Fin de partie...

Palmarès du 61è Festival de Cannes

Cannes, Dimanche 25 mai 2008

c

Sean Penn

Il aura fallu un président du jury américain pour que cela arrive.

et son jury

distingué

se sont prononcés

Palme d'Or pour la Jeunesse

 

Laurent Cantet, ENTRE LES MURS,

 

Après 21 ans, Maurice Pialat a trouvé son successeur !

 

Réalisé par  Laurent Cantet

Avec François Bégaudeau

 

 Standing Ovation de 10 minutes

 

François est un jeune professeur de français d’une classe de 4e dans un collège difficile. un jeune professeur de français s'efforce d'enseigner à ses élèves une langue différente de la « tchatche ». Il devra affronter Esmeralda, Souleymane, Khoumba et les autres. François n'hésite pas à pousser les adolescents jusqu'à leurs limites afin de les motiver. Quitte à prendre parfois le risque du dérapage.

 

Du coup, Aïssata, la maman de Boubakar, un des élèves, déjà comblée, se prépare elle pour un autre rendez-vous avec la France ! Loin de Cannes et ses paillettes, elle est convoquée dans la vraie vie mercredi 28 mai, à la préfecture de police pour être régularisée : une autre forme de reconnaissance. Comme quoi une Palme entraîne une autre ! Alors que tous les réalisateurs tournent avec les enfants de la globalisation : la loi cèdera à la Vox Populi ! Au travail : la voie est trouvée. On ne reconnaît plus les bons, on ne reconnaît plus les très bons, on reconnaît les excellents ! Vous avez lu l’avant-veille du Festival : ébranlé par Jérôme Kerviel, le P-DG de la Société générale, Daniel Bouton, a quitté ses fonctions le 12 mai.

 

La gloire est ambiguë : elle doit être gérée avec l’humilité de la grâce !

 

-         Qui est Laurent Cantet ? Un auteur en herbe !

-         Qui sont les acteurs ? Des acteurs en herbe !

-         Qui a le tableau d’honneur ? Des collégiens de la globalisation !

 c

-         Et qui le 1er Prix de Littérature ?  Lucie Leprêtre - qui vit dans la Creuse, aux confins du Limousin et de l’Auvergne -, elle a seulement 12 ans, elle est en classe de 5ème et elle publie son premier roman ;

 

L’Envol de petit Aigle

 

l 

 

Un soir d’automne, dans le village de Gaelia, sous les hautes montagnes de l’Aminor…

Petit Aigle, treize ans, découvre sa mère en larmes. Entre deux sanglots, elle lui avoue qu’il n’est pas son fils. Elle l’a découvert tout bébé, dans la redoutable Forêt des Esprits…

C’est tout le monde de Petit Aigle qui s’écroule. Il est en colère, désespéré et perdu. Avec pour seule compagnie son fidèle loup blanc, il décide de partir à la recherche de ses vrais parents.

Guidé par les rêves qui l’assaillent chaque nuit et par le feu qui brûle en lui, Petit Aigle entreprend donc un voyage périlleux. La faim, la peur, les mauvaises rencontres… les obstacles sont nombreux sur la route de la vérité.

Heureusement il croise aussi des cœurs purs prêts à l’aider. Feufolet, le banni du village à l’âme généreuse. Naoky, le jeune orphelin. Shaïna, son amie, si forte et si fragile… Au bout de sa quête, Petit Aigle découvrira-t-il la vérité sur sa naissance et son rôle en ce monde ?

 

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Décidément ce matin, la jeunesse est à la une... et les collèges font la fête... Cela nous change du sport, du foot, des chevaux et des voitures... Cela nous change du tout corps ! L’espérance ne vient que du sort que l’on fait à l’esprit, qu’il soit sain ou (trois fois) saint : parfois les deux !

Apprenons à devenir a-typiques ?

Respectons le passé, observons le présent, inventons l’avenir !

NB : Consolation à perpétuité pour Catherine Deneuve ! Et jamais fauteuil vide ne fut autant remarqué pour Clint Eastwood ! Adieu l’Histoire, bonjour l’Histoire ! Le 61e Festival de Cannes ouvre la route aux jeunes auteurs ouverts au réel, avec une esthétique proche du documentaire.

Quel réel aujourd’hui ? Complexe, dirait Edgar Morin...

 

  1. Le crime organisé : Grand Prix : GOMORRA de Matteo Garrone
  2. Le pouvoir  politique : Prix du jury : IL DIVO de Paolo Sorrentino
  3. La révolution permanente : Prix d'interprétation masculine : Benicio Del Toro pour CHE (S.Soderbergh)
  4. La pauvreté : Prix d'interprétation féminine : Sandra Corveloni pour LINHA DE PASSE (W.Salles et D.Thomas)
  5. La famille à réinventer : Prix de la mise en scène : LES TROIS SINGES de Nuri Bilge Ceylan
  6. Le mariage à réinventer : Prix du scénario : LE SILENCE DE LORNA de Luc et Jean-Pierre Dardenne
  7. La résistance totale : Caméra d'Or : HUNGER de Steve McQueen (sélection "Un Certain Regard")
  8. L’adolescence : Mention Caméra d'Or : ILS MOURRONT TOUS SAUF MOI de Valeria Gaï Guermanika ("Semaine de la Critique")

 

-          Couronné du Grand prix du festival, "Gomorra" de Matteo Garrone montre la porosité de l'économie aux réseaux mafieux, évoquant la corruption de manière saisissante sans jamais recourir à la mythologie des films de gangsters. Un tel sujet requérait une "mise en scène invisible" et "interdisait toute forme de commentaire", a expliqué l'Italien, âgé de 40 ans. "Je voulais que le film ait un impact émotionnel très fort, en donnant au spectateur la sensation qu'il se trouvait là, qu'il puisse presque sentir l'odeur de ces lieux"

-          Caméra portée, son direct et récit coup de poing, "Linha de Passe" des Brésiliens Walter Salles et Daniela Thomas - qui a valu à Sandra Corveloni le prix d'interprétation-suit les espoirs et les frustrations de quatre garçons d'une même famille, dans un quartier pauvre de Sao Paulo.

-          Couronné du prix du jury, "Il Divo" de l'Italien Paolo Sorrentino, 37 ans, est un portrait féroce de l'ancien chef du gouvernement Giulio Andreotti. Drôle, incisif, réalisé avec brio, il dépeint Andreotti, aujourd'hui âgé de 89 ans, en Machiavel moderne, impénétrable et cynique. Suggérant des liens occultes entre le pouvoir, les loges maçonniques, le Vatican et la mafia, il évoque en une étourdissante farce macabre scandales, morts suspectes et assassinats qui ont émaillé l'histoire récente de l'Italie. "Il Divo" n'a pas été facile à financer en Italie, où nombre de producteurs ont fui ce sujet brûlant, aucune chaîne de télévision n'acquérant les droits de diffusion du film.

-          Primé pour son scénario, "Le silence de Lorna" des Belges Jean-Pierre et Luc Dardenne est un drame de l'immigration illégale.

-          "Hunger" de l'Anglais Steve McQueen, qui a emporté la Caméra d'or du premier film, retrace le combat du Nord-Irlandais Bobby Sands, mort à 27 ans après avoir fait une grève de la faim dans sa prison en 1981 pour obtenir le statut de prisonnier politique avec ses camarades.

Alors : Cocorico ?

La France entre en responsabilité de l’esprit,

comme elle en a la tradition et la capacité !

 « Il y a eu une sorte d'état de grâce qui nous a soutenus tout au long du film », dit Laurent Cantet.  Pas mal pour un film entré dans la compétition sur le tard, presque par défaut, alors même que les sélectionneurs cherchaient désespérément un troisième titre pour défendre les couleurs nationales. Et le voici au bout du festival, salué de la récompense suprême ! Cette classe de 4° est une classe difficile, comme on dit, mais pas forcément plus que la normale. Elle ressemble à la France, souligne le metteur en scène, elle est « multiple, foisonnante, complexe, avec quelques frictions. » Rien n'est occulté des vrais problèmes que peut connaître le système éducatif en France. Enseignants, élèves, administration, parents, chacun y trouvera leçons et devoirs... Plus actuel, tu meurs !

 

 

cl
 

 

Dernier film du Festival : dernier ou second souffle ?

 « Il y a un contexte dans le cinéma qui rend la fabrication des films un peu singuliers de plus en plus difficile ! » constate Laurent Cantet.

Un tombeau ouvert ?

Fête des Mères

 

i

 

 

comme les saisons

la pluie et le beau temps

le jour et la nuit

les larmes et les rires

et puis comme

la faim et la soif

le rêve et le désir

l’espérance et le courage

 

voilà que nous revient la mémoire

d’avant l’avant

d’avant la vie

des étoiles jamais éteintes

 http://www.postercheckout.com/PrintImages/CLI/jpgs/NG115.jpg

am 

déjà partie ou encore ici

l’origine demeure l’origine

sensible au corps comme à l’esprit

à l’âme

début sans commencement

mer primordiale

mère

 

b

 

 

bonne fête

 

illustrations de Vincent

A CANNES LA PAUVRETE NE FAIT PAS RECETTE

 

 

1960 le 20 mai

la Palme d'or du 13e Festival allait

à  la 'Dolce vita' de Federico Fellini

 FF

Ce film marqua un tournant dans la carrière du réalisateur italien : il renonça à l'intrigue classique pour lui préférer une mosaïque d'épisodes sans aucun autre lien qu'un personnage spectateur. Pourtant, si le film est brillant, cette récompense fit l'objet d'une mémorable controverse. En effet, le film est condamné par le Vatican et hué par le public cannois....

 

Aujourd’hui, le NOUVELOBS.COM | 20.05.2008 rapporte

que La Semaine de la Critique a consacré la journée de lundi 19, à la pauvreté.

Oui à la pauvreté !

 

Deux documentaires ont été présentés dans cette sélection parallèle :

 

 

FP
 

 

  1. "La fin de la pauvreté?", du Français Philippe Diaz, et 
  2. "Les Enfants de Don Quichotte, acte 1" retraçant le combat pour les SDF mené à l'hiver 2006 par l'association des frères Legrand.
DQ

 

Cannes - continue le NO -, ce sont les palaces à plusieurs milliers d'euros la nuit (1 NUIT = Plusieurs smigs MENSUELS), les boutiques de luxe (vous y êtes entrés, juste par curiosité ?) et les Ferrari (il y en aurait plus de 150 cette année !).

 

 

C
 

 

 

"La fin de la pauvreté?", le Français Philippe Diaz, dénonce les inégalités Nord-Sud et veut comprendre pourquoi "25% de la population mondiale consomment plus de 85% des ressources de la planète". L’aura-t-il compris ? L’aura-t-il fait comprendre ?

"Les Enfants de Don Quichotte, acte 1" retrace le combat pour les SDF mené à l'hiver 2006 par l'association des frères Legrand.

Philippe Diaz - rapporte le NO -, a jugé que la Semaine de la Critique avait fait preuve de courage en le programmant dans cette "journée particulière: cinémas politiques". "A Cannes, le domaine des stars, la pauvreté ne fait pas vraiment recette", a jugé le réalisateur.

N’est-ce pas le cas de le dire ?

"La fin de la pauvreté?" est un documentaire politique engagé, coproduit par une fondation américaine de gauche et commenté en voix off par l'acteur Martin Sheen. Ce réquisitoire altermondialiste fustige le déséquilibre "post-colonial" des échanges Nord-Sud et le néolibéralisme, et plaide pour la décroissance et l'effacement de la dette des pays pauvres.

-          Le film s'appuie sur des entretiens avec des experts internationaux, parmi lesquels les prix Nobel d'économie américain Joseph Stiglitz et indien Amartya Sen ou la militante altermondialiste Susan George, présidente d'honneur d'Attac France.

-          Il les entremêle avec des témoignages d'habitants de pays pauvres ou en voie de développement (Kenya, Tanzanie, Brésil, Bolivie...) et illustre le propos par des statistiques ("Près de trois milliards de personnes vivent avec moins de deux dollars par jour = moins de 2 €/ jour").

-          "Le système est complètement huilé. Pouvoir juxtaposer ces idées et les gens qui en souffrent est le privilège du cinéma", a affirmé Diaz lors du débat qui a suivi la projection.

Si la perspective de "La fin de la pauvreté?" est globale, "Les Enfants de Don Quichotte, acte 1" revient sur l'aventure humaine vécue par cette association et les SDF qu'elle avait soutenus à l'hiver 2006.

-          "Les Enfants de Don Quichotte, ce sont tous les hommes et les femmes décidés à se mettre en danger pour combattre l'injustice sociale et restaurer la dignité des personnes", explique au début du film Augustin Legrand, porte-parole et fondateur de l'association.
"Ce film est une arme pacifique, une manière de prolonger le débat, ne pas oublier tout en continuant à sensibiliser le plus de gens possible sur un sujet peu mobilisateur"

-          Augustin Legrand, qui est comédien de profession, cosigne le documentaire avec son frère Jean-Baptiste et son beau-frère Ronan Dénécé.

 

NB : Au-delà des documentaires, la fiction permet de transcender les problèmes du monde. L'un des deux films présentés dans la section Un Certain Regard lundi se penchait sur les conditions de vie des SDF.
"Versailles", premier long métrage de Pierre Schoeller, raconte l'histoire d'Enzo, un petit garçon confié par sa mère à un marginal qui vit dans une cabane délabrée et est incarné par Guillaume Depardieu.

 

V

 

"Notre pays vit en état de décomposition sociale larvée",

 PS

estime Schoeller dans les notes de productioN;;;

 

N'oubliez pas l'affiche...

 

 

a
 

 

cette femme "fatale" qui met des lunettes pour ne pas voir...

Est-ce ironie si le premier film officiel titrait Blindness?

Qu'en dis-tu, eh Che? Tu te souviens de ta moto?

 

 

b
 

 

 

Je me suis tu...

 

Oui, je me suis tu 

je me suis tu quand la nature a frappé

en Birmanie puis en Chine...

J'ai pris le deuil ...

 

d

 

J'ai choisi de me taire et d'entrer dans l'esprit des Bouddhas que j'ai fréquentés

 

b
 

 

pour rejoindre l'Esprit que nous appelons Saint chez nous, et qui souffle où, quand et comme il veut! Et en plus s'il le veut!

J'ai choisi de me taire avec les soldats de terracotta qui veillent depuis 22 siècles sur les tragédies des Chines multiples

 

t
 

 

et sur les Kinder Toten, sur les Se Haïze, sur les Enfants Morts,

* ces enfants rendus plus uniques que jamais par une politique qui pensait préparer l'avenir en régulant les bouches inutiles, 

** ces enfants devenus plus uniques encore depuis qu'ils ne sont plus,

*** uniques parce qu'ils ne seront pas remplacés par des parents désormais orphelins de futur,

**** uniques enfin, parce que le grand cri de Chengdu pleure de ne plus les revoir !

 

t
 

 

Voyez-vous, nos enfants nous sont bien nécessaires,
Seigneur ; quand on a vu dans sa vie, un matin,...
Apparaître un enfant, ...
Si beau, qu'on a cru voir s'ouvrir à son entrée
Une porte des cieux ;...
Lorsqu'on a reconnu que cet enfant qu'on aime
Fait le jour dans notre âme et dans notre maison,
Que c'est la seule joie ici-bas qui persiste
De tout ce qu'on rêva,
Considérez que c'est une chose bien triste
De le voir qui s'en va !

 

Celui qui sent les choses, se tait, disaient les anciens Chinois.

J'ai cru devoir me taire et de m'en remettre à la miséricorde

* d'un Père qui a mystérieusement  permis

** que le Fils périsse,

non pas par la nature, mais par ses propres frères,

***pour les rendre capables de recevoir un Esprit nouveau!

 
Pourquoi? Comment? Je ne sais!

Pas plus que Aung San Suu Kyi qui résiste

b 

pas plus que le Dalaï Lama qui résiste

 

d
 

 

n'ont dit mots...

Il est des moments où le Stabat - Rester debout - est la seule attitude de ceux qui résistent! 

Debout devant la croix, Dieu nous donne à nous-mêmes.
Debout devant la croix, l'avenir est ouvert !

c
Debout devant la croix, la mort n'a plus gain de cause.
Debout devant la croix, la vie toujours triomphera !

Ce doit être quelque chose comme "çà", la Foi! 

La grâce pour l'homme, c'est, dans l'espace-temps, de rester toujours un inconnu pour lui-même... Car il a toujours une chance!

C'est l'inconnu temporel en lui et l'inconnu éternel en Dieu qui sont la seule aventure!

Birmans et Chinois, qui L'ont rejoint, en masse en ces jours,

innocents et divins,

Le connaissent !

 

EDITION NEWS EDITION NEWS EDITION NEWS

 

 

En ce dimanche de la Trinité

 

3
 

 

je vous propose

1 - cette méditation mystique du IVème siècle

Saint Ephrem (vers 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Hymne sur la Trinité (trad. Bellefontaine 1991, coll. SO 50, p.334)


« Un seul Dieu, un seul Seigneur, dans la trinité des personnes et l’unité de leur nature »



Prends donc comme symboles le soleil pour le Père
pour le Fils, la lumière,
et pour le Saint Esprit, la chaleur.

Bien qu'il soit un seul être, c'est une trinité
que l'on perçoit en lui.
Saisir l'inexplicable, qui le peut ?

Cet unique est multiple : un est formé de trois,
et trois ne forment qu'un,
grand mystère et merveille manifeste !

Le soleil est distinct de son rayonnement
bien qu'il lui soit uni ;
son rayon est aussi le soleil.

Mais personne ne parle pourtant de deux soleils,
même si le rayon
est aussi le soleil ici-bas.

Pas plus nous ne disons qu'il y aurait deux Dieux.
Dieu, Notre Seigneur l'est ;
au-dessus du créé, lui aussi.

Qui peut montrer comment et où est attaché
le rayon du soleil,
ainsi que sa chaleur, bien que libres ?

Ils sont ni séparés ni confondus,
unis, quoique distincts,
libres, mais attachés, ô merveille !

Qui peut, en les scrutant, avoir prise sur eux ?
Pourtant ne sont-ils pas
apparemment si simples, si faciles ?…

Tandis que le soleil demeure tout là-haut,
sa clarté, son ardeur
sont, pour ceux d'ici-bas, un clair symbole.

Oui, son rayonnement est descendu sur terre
et demeure en nos yeux
comme s'il revêtait notre chair.

Quand se ferment les yeux à l'instant du sommeil,
tel des morts, il les quitte,
eux qui seront ensuite réveillés.

Et comment la lumière entre-t-elle dans l’oeil,
nul ne peut le comprendre.
Ainsi, Notre Seigneur dans le sein...

Ainsi, notre Sauveur a revêtu un corps
dans toute sa faiblesse,
pour venir sanctifier l'univers.

Mais, lorsque le rayon remonte vers sa source,
il n'a jamais été
séparé de celui qui l'engendre.

Il laisse sa chaleur pour ceux qui sont en-bas,
comme Notre Seigneur
a laissé l'Esprit Saint aux disciples.

Regarde ces images dans le monde créé,
et ne vas pas douter
quant aux Trois, car sinon tu te perds !

Ce qui était obscur, je te l'ai rendu clair:
comment les trois font un,
trinité qui ne forme qu'une essence !


2 - la couverture de mon dernier livre:

c  3 - et l'état de mes dernières publications, et de celles à venir...

*** viennent de paraître : 1er trimestre 2008 ***
1 - CYBERMAN ESSAI DE TELE CONNECTIQUE (comment on va communiquer désormais...) Bénévent Nice 22 €
2 - ICARE & LES AUTRUCHES (la peur d'avoir peur) Bénévent Nice 22 €
3 - MIYAZAKI L'ENCHANTEUR (le cinéma d'animation japonais) Amalthée Nantes 20 €

d'autres vont suivre d'ici fin 2008...
4 - bientôt - fin de l'été -, d'autres histoires bibliques : LE RÊVE DE BOOZ
5 - pour la rentrée: un essai de spiritualité comparée : EREMOS, ou L'ÂME DE SABLE

et d'autres attendent encore... en 2008-2009:
6 - LA DESERTION DE L'INTELLIGENCE : un essai sur la misère de la parole religieuse
7 - ENTRE FOI ET CROYANCE : un recueil d'essais sur la credopathologie
8 - L'ARCHIPEL DES DIEUX PUTRIDES : un essai sur les dérives - annoncées -, de la jeunesse japonaise

un dernier - à ce jour -, est en fin d'écriture
9 - il porte sur la localisation et la globalisation: la GLOCALISATION. Son titre? Pour le moment : URBI & ORBI.

 

Et si vous avez un blog, bloguez moi en référence!

alger 

 

 

voir & regarder

[une] QUESTION DE [point de] VUE

 

entree

Un aveugle peut-il conduire un aveugle ?

Ne tomberont-ils pas tous deux dans une fosse?

(Luc 6,39)

 

 

blindness


Il se déclare donc une épidémie foudroyante de cécité. Les premières victimes sont mises en quarantaine sur une base gardée par l'armée mais, en l'absence de remède, la mesure prophylactique ne suffit pas : en l'espace de quelques mois, l'humanité entière est aveugle, à l'exception d'un des personnages principaux ; la société cesse de fonctionner.

 

Le roman L'Aveuglement (en portugais Ensaio sobre a cegueira, de l'écrivain portugais et prix Nobel de littérature José Saramago) est paru en 1995 et aborde les conséquences de la cécité de l'ensemble de l'humanité. On suit un ensemble de protagonistes au départ parqués ? puis vagabondant dans la ville aveugle en proie à l'anarchie.

 

Alors tout saute, le vernis ne tient plus : chacun perd les principes civilisés fondamentaux d'humains luttant pour leur survie (voir La Peste d'Albert Camus). La déshumanisation marquée tout au long de l'œuvre : les personnages ne sont jamais nommés (Les aveugles n'ont pas de nom) et sont décrits par une caractéristique de leur rôle dans l'histoire (La femme du docteur ou  Le premier aveugle). Voici que se modifient toutes les relations sociales dans un groupe lorsque l'un des sens principaux, la vue, fait défaut. Quelles conséquences sur le fonctionnement de la société ? De notre société... aveugle !

Coup sur coup, 2002 & 2003, Fernando Meirelles (né à São Paulo, le 9 novembre 1955) nous avait administré, au cinéma, La Cité de Dieu (Cidade de Deus), et à la télévision, Cité des Hommes (Cidade dos Homens) ! Alfonso CUARON – qui fait partie du jury -, vient juste de le précéder avec Les Fils de l'homme (2006) !

Tout çà sent sa recherche d’ailleurs, ou je ne m’y connais pas ! Et qui a oublié la dernière œuvre de cet enfant terrible d’Hollywood qu’est Sean Penn, président du 61ème jury aujourd’hui, avec son Into the wild !

 

sp
 

 

 

Il faut s’y précipiter ! Sean Penn s’est rapidement imposé comme l'un des talents les plus doués de sa génération, de L'Impasse de Brian de Palma (1993), à La Ligne rouge de Terrence Malick (1998), 21 Grammes d'Alejandro González Iñarritu (2003) ou L'Interprète de Sydney Pollack (2005). Le Prix d'interprétation du Festival de Cannes lui est décerné en 1997 pour She's so Lovely de Nick Cassavetes et, après plusieurs nominations aux Oscars (notamment pour La Dernière marche de Tim Robbins et Accords et désaccords de Woody Allen), il est consacré Meilleur Acteur en 2004 pour son rôle dans Mystic River de Clint Eastwood. Son dernier film donc, Into the Wild, qu'il a adapté de l'œuvre de Jon Krakauer, connaît un succès international mérité !

L’Eglise a parfois eu du mal avec la Sélection. Pourtant, il est rare qu’elle s'immisce dans le monde du cinéma et celui du Festival de Cannes. Sauf pour condamner...

-         En 1960, l'Osservatore Romano, journal du Vatican, publia sept virulents articles contre La Dolce Vita de Federico Fellini qui venait d'obtenir la Palme d'or. Les catholiques étaient même menacés d'excommunication s'ils voyaient le film – il y a moins de 50 ans, avant-hier, donc ! -, et ce n'est qu'en 1994, quelques mois après la mort du réalisateur Federico Fellini, que l'Église leva son interdiction. En revanche – heureusement que Dieu nous a donné Ignace de Loyola ! -, les Jésuites défendirent le film.

-         En 1961, le film Viridiana de Luis Buñuel fut interdit dans son pays, l'Espagne, alors sous dictature franquiste et condamné fermement par l'Église catholique qui le jugeait blasphématoire. Cela n'empêcha pas le jury du Festival de lui décerner la Palme d'or.

-         En 2006 – il y a deux ans !-, les différends entre Cannes et l'Église catholique se sont poursuivis, avec le Da Vinci Code de Ron Howard. Ce long métrage ouvrit le 59ème Festival 2006, bien que critiqué dans le monde religieux. Des associations catholiques menèrent plusieurs campagnes contre ce film en détériorant par exemple les affiches publicitaires, même si le Vatican condamnait tout boycott et action contre le film, en disant qu'il y avait plus important à faire dans le monde, que les faits du film étaient faux, et qu'il ne servait donc à rien de se défendre !

Que va lui faire voir et comprendre le Saint Esprit (la Pentecôte n’est pas loin !!!) dans ce que nous propose en images et en paraboles d’aujourd’hui, ce monde qui ne cesse de crier son désir d’autre chose, d’ailleurs et de dépassement ?

 

salle
 

 

 

Seul celui qui ne parlait qu’en histoires pourrait comprendre ces histoires. Car son Verbe à lui n’est jamais devenu des mots... [Marc 4.34 : Il ne leur parlait qu’en parabole; mais, en particulier, il expliquait tout à ses disciples.]. Car toute histoire a un sens caché qui ne parle qu’au cœur : et le cœur – nous a rappelé Saint (!) Exupéry -, a ses raisons que la raison ne connaît pas...

Le film de clôture devrait être celui de Laurent Cantet, un réalisateur français né le 15 juin 1961... [2001 : Meilleure première œuvre de fiction et Nomination Meilleur scénario original ou adaptation pour Ressources humaines], et dont les parents étaient instituteurs.

 

cantet
 

 

 

Le titre : Entre les murs !

 

 

murs1
 

 

Le thème, bien sûr ! François est un jeune prof de français d’une classe de 4ème dans un collège difficile. Il devra affronter Esmeralda, Souleymane, Khoumba et les autres. François n'hésite pas à pousser les adolescents jusqu'à leurs limites afin de les motiver. Quitte à prendre parfois le risque du dérapage...

 murs

Et nous, quelles sont nos limites ?

Savons-nous jusqu’où nous devons aller trop loin ?

 

 

presse
 

 

 

A titre indicatif : Sélection officielle

Longs métrages

Date de présentation

Titre

Réalisation

Pays

mercredi 14 mai

L'Aveuglement (film d'ouverture)

Fernando Meirelles

Drapeau de pays: Brésil Brésil

 

Les Trois Singes

Nuri Bilge Ceylan

Drapeau de pays: Turquie Turquie

 

Le Silence de Lorna

Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne

Belgique Belgique

 

Un conte de Noël

Arnaud Desplechin

Drapeau de pays: France France

 

Changeling

Clint Eastwood

Drapeau de pays: États-Unis États-Unis

 

Adoration

Atom Egoyan

Drapeau de pays: Canada Canada

 

Waltz with Bashir

Ari Folman

Drapeau de pays: Israël Israël

 

La Frontière de l'aube

Philippe Garrel

Drapeau de pays: France France

 

Gomorra

Matteo Garrone

Drapeau de pays: Italie Italie

 

24 City

Jia Zhang-ke

Drapeau de pays: République populaire de Chine RP Chine

 

Synecdoche, New York

Charlie Kaufman

Drapeau de pays: États-Unis États-Unis

 

My Magic

Eric Khoo

Drapeau de pays: Singapour Singapour

 

La Femme sans tête

Lucrecia Martel

Drapeau de pays: Argentine Argentine

 

Serbis

Brillante Mendoza

 Philippines

 

Delta

Kornél Mundruczó

Drapeau de pays: Hongrie Hongrie

 

Linha de passe

Walter Salles et Daniela Thomas

Drapeau de pays: Brésil Brésil

 

Che

Steven Soderbergh

Drapeau de pays: États-Unis États-Unis

 

Il Divo

Paolo Sorrentino

Drapeau de pays: Italie Italie

 

Leonera

Pablo Trapero

Drapeau de pays: Argentine Argentine

 

The Palermo Shooting

Wim Wenders

Drapeau de pays: Allemagne Allemagne

 

Two Lovers

James Gray

Drapeau de pays: États-Unis États-Unis

 

Entre les murs