T O U S S A I N T

T O U S S A I N T


Frères, soyez toujours dans la joie,
priez sans relâche,
rendez grâce en toute circonstance :
c’est ce que Dieu attend de vous dans le Christ Jésus.
N’éteignez pas l’Esprit,
ne repoussez pas les prophètes,
mais discernez la valeur de toute chose.
Ce qui est bien, gardez-le;  
éloignez-vous de tout ce qui porte la trace du mal.
Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers,
et qu’il garde parfaits et sans reproche votre esprit, votre âme et votre corps,
pour la venue de notre Seigneur Jésus-Christ.
Il est fidèle, le Dieu qui vous appelle : tout cela, il l’accomplira. (1 The 5,16-24)

 

Libye

Giovanni Bosco – Saint Jean Bosco, le fondateur de l’Ordre religieux, les Salésiens,  ma famille dans l’Eglise depuis... toujours[1] -, Giovanni Bosco, le piémontais, répétait à l’envi aux jeunes de la Turin du Risorgimento, qu’il accueillait dans son Institut du Valdocco : La volonté de Dieu est que nous devenions de saints !


 

Ce que cela pouvait signifier pour des garçons illettrés - parlant patois et analphabètes pour la plupart -, on (ne) peut (pas) l’imaginer ! Ce qu’ils comprenaient –surtout et d’abord -, c’est que quelqu’un leur offrait, dans leur situation de précarité absolue, non seulement (!) le gîte et le couvert, mais en plus une éducation, une scolarité et une formation. Gratuitement !


 

C’est que la sainteté telle que comprise par Don Bosco[2] consistait – surtout et d’abord -, à faire du bien autour de soi, à servir son prochain dans le besoin et à « donner sa vie pour ceux qu’ « on aime »[3] !


 

Ce « way of life » - cette façon de vivre -, m’a toujours plu, dès ma jeunesse. Bien sûr, je fréquentais la messe et les sacrements, j’étudiais le catéchisme, je servais la messe ! Très catho, mon éducation! Mais ce qui m’"enchantait" au sens propre du terme, c’était de « m’occuper » de mes camarades : à l’école, sur la cour de récréation, en promenade. D’ailleurs, les prêtres le voyaient bien, qui me confiaient la tâche de « contenir » les plus « redoutables »! Cette « main de fer dans un gant de velours »[4], avec l’amour inconditionnel de ceux qui me faisaient confiance - en me donnant comme exemple l’apôtre des banlieues mal famées d'une grande ville -, a toujours été pour moi la seule façon de devenir un saint !


 

Oh, je ne parlais pas comme çà, à l’époque ! Je me « contentais »[5] de faire ce qu’on me disait intelligemment de faire, de la seule façon dont je concevais devoir et pouvoir le faire : en « prenant mon pied », car on me répétait aussi qu’ « un saint triste est un triste saint »[6] !

Je ne savais pas encore que Dieu meurt[7] s’il ne « danse » pas », et si ceux qui s’en réclament n’ont pas des « gueules de ressuscités » ! Je ne connaissais à l'époque ni l’ « opium du peuple »[8] ! Ni « la maladie infantile de l’humanité »[9] ! Mais quand j’ai commencé à voyager, à lire, à comparer  et à réfléchir - à ouvrir les yeux -, je me suis rendu compte que tous ces Germains  (Nietzsche, Marx et Freud!) étaient mes cousins, en fait, et que la joie me semblait A MOI AUSSI avoir effectivement déserté mon Eglise : comme si le sérieux avait fini par éliminer le bonheur... chose très sérieuse ![10] Et que bien qu’il faille absolument et toujours aller « ad astra per aspera »[11], il fallût aussi avoir des « têtes d’enterrement » !

Pouah! Le jeune homme en moi a failli désespérer ...

La vertu coûte, il le savait : conscience, volonté, détermination, constance ! Certes, mais elle l'« enthousiasmait »[12] jusqu'ici! Renoncer, n’est pas mourir, c’est vivre plus léger ! Mais que de contre témoignages, que d’éteignoirs de l’Esprit[13] AFFRONTER !

Sa conviction se renforça! Oui! Nous sommes responsables des espoirs que nous faisons naître chez les autres[14] : et c’est la confiance qu'ils placent en nous qui nous fait avancer ![15]


 

Quand Dominique Savio, l’élève de Don Bosco - qui mourra avant même ses quinze ans -, prit au sérieux le leitmotiv de son « Père et Maître »[16], sa vie changea. Conscience, volonté, détermination, constance, ai-je écrit plus haut. Eh bien, il se mit en demeure de réaliser cette quadrature du cercle qui consiste à tout « vivre dans la joie »!

  1. Il en prit donc conscience (on ne sait jamais quand cela arrive!)
  2. Il prit la décision de s’y mettre (çà, personne ne peut le faire à notre place!)
  3. Il se conforta dans sa position (en commençant par larguer l’inutile : c’est la 1e règle!)
  4. Il s’y maintint (la vertu n'étant qu' une bonne habitude[17]!)
Car si la sainteté, c’est une rencontre providentielle entre un homme et Dieu : s’il n’y a pas d’ « homme », qui Dieu va-t-il rencontrer ? Abraham, Moïse, David, Samuel, Daniel. Jésus lui-même, et sa fugue... Les fils du Tonnerre, Jacques et Jean[18],  Saul, Clément, Augustin.., François, Ignace et Jean Bosco... n’étaient pas des hommes faciles ! Loin de là! Mais c’étaient des hommes ! Et leur vie débordait de bonheur, malgré tous les inquisiteurs et tous les traîtres !

 

C’est déjà notre fête à tous, aujourd’hui et chaque année, si nous voulons... démarrer, c'est-à-dire commencer à semer ! Mais n’oublions pas la parabole du semeur : quel terrain sommes-nous ? Les pierres, les ronces, le chemin ou bien la bonne terre ?

 

Peut-être naît-on poète[19] : on devient un saint !

 

Alors avec les habitants de Philippes[20], les grands amis de Paul le voyageur -cet homme qui passait! -, je vous invite à vous réjouir !


 
  • GAUDETE in Domino semper : iterum dico, gaudete !
    Réjouissez-vous dans le Seigneur en tout temps ; oui, je vous le répète, réjouissez-vous !
  • Modestia vestra nota sit omnibus hominibus : Dominus enim prope est.
    Que votre bonté soit connue de tous les hommes : le Seigneur est proche.
  • Nihil solliciti estis : sed in omni oratione petitiones vestrae innotescant apud Deum.
    Ne vous inquiétez de rien, mais dans une prière fervente, faites connaître vos besoins à Dieu.
     
Vincent-Paul Toccoli, sdb


[1] ... puisque je suis né, ai été baptisé et grandi dans une paroisse salésienne, avant d’y entrer par vœux et de m’y faire ordonner prêtre !
[2] On disait « Don », comme on dit « Don Juan » : où Don est une abréviation de « dominus » = seigneur, maître, patron, monsieur...En français, on écrit même « Dom », qui rappelle encore mieux l’origine du mot.
[3] Sur son faire-part d’ordination sacerdotale reçu hier, l’ordinand cite en exergue le verset 9 du chapitre 11 de l’évangile de Luc : « Il les accueillait et leur parlait de Dieu tout en aidant ceux qui en avaient besoin ».
[4] Expression de Saint François de Sales dont Jean Bosco s’inspira au point de donner son nom à la société qu’il fondait : les Salésiens de Don Bosco, SDB !
[5] C’est le terme : j’étais "content" de le faire !

[6] Comment ne pas évoquer un saint joyeux, le Romain Philippe de Néri qui vécut au 16e siècle et qui connut un ministère actif, spécialement auprès de la jeunesse ? Chez ce personnage très moderne, la bonne humeur côtoie la plus haute méditation, toute nourrie des pères de l’Église. Le fondateur de “l’Oratoire” organise à Rome des « soirées de prière très libres et de joyeuses méditations. » Lui qui chante et danse, y compris devant le pape, enchantera ses contemporains. En France, au siècle suivant, il séduit ceux qui fonderont à leur tour l’Oratoire de France : le futur cardinal de Bérulle et le père de Condren. Par son action auprès des jeunes et sa gaieté contagieuse, il continue de faire des émules jusqu’à nos jours. Jean Bosco était un de ses plus fervents imitateurs et continuateurs

[7] Friedrich Nietzsche

[8] Karl Marx

[9] Sigmund Freud
[10] Si l’on en croit Augustin le Berbère et Pascal le janséniste !
[11] La porte étroite, en somme : celle de Jésus (Luc 13,22-30), pas celle de Gide !
[12] C’est-à-dire qu’elle « met Dieu en nous » !
[13] Voir l’exergue : 1 The 5,16-24
[14] Paul de Tarse
[15] André Malraux !

[16] « Père et Maître de la jeunesse » : titre que l’Eglise a conféré à Saint Jean Bosco pour sa canonisation.

[17] Thomas d’Aquin
[18] « Jacques, le fils de Zébédée, et Jean, le frère de Jacques, auxquels il imposa le nom de Boanergès, c’est-à-dire fils du tonnerre » Luc 9,51-62
[19] Nascuntur poetae !
[20] Phil 4,4-6

 

C A L E N D R I E R N O V E M B R E 2007

NOVEMBRE 2007


 
  1. Je TOUSSAINT : MESSE 11h : Le Cannet Ste Philomène
  2. Ve : Italie
  3. Sa : Italie
  4. Di : Italie
  5. Lu : Italie
  6. Ma : Cannes
  7. Me : 18-19h30 : ATMAN (Leçon 3) SA
  8. Je : Cannes
  9. Ve : Cannes
  10. Sa : 18h00 : MESSE Le Cannet  Ste Philomène
  11. Di : 10h30 : MESSE Mougins St Jacques
  12. Lu : Cannes
  13. Ma : Cannes
  14. Me : Cannes
  15. Je : Cannes
  16. Ve : Cannes
  17. Sa : Cannes
  18. Di : 9h30 : MESSE Le Cannet, Montée Ste Catherine, Sainte Catherine 
  19. Lu : Cannes
  20. Ma : Cannes
  21. Me 18-19h30 : ATMAN (Leçon 4) SA
  22. Je : Paris
  23. Ve : Paris
  24. Sa : 10h : Ranguin : Les Déesses Mères : MESSE 18h : Le Cannet, Sainte Philomène
  25. Di : Toulon
  26. Lu : Toulon
  27. Ma : Toulon
  28. Me : Toulon
  29. Je : Toulon
  30. Ve Toulon

 

 

Le Service de l'Evangile

 Le Service de l'Évangile


Pour moi,

je n'ai pas honte d'être au service de l'Évangile,

cette puissance de Dieu au service de tout homme qui croit en lui

- juif, chrétien, musulman...

Cet Évangile révèle la justice de Dieu qui sauve par la foi :

notre foi en lui, mais bien plus encore sa foi en nous !

Car Dieu croit en l’homme :

c’est parce que cette foi est réactive que l’homme peut s’en tirer !

 

Mais la colère de Dieu se révèle contre tout refus de Dieu comme possible,

et contre tout homme qui fait obstacle à la vérité.

Ce qu'on peut connaître de Dieu est clair :

Dieu lui-même ne cesse de le montrer.

Depuis la création du monde, l’intelligence de l’homme

est intrinsèquement capable de voir l’invisible au-delà du visible :

qu’on l’appelle puissance éternelle ou divine.

Aucune  excuse :  

L’homme peut connaître Dieu, et il doit le reconnaître !

 

Hélas !

Il ne cesse de se laisser aller à des raisonnements qui ne mènent à rien,

et son cœur sans intelligence s’obscurcit.

Se disant sage, il devient fou,

échangeant le Dieu immortel contre toutes sorte d’idoles :

jadis oiseaux, bestiaux et serpents ;

aujourd’hui sexe, argent, pouvoir...

 John Hartfield

Si tel est son désir,

Dieu - qui respecte sa liberté -,

le livre à sa dérive vers toutes les contradictions,

de sorte qu'il déshonore lui-même son corps : physique et psychique.

 

L’homme préfère ainsi échanger la vérité de Dieu contre son propre mensonge :

il se soumet aux créatures, et rejette l’amour de son Créateur !

 

Transposition de Vincent-Paul Toccoli, sdb

D’après la Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 1,16-25.

 

VIVENT LES ANGES...

Prière pour la Fête des Anges...


Je me tiens à l'abri de Dieu!
Je repose à son ombre!

je lui dis :

« C’est toi le seul refuge, le seul rempart dont je suis sûr ! »
Les filets des dogmatiques, la peste des fanatiques, et le reste :
tu as su m’en garder !

mars 2007 021 

Je suis couvert et protégé :
ta fidélité est une armure et un bouclier
contre les terreurs des comploteurs de nuit,
la flèche empoisonnée des mercenaires d’un jour,
les fléaux qui rôdent dans le noir des âmes,
et les fléaux qui frappent au soleil de midi.

Je le sais :

le malheur ne pourra me toucher, ni le danger approcher de chez moi :
les anges ont mission de me garder où que j’aille !

 

d’après Psaume 91(90),1-2.3-4.5-6.10-11.