c'était au Golgotha, peu avant son décès. Il a des fins de siècles difficiles.
Gardien des eaux et des forêts de l'âme, il va, il va, opiniâtre, friand d'innocence. Les pauvres le rassemblent, il a toujours un visage pour les vaincus. Il évite les cathédrales comme la peste, il fait un grand détour à cause d'un rendez-vous qu'il a dans les yeux d'un aveugle. Tout à l'heure il se fondra à nouveau dans la foule, puis, après avoir escorté des révolutionnaires qui se déplacent nuitamment, par prudence, il recommencera à dessiner des enfants, des enfants si petits qu'il faut une loupe ou un coeur de mère pour les voir.
Je le salue distraitement, car il n'apprécie guère les démonstrations, car il doute, car il est mon ami. Je prends congé, je me rejoins dans ma vie si provisoire, si bâclée, si chaotique, que je n'y aurai pris, à vrai dire, qu'un intérêt limité.

Jean-Pierre Rosnay, né dans la banlieue de Lyon en 1926, entre dans les maquis de la Résistance contre le nazisme à l'âge de 15 ans et demi (il combat en Haute Savoie, au Mont Mouchet, dans le Vercors, et après son arrestation à Lyon, s'évade des geôles de Klaus Barbie). Il fonde après la guerre le mouvement poétique des Jarivistes (JAR) auquel participèrent entre autres son beau-frère Georges Moustaki, Guy Bedos, Georges Brassens, etc., et qui défraye la chronique en organisant des « scandales poétiques » (enlèvement de Julien Gracq, enterrement de l'Existentialisme), dans la lignée des Surréalistes à l'égard de qui il prend pourtant des distances en affirmant renouer avec une tradition poétique qui fait rimer le cœur avec la raison. Après Robert Desnos, avec Philippe Soupault et André Frédérique, il est un des précurseurs d'une poésie qui prend à contrepied le mythe du poète maudit et prétend trouver son public, en ne négligeant pas d'utiliser pour cela les nouveaux médias : il réalise des émissions poétiques à la télévision et à la radio, intitulées « Le Club des Poètes ». C'est aussi le nom qu'il donne en 1961 à son cabaret où, avec sa « muse » (c'est son mot) et épouse, Tsou, il organise depuis lors des rencontres avec des poètes et des spectacles poétiques.