16. Novembre 2007
C’est foncièrement perdre le sens, que d’ignorer Dieu,
à partir de ce qu'on voit de bon, de ne pas postuler l’Être lui-même,
à l’examen de l’œuvre, de n’en point reconnaître l'Artisan !
Mais c'est le feu, le vent, la brise légère, la ronde des étoiles, la violence des flots,
les luminaires du ciel, gouverneurs du monde,
que l’homme a regardés comme autant de dieux.
S'il les a pris pour des dieux à cause de la beauté qui l’a charmé,
il doit bien savoir aussi combien leur Maître peut leur être supérieur :
car leur créateur est l'Auteur même de la beauté.
Et s'il les a pris pour des dieux, frappé qu’il était par leur puissance et de leur efficacité,
il ne peut que conclure à la toute puissance de leur auteur :
la grandeur et la beauté du créé font, par analogie, découvrir son Auteur.
Et pourtant, l’homme ne mérite qu'un blâme léger :
peut-être ne s'égare-t-il au fond qu'en cherchant Dieu, en dépit de son désir de le trouver !
Il poursuit sa recherche, au milieu de ses œuvres,
se laissant prendre aux apparences, devant tant de beauté !
Encore une fois, pourtant, il n’est pas excusable :
car s'il a poussé la science au point d’être capable d'imaginer le cours éternel des choses,
comment n'en a-t-il encore pu découvrir le Maître ?
Livre de la Sagesse 13,1-9.
Car les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit et la nuit à la nuit en donne connaissance.
Pas de paroles dans ce récit, pas de voix qui s'entende !
Nul besoin !
Mais sur toute la terre en paraît le message,
et la nouvelle, aux limites du monde.
Là, se trouve la demeure du soleil !
Psaume 19(18),2-3.4-5.
« Quand le Christ reviendra chez nous
il se passera ce qui est arrivé au temps de Noé :
on mangeait, on buvait, on se mariait, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche.
Puis ce fut le déluge et tout périt !
A l’époque de Loth, idem :
on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait !
Mais le jour où Loth abandonna Sodome, il tomba du ciel une pluie de feu !
Quand le Christ reviendra chez nous, ce ne sera pas si différent !
En tous cas, celui qui sera dans les étages, qu’il prenne vite l’escalier de secours !
De même celui qui sera sur la route, qu’il fuie plus loin encore !
Rappelez-vous la femme de Loth, qui voulut se retourner !
Mettre sa vie en conserve, c’est la perdre plus sûrement !
C’est l’exposer qui la sauve !
C’est moi qui vous le dis :
Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l'une sera prise, l'autre laissée.
Deux femmes seront ensemble au supermarché : l'une sera prise, l'autre laissée ».
Les disciples lui demandèrent :
« Où donc, Seigneur ? »
Il leur répondit :
« C’est au-dessus du cadavre, que se rassembleront les vautours. »
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,26-37.