Ver a Dios

Ver a Dios : Voir Dieu  (Jean de la Croix)

 

Célébration de la Parole du Jour, avant d’entrer en clinique

dans ma transposition

 

Livre de la Genèse 32,23-32.


C’était encore la nuit quand il se leva, rassembla tout ce qu’il possédait, et passa de l’autre côté.
Il resta seul.
Et soudain, quelqu'un lutta avec lui jusqu'à l’aube.
Voyant qu'il ne pouvait le vaincre, il le frappa au creux de la hanche, et la hanche se démit.

- Lâche-moi, le jour se lève.
- Je ne te lâcherai que si tu me bénis.
- Quel est ton nom ?
- Jacob (ce qui signifie : Le Menteur).
- On ne t'appellera plus Jacob, mais Israël (ce qui signifie : Fort contre Dieu) : tu as lutté contre Dieu comme on lutte contre des hommes, et tu as vaincu.
- Mais dis-moi ton nom, à ton tour !
- Pourquoi demandes-tu?

Et là il le bénit.

Jacob appela ce lieu Pénouël (ce qui signifie : Face de Dieu) :
- J'ai vu Dieu face à face, et je suis toujours en vie

Au lever du soleil, il traversa le torrent à Pénouël.
Mais désormais, il boitait de la hanche.

Psaume 17(16),1-5.7-8.15.


Dieu, écoute la justice de mon cri, accueille ma prière : je ne mens plus.
Ton visage me dira que je n’ai pas tort.
Tu peux me sonder le coeur, me visiter dans mes rêves, m'éprouver : tu ne trouveras rien, car je me tais désormais.
Pour te suivre, j'ai gardé ton cap, j’ai mis mes pas dans les tiens sans jamais trébucher.
Montre moi ta grâce qui fait des merveilles, tu sais si bien protéger ceux qui te font confiance.
Garde-moi comme la prunelle de l'œil, cache-moi en toi !
Tu sauras te montrer à moi : au réveil, je me rassasierai de ton visage.

Il mange avec les collabos et les moins que rien !

 

 

Il mange avec les collabos et les moins que rien ![1]

 

      Dieu est accusé de se pencher vers l'homme, de s'asseoir près de celui se trompe, d'avoir faim de sa conversion et soif de son retour à la vérité, de se repaître de miséricorde et de bienveillance !

Mais, mes amis, Jésus est venu pour partager cette table !

La Vie est venue parmi ces convives pour que, condamnés par les autres, ils vivent avec la Vie !

La Résurrection s'est couchée pour que ceux qui gisaient se lèvent de leurs tombes !

La Bonté s'est abaissée pour élever les égarés jusqu'au pardon :

Dieu est venu à l'homme pour que l'homme parvienne à Dieu !

Le juge est venu au repas des coupables pour les soustraire à la sentence de condamnation !

Le médecin est venu chez les malades pour les rétablir en mangeant avec eux !

Le Bon Pasteur a penché l'épaule pour rapporter la brebis perdue au bercail de la vie !

     Ah ! Il mange avec les collabos et les moins que rien !

Mais qui est moins que rien, sinon celui qui refuse de se voir tel ?

N'est-ce pas s'enfoncer dans son erreur, et à vrai dire s'identifier à elle, que cesser de se reconnaître moins que rien ?

Et qui est injuste, sinon celui qui s'estime juste ? ...

Allons, parano, confesse ton erreur, et tu pourras venir à la table du Christ !

Le Christ pour toi se fera pain, ce pain qui sera rompu pour te pardonner tes erreurs.

Le Christ deviendra pour toi vin, ce vin qui sera versé pour que tu te rachètes de tes erreurs.

 

Allons, parano, partage le repas de tous ceux qui se trompent, et le Christ partagera ton repas ! Reconnais tes erreurs, et le Christ mangera avec toi !

Entre avec tous tes semblables au festin de ton Seigneur, et tu pourras éviter de te tromper encore et encore!

Entre, pardonné par le Christ, dans la maison de la miséricorde !

 

Adaptation Vincent-Paul Toccoli,

d’après Pierre Chrysologue (vers 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église.

Sermon 30 : PL 52, 285-286 (trad. En Calcat rev.)

 





[1] Textes originaux :

Matthieu 9,9-13.

Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »

Pierre Chrysologue : commentant Matthieu

Dieu est accusé de se pencher vers l'homme, de s'asseoir près du pécheur, d'avoir faim de sa conversion et soif de son retour, de prendre l'aliment de la miséricorde et la coupe de la bienveillance. Mais le Christ, mes frères, est venu à ce repas; la Vie est venue parmi ces convives pour que, condamnés à mort, ils vivent avec la Vie ; la Résurrection s'est couchée pour que ceux qui gisaient se lèvent de leurs tombes ; la Bonté s'est abaissée pour élever les pécheurs jusqu'au pardon ; Dieu est venu à l'homme pour que l'homme parvienne à Dieu ; le juge est venu au repas des coupables pour soustraire l'humanité à la sentence de condamnation ; le médecin est venu chez les malades pour les rétablir en mangeant avec eux ; le Bon Pasteur a penché l'épaule pour rapporter la brebis perdue au bercail du salut.

« Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Mais qui est pécheur, sinon celui qui refuse de se voir tel ? N'est-ce pas s'enfoncer dans son péché, et à vrai dire s'identifier à lui, que cesser de se reconnaître pécheur ? Et qui est injuste, sinon celui qui s'estime juste ? ... Allons, pharisien, confesse ton péché, et tu pourras venir à la table du Christ ; le Christ pour toi se fera pain, ce pain qui sera rompu pour le pardon de tes péchés ; le Christ deviendra pour toi la coupe, cette coupe qui sera versée pour la rémission de tes fautes. Allons, pharisien, partage le repas des pécheurs, et le Christ partagera ton repas ; reconnais-toi pécheur, et le Christ mangera avec toi ; entre avec les pécheurs au festin de ton Seigneur, et tu pourras ne plus être pécheur ; entre avec le pardon du Christ dans la maison de la miséricorde.

 

 

 

[1]

 

      Dieu est accusé de se pencher vers l'homme, de s'asseoir près de celui se trompe, d'avoir faim de sa conversion et soif de son retour à la vérité, de se repaître de miséricorde et de bienveillance !

Mais, mes amis, Jésus est venu pour partager cette table !

La Vie est venue parmi ces convives pour que, condamnés par les autres, ils vivent avec la Vie !

La Résurrection s'est couchée pour que ceux qui gisaient se lèvent de leurs tombes !

La Bonté s'est abaissée pour élever les égarés jusqu'au pardon :

Dieu est venu à l'homme pour que l'homme parvienne à Dieu !

Le juge est venu au repas des coupables pour les soustraire à la sentence de condamnation !

Le médecin est venu chez les malades pour les rétablir en mangeant avec eux !

Le Bon Pasteur a penché l'épaule pour rapporter la brebis perdue au bercail de la vie !

     Ah ! Il mange avec les collabos et les moins que rien !

Mais qui est moins que rien, sinon celui qui refuse de se voir tel ?

N'est-ce pas s'enfoncer dans son erreur, et à vrai dire s'identifier à elle, que cesser de se reconnaître moins que rien ?

Et qui est injuste, sinon celui qui s'estime juste ? ...

Allons, parano, confesse ton erreur, et tu pourras venir à la table du Christ !

Le Christ pour toi se fera pain, ce pain qui sera rompu pour te pardonner tes erreurs.

Le Christ deviendra pour toi vin, ce vin qui sera versé pour que tu te rachètes de tes erreurs.

 

Allons, parano, partage le repas de tous ceux qui se trompent, et le Christ partagera ton repas ! Reconnais tes erreurs, et le Christ mangera avec toi !

Entre avec tous tes semblables au festin de ton Seigneur, et tu pourras éviter de te tromper encore et encore!

Entre, pardonné par le Christ, dans la maison de la miséricorde !

 

Adaptation Vincent-Paul Toccoli,

d’après Pierre Chrysologue (vers 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l'Église.

Sermon 30 : PL 52, 285-286 (trad. En Calcat rev.)

 





[1] Textes originaux :

Matthieu 9,9-13.

Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit. Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »

Pierre Chrysologue : commentant Matthieu

Dieu est accusé de se pencher vers l'homme, de s'asseoir près du pécheur, d'avoir faim de sa conversion et soif de son retour, de prendre l'aliment de la miséricorde et la coupe de la bienveillance. Mais le Christ, mes frères, est venu à ce repas; la Vie est venue parmi ces convives pour que, condamnés à mort, ils vivent avec la Vie ; la Résurrection s'est couchée pour que ceux qui gisaient se lèvent de leurs tombes ; la Bonté s'est abaissée pour élever les pécheurs jusqu'au pardon ; Dieu est venu à l'homme pour que l'homme parvienne à Dieu ; le juge est venu au repas des coupables pour soustraire l'humanité à la sentence de condamnation ; le médecin est venu chez les malades pour les rétablir en mangeant avec eux ; le Bon Pasteur a penché l'épaule pour rapporter la brebis perdue au bercail du salut.

« Il mange avec les publicains et les pécheurs ! » Mais qui est pécheur, sinon celui qui refuse de se voir tel ? N'est-ce pas s'enfoncer dans son péché, et à vrai dire s'identifier à lui, que cesser de se reconnaître pécheur ? Et qui est injuste, sinon celui qui s'estime juste ? ... Allons, pharisien, confesse ton péché, et tu pourras venir à la table du Christ ; le Christ pour toi se fera pain, ce pain qui sera rompu pour le pardon de tes péchés ; le Christ deviendra pour toi la coupe, cette coupe qui sera versée pour la rémission de tes fautes. Allons, pharisien, partage le repas des pécheurs, et le Christ partagera ton repas ; reconnais-toi pécheur, et le Christ mangera avec toi ; entre avec les pécheurs au festin de ton Seigneur, et tu pourras ne plus être pécheur ; entre avec le pardon du Christ dans la maison de la miséricorde.