Le mensonge

Une photo compromettante

dimanche 30 mars 2008 par Jean-Paul Ribes

 

Un commencement de preuve de l’implication de provocateurs chinois lors des émeutes de Lhassa le 14 mars dernier.

 

 fm

Soldats se préparant à s'habiller en moines

 

Sur cette photo, prise par des observateurs britanniques, on voit nettement des militaires chinois recevoir de leurs officiers des tenues de moines. Nous avions déjà formulé l’hypothèse de la participation de faux moines dans le déclenchement des actes de violence à Lhassa. Plusieurs témoignages nous étaient parvenus dans ce sens [1]. Cette fois, les faits semblent avérés.
Ils condamnent à la fois l’attitude des autorités chinoises et la propagande mensongère et haineuse qui a été développée et qui l’est toujours par ces mêmes autorités.
Faites largement circuler ces documents.

Source de la photo : agence gouvernementale des communications britanniques, reprise sur Phayul

Dimanche du Bon Leader

 

Après

« Un Président au Vatican »,

voici

« Le Carême de la Chasteté »

 

C’est ce que promettait cette émission de la chaîne publique néerlandaise NED 3, en promenant sur la Croisette une affiche qui proclamait, dans le style le plus spectaculaire de la tradition puritaine de nouveaux « Pilgrim Fathers » recyclés, « QUARANTE JOURS SANS SEXE » : ce fut la vedette du dernier MIP TV de Cannes, la nouvelle Charte du Mayflower du 21ème siècle ancré dans la baie !

 

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Département montant de la télé réalité, le sexe se répand, - en rampant comme la pestilence de mort dans les Dix Commandements de Cecil B. DeMille -, depuis la lointaine/proche Ville des Anges (c’est le nom de Nuestra Signora de La Portiuncula de Los Angeles). Les titres en sont limpides (si on peut dire) : Dirt & Californication, qui « emprisonnent » actuellement les « chaînes » françaises !

 

 

LA
 

 

 

 Qui a dit que les Anges n’ont pas de sexe ?

 

 

ad
 

 

 

Pauvre napolitain de Thomas d’Aquin (1225 - 1274)! Ah s’il avait eu la TNT, la Free.box et Numéricable ! En somme, à la Sorbonne, il ne s’agissait que de talk shows sans image! Le tout-mot !

 

Ce que Cannes (me) révèle, c’est ce spectacle d’un monde, dont le tsunami d’images nous présente la fin en instituant la marge comme centre. Et en s’auto légitimant, par dessus le « marché » (du film, s’entend !). Le rideau n’est pas prêt de tomber sur la fin de ce spectacle !

 

Le c.. ! Mal d’audience ? Le c.. ! « Next » vous fournira même l’ « autre » !

 

traine cul

Mais qui dit sexe, dit aussi spiritualité ! Cela va habituellement ensemble (rappelez-vous l’ange et la bête de Blaise Pascal, pas ceux de Dan Brown !). Nous savons que la télé réalité est omni vore : carni & psycho vore ! Pour tout dire : sarco phage ( de sarx = carne, et phage = bouffer)! Avec un « c », pas avec un « k ». Et qu’on n’y entende aucune allusion acoustique !

Les Britanniques - qui font toujours très fort dans l’understatement et dont c’est la spécialité en parole et en images -, nous invitent à « entrer en Islam » : Make me a Muslim ». Quel fair play ! Personne n’a encore pensé à un « Make me a Christian ». Ou plutôt, faut-il reconnaître que - en dépit du commandement de Jésus-Christ à son départ : (Mt 28, 19) : Make disciples of all nations, baptizing them in the name of the Father, and of the Son, and of the holy Spirit,-, il faille aujourd’hui essayer autre chose ? Just for a change ! ( Voir Benoït XVI à Regensburg).

Parmi les 467 nouvelles émissions recensées en 2007 - Médiamétrie a dénombré plus de 2 300 programmes nouveaux  sur les chaînes de 80 pays étudiés -, les jeux eux aussi font plus que jamais fureur ! Avec, devinez quoi ? La toute dernière tendance du bio !

 

Panem et circenses !

 

rome

Mais pourquoi (diable !) cela devrait-il changer, depuis Rome, depuis Noé, depuis ... le jardin ! Depuis Gn 3, 6-7 : Elle ... mangea; ...il en mangea : ... ils étaient (c..s) nus !

 

Au jeu et au sexe, on a fini par joindre la famille ! Comme élément fédérateur ! Il fallait arriver au parfait cocktail trinitaire: 1/3 de c.., 1/3 de roulette ; 1/3 de « I love you too » ! Et on fait « décader » en rond au coin du feu... de toutes les géhennes !

 

famille

Il fallait garder « le meilleur » (?) pour la fin/faim (après la « pomme » pour la soif !). Je cite Guy Dutheil : (Le Monde, 12.04.08, Cannes (Alpes-Maritimes) : "The moment of Truth", diffusé sur la chaîne américaine Fox et sur Sky One en Grande-Bretagne, fouille, détecteur de mensonge à l'appui, l'intimité de candidats face à leur famille. Pour gagner 316 000 euros, les candidats doivent répondre à des questions comme (sic!):

-          "Avez-vous déjà couché avec la soeur de votre femme ?"

-          ou "Avez-vous eu des relations homosexuelles ?"

 

Qui a dit que la confession n’était plus à la mode ? L’examen de conscience de Guy Dutheil a bien analysé

  1. que la matière est grave
  2. que le MIP TV le sait
  3. et qu’il le fait volontairement !

(C’est la définition même du sacrement !)

Mais il n’a pas (faute temps, ou bien a-t-il oublié son catéchisme ?) enquêté sur les deux autres constituants du sacrement:

  1. qui donne l’absolution ? 
  2. qui détermine la pénitence ?

 

Il y a déjà la messe télévisée : à quand le télé sacrement ?

Une simple idée (gratuite) pour NED 3 Pays-Bas !

 

 

10
 

 

tout çà pour çà...


flamolyp 
 
 
REPETITION A LONDRES POUR PARIS

 

 londres

 

CIRCUIT PARISIEN DES PRE REJOUISSANCES OLYMPIQUES

 PARIS

 

POUR VOTRE (IN)ONFORT 

Dispositif de sécurité :

*      3.000 policiers, sur terre,

*      dans les airs

*      et même sur la Seine.

 

Une "bulle étanche" d'environ 200 mètres de long sera constituée autour du porteur de l'emblème des JO, composée de

*      65 motards,

*      100 policiers en rollers

*      et autant de pompiers de Paris joggeurs.
32 véhicules de CRS, soit 160 hommes,

*      un groupe de motards fermant la marche.

*      1.600 policiers devraient être répartis sur le trajet pour parer à toute éventualité.

 RAPPEL DE CES JOURS

1 . EN INDE

TIBET 

 

 2. A LHASSA

 

LHASSA 

AUCUN DRAPEAU DU TIBET NE POURRA ÊTRE DEPLOYE A PARIS

"POLITESSE"  OBLIGE... 

C’EST CE DRAPEAU – LA .....

 

DRAPEAU 

 

ET PENDANT CE TEMPS-LA....

 

DL

C'EST LE COURAGE QU'ON ASSASSINE...

 

 

 

 

« J'ai peur qu'Ingrid soit en train de mourir ou soit déjà morte. Ce qui m'angoisse le plus, c'est la déclaration du gouvernement colombien, je me demande s'ils ne disposent pas d'informations que nous n'avons pas ».

Fabrice Delloye, (son ex mari)

 

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Image d'Ingrid Betancourt diffusée le 30 novembre 2007

Image d'Ingrid Betancourt diffusée le 30 novembre 2007

 

NOUVELOBS.COM | 05.04.2008 | 11:49

 

Helver Uriel Rodriguez - médecin des FARC, arrêté il y a deux semaines par les autorités -, a examiné l'otage franco-colombienne à une date non précisée. Il note :

-         paludisme,

-         inflammation du foie

-         et dénutrition.

 

colombe
 

 

 

Le docteur Camilo Novoa, consulté par l'AFP a étudié ce diagnostic. Ingrid Betancourt souffre notamment :

-         de douleurs aiguës sous les côtes au niveau du foie,

-         d'une inflammation du foie (symptômes probablement dus à l'hépatite),

-         de gastrite chronique,

-         d'une inflammation de l'oesophage,

-         de douleurs d'estomac,

-         de deux types de paludisme dont celui appelé communément le « psalmodium falciparum » (malaria cérébrale),

-         de dénutrition

-         et d'une irritation du colon.

 

Cet état peut entraîner des accidents

rénaux,

cardiaques

et affecter tout le système nerveux central.

 

no màs

 

Cité Interdite et Johkang

 Tian An Men II ?

 

chine

Enquête
La semaine qui ébranla le Tibet
LE MONDE | 03.04.08 | 14h38  •  Mis à jour le 03.04.08 | 14h38


Vendredi 14 mars, Lhassa, la capitale du Tibet chinois, s'embrase. Quelle est la séquence d'événements qui a précédé, scandé puis suivi ce "vendredi noir" qui a brutalement projeté le Tibet sur la scène médiatique et diplomatique mondiale et placé la Chine sur la défensive ? Plus de quinze jours après les faits, bien des zones d'ombre persistent. Les témoignages sont partiels. L'intoxication fait écran. L'impossibilité pour la presse de travailler dans des conditions indépendantes dans un Tibet verrouillé par les forces chinoises hypothèque la recherche de la vérité. Après la grande confusion des premiers jours, il est pourtant possible d'y voir un peu plus clair aujourd'hui.
Tout commence le lundi 10 mars à Lhassa. Au Tibet, le 10 mars est toujours une date sensible : c'est l'anniversaire du soulèvement de Lhassa en 1959. Le 14e dalaï-lama, âgé de 23 ans, avait alors pris la fuite, franchi les cols glacés de l'Himalaya pour se réfugier dans la ville indienne de Dharamsala. Un deuil politique. L'échéance est sensible, pas forcément explosive. Mais ce 10 mars 2008 est très spécial. Les Jeux olympiques de Pékin auront lieu dans cinq mois, les projecteurs de la presse internationale sont braqués sur la Chine scintillante. Pour les Tibétains, c'est une aubaine. Ils entendent bien profiter de ce moment exceptionnel pour faire entendre leur voix.
Combien sont-ils à l'aube de ce lundi ? 200 ? 300 ? 400 ? Il est 6 heures du matin et ils sortent du grand monastère de Drepung, situé à 8 km à l'ouest de Lhassa.

Dans un frémissement de robes grenat, les moines prennent le chemin du centre-ville. Aucun slogan politique n'est proféré. Les bonzes n'exigent qu'une seule chose : la libération de ceux des leurs qui ont été emprisonnés en octobre 2007 pour avoir malicieusement célébré une victoire diplomatique du dalaï-lama. A Washington, le chef spirituel des Tibétains avait alors reçu - des mains de George Bush ! - la médaille d'or du Congrès américain. A Drepung, certains murs du monastère ont, comme par hasard, été repeints en blanc au lendemain de l'événement. Le défi silencieux n'avait pas échappé à la police chinoise. Les meneurs présumés avaient été arrêtés.

lhassa

Potala

Les moines marchent, donc. La petite cohorte ne tarde pas à buter sur un barrage de forces de l'ordre. Face à la haie de boucliers, les religieux s'assoient sur le macadam. Le sit-in dure quelques heures avant que l'assemblée ne se disperse. A ce stade, la police est prudente. Elle a apparemment reçu des consignes de retenue. Au crépuscule, un nouvel attroupement se forme. Au centre-ville, cette fois-ci. Des moines et des étudiants se retrouvent au coeur de la place Barkhor. Ils se déploient en cercle, main dans la main. Policiers en uniforme ou en civil sont présents en masse. Six ou sept manifestants sont embarqués. Le fond de l'air est lourd à Lhassa.

Le lendemain, mardi 11 mars, le ciel au-dessus de Lhassa est toujours aussi bleu, ce bleu pur des altitudes himalayennes, mais le climat est orageux. Des moines de Drepung sortent à nouveau sur la chaussée, galvanisés par les arrestations de la veille. Ils sont aussitôt suivis par d'autres religieux du monastère de Sera, situé à 4 km au nord de la vieille ville. Ces derniers brandissent des drapeaux tibétains. Des incidents éclatent en fin de matinée quand la police chinoise, appuyée par des forces paramilitaires de la police armée du peuple (PAP), décide de disperser les manifestants manu militari. Des grenades lacrymogènes sont tirées, les moines sont frappés à coups de matraque.

johkang

Johkang 

Mercredi 12 mars, la tension monte encore d'un cran. Les rumeurs de tentatives de suicide de deux moines de Drepung, qui se seraient tranchés le poignet, enfièvrent les esprits. D'autres moines de Sera auraient entamé une grève de la faim. Dans ce même monastère de Sera, des moines sont battus par la police, rapporte un témoin à la BBC.
Un touriste européen, familier de la Chine et qui était alors en vacances à Lhassa, rapporte qu'à partir de ce moment le quartier tibétain est quadrillé par la police. "Tous les 10 à 15 mètres, en travers du circuit de pèlerinage autour du temple du Jokhang, dans la rue, une table avait été installée avec quatre chaises et des policiers", raconte-t-il au Monde.

Le Jokhang est le coeur du vieux Lhassa, le saint des saints devant lequel se prosternent des dizaines de pèlerins venus parfois des coins les plus reculés du Tibet. Mains jointes au-dessus de la tête, ils s'agenouillent, se jettent sur le sol, renouvellent leurs génuflexions après avoir complété, dans le sens sacré des aiguilles d'une montre, les deux cercles de la circumambulation autour du Johkang. C'est autour de ce temple que se nouera la tragédie quelques jours plus tard. Au Jokhang, les religieux sont cantonnés au premier étage, où ils vivent. Le jeudi 13, l'un d'eux se penche à une fenêtre et parvient à laisser tomber à des touristes : "Not so good here", selon un visiteur européen.

jeune moine
Le vendredi 14 mars, la mécanique infernale est en place. Après les monastères de Drepung et de Sera, c'est le temple de Ramoche qui entre en action. En fin de matinée, à l'issue de la prière, une marche de moines s'esquisse mais la police la bloque aussitôt. Les religieux s'assoient par terre. Vers 14 heures, le touriste interrogé par Le Monde voit des dizaines de camions militaires filer vers le quartier tibétain. "Les moines ont refusé de bouger, lui explique son guide. La police les a attaqués et les gens ont réagi en mettant le feu à un véhicule militaire." Les "gens" ont donc "réagi".

La grande nouveauté, c'est que les badauds tibétains se jettent dans la mêlée. Des volées de pierres s'abattent sur les boucliers de la PAP qui cède sous l'assaut. C'est l'émeute. La foule en furie gagne la rue de Pékin, l'artère principale qui traverse Lhassa d'est en ouest, puis se répand dans les allées de la vieille ville.

moines 

La colère des Tibétains, laïques et moines confondus, se déchaîne contre tout ce qui symbolise des dizaines d'années de colonisation chinoise. Les émeutiers caillassent des camions de la police, s'en prennent aux bureaux de l'agence de presse Chine nouvelle, aux bâtiments de la sécurité publique, au complexe commercial Baiyi, à une mosquée dont la porte flambe. Ils frappent avec violence des Chinois han croisés en chemin, incendient toutes les échoppes appartenant à des non Tibétains. Une nappe de fumée noire recouvre Lhassa.
Dans ce chaos général, les rancoeurs longuement accumulées entre Tibétains et migrants han ou hui (musulmans), qui détiennent l'essentiel du commerce à Lhassa, explosent en haine nue. L'émeute prend un caractère ouvertement racial. "C'était un déversement de violence ethnique de la nature la plus déplaisante qui soit", a raconté James Miles, correspondant à Pékin de The Economist et seul journaliste étranger présent à Lhassa ce jour-là.
Le correspondant de l'hebdomadaire allemand Die Zeit, George Blum, débarque, lui, le lendemain. Il découvre l'étendue des dégâts en se promenant dans la vieille ville quasi déserte. Il est frappé " par l'ampleur des destructions et les traces d'une violence telle qu'elle a choqué certains Tibétains, pourtant très anti-chinois". Des jeunes ayant participé aux émeutes crânent devant lui. Ils s'écrient : "On leur a montré, aux Chinois, ce dont on était capable !..."

L'émeute va durer jusqu'au samedi 15 mars en milieu de journée. Le bilan est lourd. Selon les autorités chinoises, il est de 22 morts, dont la plupart sont des "innocents" brûlés dans l'incendie de leur domicile. Pour l'entourage du dalaï-lama, il est d'environ 140 morts, dont de nombreux tués durant la répression policière qui a suivi. Selon certains témoins tibétains il y aurait eu 26 morts, dans la seule prison de Drapchi. Mais aucune image disponible n'illustre une répression sanglante, alors que nombre de documents attestent des agressions raciales anti-han et anti-hui. C'est la grande force de la propagande chinoise.


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Vendredi et samedi matin, des touristes ont vu des véhicules blindés de transport de troupes équipés de canons sillonner les grandes artères. Ils ont entendu des coups de feu, des rafales de mitraillettes. Mais s'agissait-il de tirs de semonce ? Ou des tirs à vue ? Nul ne sait, les témoignages des étrangers sont auditifs, pas visuels. Certains Tibétains affirment, eux, avoir vu tomber sous leurs yeux des victimes dès vendredi. "La police a tiré sur la foule à balles réelles", rapporte un témoin sur Radio Free Asia.
La répression s'est abattue à partir de samedi midi dans la vieille ville bouclée, fermée, à l'abri de tout regard. Les touristes étrangers ont été pressés de quitter les lieux. On sait que les raids policiers se sont multipliés, que des coups de filet massifs ont eu lieu. Mais on n'en connaît pas les circonstances précises, ni le nombre des éventuelles victimes. Lhassa est devenue une "boîte noire" où le pire est imaginable, mais pour l'instant rien ne peut être prouvé.
Dans cette folle histoire, un autre mystère, très troublant, méritera un jour d'être expliqué : les forces chinoises, pourtant massivement déployées, auront attendu vingt-quatre heures pour "nettoyer" le terrain en employant les grands moyens, laissant les émeutiers piller, brûler et détruire en toute liberté. Etaient-elles débordées ? Avaient-elles reçu des consignes de modération afin d'éviter un bain de sang en images, un "Tiananmen" tibétain qui eût été fatal aux JO de Pékin ? Ou était-ce du machiavélisme consistant à laisser le chaos s'installer en ville - fût-ce au prix de vies "innocentes" - afin de justifier une répression à guichets fermés ? L'histoire des émeutes de Lhassa reste à écrire.
Mais déjà les regards se portent ailleurs. Il n'y a pas qu'à Lhassa que le Tibet s'est soulevé. La révolte s'est propagée à l'extérieur de la Région autonome, c'est-à-dire hors du Tibet strictement administratif. Dans les régions de peuplement tibétain de l'Amdo et du Kham, rattachées aujourd'hui aux provinces chinoises du Qinghai, du Gansu, du Sichuan et du Yunnan, une trentaine de foyers de protestation ont été répertoriés. L'univers tibétain, malgré son éclatement administratif et géographique, a réagi de manière solidaire. Dès le 15 mars, des centaines de moines du monastère de Labrang, à Xiahe (province du Gansu), organisent une marche demandant le retour du dalaï-lama, et se heurtent aux boucliers de la Police armée du peuple. Très vite, plusieurs localités de l'Amdo et du Kham connaissent à leur tour des troubles.

Il est difficile de déterminer avec certitude si des manifestants ont été tués par les forces de l'ordre lors de ces mouvements, et combien. Mais dans la préfecture tibétaine autonome d'Aba, dans le nord-ouest de la province du Sichuan, le 16 mars, la protestation dégénère : comme à Lhassa, des commerces chinois, des véhicules ainsi qu'un commissariat sont incendiés. Il n'est fait état d'aucune victime chinoise. Les moines du monastère de Kirti parviennent à récupérer les corps de près de 15 Tibétains tués par balles. Les photos de huit de ces cadavres ne tardent pas à circuler à l'étranger. Il s'agit quasiment des seuls clichés de la répression chinoise.

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D'autres incidents graves éclatent le 24 mars à Luhuo (Drango en tibétain), dans la préfecture autonome de Ganzi dans le Sichuan. Le Monde a obtenu le témoignage d'un Tibétain originaire de la région. "Ce sont les nonnes qui sont descendues les premières dans la rue, le 24 mars vers 16 heures, raconte-t-il. Leur monastère, Ngyoe-go, est à une dizaine de kilomètres de la principale ville du district. Elles ont défilé en demandant le retour du dalaï-lama. La police armée les a bloquées et les a fait monter dans des camions pour les ramener au monastère. Les moines du monastère de Chokri, plus près, sont descendus à leur tour vers la ville. Ils ont été suivis par de nombreux villageois. Les policiers ont voulu leur interdire l'accès aux bâtiments officiels. Les gens chantaient, demandaient la liberté pour le Tibet et le retour du dalaï-lama. Puis des heurts auraient eu lieu. Des cailloux ont été lancés vers les policiers. Après, les Chinois ont dit qu'un policier avait été tué par une pierre, mais personne ne l'a vu. La police a tiré. Un jeune moine est mort. Un villageois aurait aussi été tué mais, là, ce n'est pas clair. Le soir même, les forces de police sont montées au monastère des nonnes, les ont fait mettre à genoux et les ont toutes arrêtées, sauf les plus âgées."
Ces incidents de Luhuo surviennent dans un climat déjà très lourd. Comme partout ailleurs dans les zones tibétaines, les nerfs y sont à vif depuis des mois. La perspective des Jeux olympiques a conduit les autorités à durcir leur contrôle. Dans les marches des régions tibétaines du Sichuan, l'envoyé spécial du Monde a pu constater combien la population était attachée au dalaï-lama. Et combien était profond le désarroi de le voir "errer si loin de son territoire" à un âge de plus en plus avancé. Bien avant le soulèvement de mars, les appels à un retour du dalaï-lama, émanant de moines ou de nomades, avaient nourri une tension récurrente.
Lors de la campagne d'"éducation patriotique" lancée en septembre 2007 dans toute la préfecture tibétaine de Ganzi, au Sichuan, les policiers et les officiels étaient passés de monastère en monastère pour obliger les moines à dénoncer le dalaï-lama. Afin de s'y dérober, à Batang, raconte un témoin, les moines sont tous partis "en vacances", ne laissant sur place que le responsable du "comité de direction démocratique" qui, dans chaque monastère, est censé être aux ordres du parti. A leur arrivée, ce moine leur a montré le monastère vide et leur a déclaré : "Pourquoi n'essayez-vous pas de faire manger du porc à des hui (musulmans chinois) ? Si vous y parvenez, alors nous renoncerons au dalaï-lama." La colère couvait. Il a suffi de l'étincelle de Lhassa pour embraser les esprits.

 angelots

 Sylvie Kauffmann, Brice Pedroletti et Bruno Philip (avec Frédéric Bobin)

Article paru dans l'édition du 04.04

 Nota Bene :

 tian

La place Tian'anmen

(sinogrammes simplifiés : 广 ;

sinogrammes traditionnels : 天安門廣場 ;

hanyu pinyin : Tiān'ānmén Guǎngchǎng)

littéralement Place de la porte de la Paix Céleste

(Le) Feu.... de l'(a)MO(ur)T

Je suis venu apporter le feu sur la terre,

et j'ai hâte de le voir vrûler...

(Luc 12, 49)

feu

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!       O  ° O  ° O       ??????????????????

 diss

Hu Jia (http://www.boxun.com)

 Trois ans et demi...

Cent quatre-vingt-deux semaines...

Mille deux cent soixante quinze jours...

Trente mille six cents heures...

un million huit cent trente sx secondes...

 ET IL VIENT D'AVOIR UNE PETITE FILLE...

dl

Jeter sur le monde un regard sans haine...

( Le Prince Ishigaka, dans Princesse Mononohe, de Hayao Miyazaki)

 

SI VOUS VOULEZ SIGNER...

http://tempsreel.nouvelobs.com/php/petition17/

 

 

La vie, quoi....

 IB
Elle va mourir...
 
 
BL 
Il se porte bien...
 
 
NS&CB 
 
A new star is born... 
 
La vie, quoi... 
 
 
Ainsi tout change,
ainsi tout passe!
Ainsi noius-mêmes nous passons, hélas!
sans laisser plus de trace
que cette mer où tout s'efface...
 
 
(Lamartine, Golfe de Baïa, 1824) 

La flamme et le ballon

N  O  N      S  E  R  V  I  A  M 

 

NOUVELOBS.COM | 01.04.2008 | 12:51

En refusant de porter la flamme, qui arrivera en Inde le 17 avril sous très haute sécurité, Bhaichung Bhutia, capitaine de l'équipe d'Inde de football, veut protester contre la répression chinoise au Tibet.

 

tibétain

 

Bhaichung Bhutia (AP)

Le footballeur qui refuse de porter la flamme olympique pour Pékin

Le capitaine de l'équipe d'Inde de football, Bhaichung Bhutia, refusera de porter la flamme olympique lorsqu'elle arrivera dans son pays dans deux semaines, a-t-il déclaré mardi 1er avril à un journal indien. Il entend ainsi protester contre la répression chinoise au Tibet.

Bhaichung Bhutia, 31 ans, un bouddhiste de l'Etat du Sikkim niché dans le nord-est de l'Inde et coincé entre le Tibet, le Népal et le Bhoutan a envoyé une lettre au Comité olympique indien "en signe de solidarité" avec les Tibétains, dont 100.000 vivent en exil en Inde.


"Je suis un sympathisant de la cause tibétaine. J'ai beaucoup d'amis dans le Sikkim qui sont des bouddhistes. C'est ma façon de soutenir le peuple du Tibet et leur lutte"
 

a déclaré le footballeur au Times of India.


Sa décision de ne pas servir de relais à la flamme olympique en Inde est "totalement personnelle", a-t-il précisé. Bhaichung Bhutia, qui a joué en Angleterre et en Malaisie, est une vedette en Inde où il a été décoré pour avoir promu le football dans un pays qui ne pense qu'au cricket.
Le flamme olympique, dont la Chine a lancé le relais lundi, doit arriver en Inde le 17 avril sous très haute sécurité compte tenu du poids de la communauté d'exilés tibétains et de leur chef spirituel et politique, le dalaï lama.