JM6 's back!

 

Faut-il sauver l’ex UNIVERSAL SOLDIER ?

 

Coucou ! Une devinette !
*  Qui[1] a oublié celui
ü     qui avait fait aménager un Airbus A-319 pour son confort personnel,
ü     qui affrétait un hélicoptère pour rejoindre le coeur de Manhattan,
ü     qui avait débauché un chef pour ses déjeuners fins arrosés de crus exceptionnels à sa table,
ü     qui partait en vacances aux Bahamas,
ü     sans parler de l'appartement de Park Avenue, à New York, d'une valeur de 17,5 millions de dollars (13,2 millions d'euros) décoré par J-M W. pour plus de 4 millions de dollars... ?[2]

 

*    QUI a bénéficié vendredi 23 janvier 2009 d’un non lieu qu'un non-lieu requis par le parquet de Paris pour les plaintes déposées en 2002 contre lui pour "diffusion d'information fausse ou trompeuse, manipulation de cours et abus de biens sociaux" ?[3]

 

*    A QUI un auditeur de l'émission sur France Inter, qui avait invité l'ex-PDG le 15 janvier, a jeté en direct à la figure:  "Je n'ai jamais demandé à un virus de soigner mes enfants ; pourquoi viendrait-il nous donner des leçons sur la moralisation de l'économie »[4]

 

*    QUI les Fatals flatteurs ont traité de "Surréaliste", "hallucinant", "gonflé", "incompétent", "irrécupérable", "donneur de leçons"...[5]

 

*    QUI mettre en balance, ou sur le même « plateau », avec Madoff ?[6]

 

*  QUI ne manque pas d’air ?[7]

 

d

 *  A Qui[8] d’autre pourrait-on proposer de lancer l’Universal  "thanatocommunication" pour préparer des funérailles comme on organise un mariage, pour s'offrir "un dernier plaisir" (payable d'avance, bien sûr), en imaginant son enterrement en fonction de son image et du souvenir que l'on souhaite laisser, [la seule limite étant  financière] ?... Loufoque ? Avec des "crazy" cercueils - en forme de guitare, de chausson de ballerine, de skateboard, etc. - sont conçus en fonction de la personnalité du défunt (en tirelire par ex., avec en prime des crayons de couleur et des autocollants pour le décorer et y ajouter ainsi sa touche personnelle (perles, strass, tissu, plumes, végétaux…) [9]

 

 

vc

 



[1] Yves Mamou, LE MONDE | 27.01.09 | 16h24
[2] J6M 

[3] J6M

[4] J6M

[5] J6M

[6] JM6

[7] JM6

[8] J6M

[9] Sandrine Blanchard, ibidem

 

QUI? QUE? QUOI? Où?

Qui cherchez-vous?

 

Le récit des premiers disciples qui suivent Jésus chez l'évangéliste Jean est tout à fait original par rapport aux trois autres évangiles de Marc, Matthieu et Luc.

Pour les trois premiers (André, un autre disciple – Jean, lui-même ? -, et Simon-Pierre), il n'y a pas à proprement parler d'appel de Jésus, mais une invitation à le suivre : c'est là la seule réponse que Jésus donne au questionnement des deux disciples de Jean Baptiste qui deviennent dès lors disciples de Jésus.

 

 

1

 

 

 

Comme toujours chez Jean,

  • il y a ce que l'on raconte, des gestes et des paroles (l’anecdote),
  • et puis il y a ce qu'il faut voir en vérité (et qui n'est perçu que dans la foi).

 

Alors ce qui est étrangeté surprenante devient lumineuse révélation.

 

La démarche des disciples qui débute avec cette scène (Où habites-tu ?) est précisément celle

  1. d'un patient processus
  2. de découverte progressive
  3. du mystère de la personne de Jésus

et il n'est pas d'autre condition à cette découverte que la mise en route. C'est précisément ce à quoi les invite Jésus (Venez et voyez !).

 

 

c

 

 

 

Et nous voici invités à notre tour à faire la même démarche que les disciples, en entrant peu à peu dans la perception véritable des paroles et des gestes de Jésus - lesquels restent obscurs à toute lecture et à toute écoute non croyantes.

 

La vie de Jésus est entièrement SIGNE : ses gestes et ses paroles sont signes, & font signe : ils dévoilent et montrent (épiphanie) le mystère de Dieu : c'est cela qu'il faut découvrir et voir dans la foi.

 

Comment rejoindre Jésus nous aussi par une expérience croyante capable de transformer notre regard, notre écoute et notre cœur. Une seule condition à cela semble-t-il : se mettre en route et suivre le Maître jusque chez lui.

 

Que cherchez-vous ? Question que l'on ne retrouvera en effet que deux fois, avec la variante QUE / QUI:

-         à son arrestation au dans le Jardin de Gethsémani : Qui cherchez-vous ?  demande Jésus à la troupe venue s’emparer de lui ;

-         et au matin de la résurrection, dans un autre jardin du Tombeau : question posée à Marie-Madeleine par le mystérieux jeune homme : Qui cherchez-vous ?   

 

 

z

 

 

 

Nous avons affaire à une vaste inclusion, au commencement et à la fin, qui encadre tout l’évangile. Entre-temps, on est passé du que au qui. C'est tout l'itinéraire de la foi dans l'évangile qui se situe entre ces deux mots : comment passer

-         d'une recherche qui ne peut pas se nommer (un chercheur de ???)

-         à une confession de foi résolue au Christ (l’acte de foi) qui vient combler la quête du cœur humain.

 

La question des disciples où demeures-tu ? va encore plus loin, jusque  dans une communion intime avec Jésus : percevoir et faire l'expérience de sa vie... Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui (Jn 6,56) : Jésus demeure en celui qui demeure en lui (Jn15). Ainsi : communion

-         de vie (au quotidien),

-         d'amour (reçu/donné),

-         de mission (comme conséquence…) ?

En vue de cela, il faut durer, il faut « demeure».

 

Cohabitation et inhabitation mutuelles de Jésus et du croyant. La demeure de Jésus, c'est en même temps et toujours, la croix et la gloire : la croix de la gloire et la gloire de la croix : Vexilla Regis. Jean semble avoir perçu comme aucun autre évangéliste combien le mystère de la croix n'était rien d'autre que la parfaite manifestation de la gloire mutuelle de Dieu : Père, et Fils & Esprit, dans une preuve d’amour manifesté, livré et vainqueur.

 

Ainsi la réponse de Jésus Venez et voyez est tout de go invitation à l'expérience de foi.

Il s'agit d'apprendre peu à peu, à l'école du Maître (didaskalos), que le parcours qui va

-         de la nuit à la lumière,

-         de la mort à la vie,

-         et de la croix à la gloire,

est bien le parcours qui doit nous conduire, à travers une transformation nécessaire, à une communion de vie et d'amour avec Dieu, en la personne de Jésus.

 

Une aventure qui n'est pas suspendue entre ciel et terre, mais enracinée dans notre existence humaine et passant par tout ce qui arrive. Si Jésus nous rejoint, c’est par les personnes et les événements qui sont à hauteur de notre humanité : alors il apparaît bientôt que ces personnes et ces événements acquièrent une dimension nouvelle et insoupçonnée. La foi leur donne en quelque sorte une autre qualité, un autre goût, une autre couleur… : un autre ordre !

 

 

t

 

 

Et un soir, au dîner, quelqu’un frappera à la porte :

Etiam, venio cito -  Amen. Veni, Domine Iesu! (Ap 22,20)

Oui, c’est moi, j’arrive ! – Viens Seigneur Jésus !

Baptême...

 

 

 

gd

 

 Gustave Doré

 

 

La beauté et la vérité de la Bonne Nouvelle du Christ Seigneur éclatent tout autant dans l’Evangile que - a contrario - à travers les caricatures que le monde en fait lorsqu’il s’en détourne.

§       Au lieu d’adorer un Dieu Père qui offre son amour à tous, sans distinction, on choisit de vénérer un père Noël, idole quelque peu mensongère d’un faux bonheur qui ne fait de cadeau…à personne d’autre …qu’aux riches !

§       Entre l’Arbre de la Croix où l’amour divin se sacrifie pour tous les hommes et le Sapin enguirlandé, symbole végétal d’une vie persistante, le sens de la fête divine se dégrade et ne signifie plus grand-chose

§       Voici maintenant les "Soldes", véritable frénésie dont témoignent les images d’une crise qui n’en est pas une, puisque tout a été dévalisé !

Quand l’enfant oublie  de quel amour il est aimé, il se livre malgré lui au joug d’une liberté sans boussole : entre dragons décalcomaniés où vous savez, et piercings nombrilesques…

 

Ø    Les récentes célébrations nous ont rappelé que Dieu, en Jésus, était venu un jour du temps vivre parmi nous : toutefois cet événement ne peut être cantonné dans un passé lointain. La foi n’est pas simple rappel historique ou nostalgie du (bon ?) vieux temps. Elle n’est vivante que lorsqu’elle est actualisée. Ou alors, elle est un leurre !

Ø    Et ce qui rend vivant le Mystère du Christ, ce qui le rend présent et actif, ce qui l’insère dans l’actualité de notre existence, c’est le BAPTÊME.

 

 

bs
 

 

 

En ce dimanche où nous fêtons le Baptême de Jésus par Jean dans les eaux du Jourdain, reprenons conscience de ce que nous sommes devenus nous-mêmes à la suite de cet acte que les premiers chrétiens appelaient "le SCEAU DE DIEU", réaffirmant par là, la signification de leur nom générique : puisque CHRETIEN veut dire CELUI QUI A REçU UN SIGNE DISTINCTIF, une marque spirituelle qui signale la libération de la tyrannie du mal et de la peur, c’est-à-dire notre liberté !

 

Libres pour aimer Dieu et les autres hommes,

Nés à nouveau pour aimer : Reborn to love,

Lançons  le grand cri qui retentissait jadis à Rome ce jour-là :

Ô Chrétien, reconnais ta dignité !

 

OUI

Cette grandeur est gratuite, c’est un cadeau de la grâce !

NON

Le baptême n’est pas

ü    inscription dans un registre,

ü    enrégimentement dans une institution,

ü    acceptation d’un carcan dogmatique,

ü    pas plus qu’il n’est assurance magique contre les mauvais esprits

ü    ou moment de sacralisation d’une naissance.

 

 

bv
 

 

 

Au baptisé, Dieu annonce :

" Tu es mon fils bien-aimé : aujourd’hui je t’engendre".

Sur chaque baptisé,

descend l’Esprit de Dieu qui assure que le péché est détruit

et que la Paix de Dieu lui est offerte.

 

Chaque baptisé devient ainsi

*    un disciple dont Jésus est le seul Maître,

*    un sarment dont Jésus est la seule Vigne,

*    un membre dont Jésus est le seul Corps ;

*    une maison habitée par le seul Esprit.

 

Désormais dans notre siècle de la globalisation totale, les habitudes religieuses transmises par héritage ou tradition familiale font place

§       à l’acte de foi,

§       à la démarche consciente,

§       à la décision personnelle :

à une jeunesse qui a grandi dans l’ignorance religieuse, il s’agit de présenter

§       les rudiments d’une foi épurée,

§       les mœurs d’une Eglise renouvelée,

§       le sens d’un credo réactualisé,

§       la vitalité de la vie selon un Evangile réinvesti par l’Esprit.

 

Seule la conscience de la grandeur du  baptême peut relever le formidable défi d’une vie qui n’accepte pas la médiocrité, mais la seule sainteté !

 

p
 

 

Descendons avec Jésus dans le Jourdain,

laissons-nous envahir par l’Esprit,

écoutons Dieu nous dire encore et encore:

Tu es mon enfant bien aimé !

Aujourd’hui je t’engendre pour une vie sans fin.

Avec moi !

 

Le Roi est mort, vive le Roi…


rt 

Le Roi est mort, vive le Roi…

 

Matthieu évoque uniquement ces mages,  mais il n'en fait pas des rois, ne leur donne pas de noms et ne précise pas combien ils sont. Ils sont guidés par l'éclat d'une étoile et prévenus par l'annonce d'un ange et trouvent le lieu de naissance de Jésus. Ils offrent des cadeaux au Christ :

 

a

 

Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe.  (Matthieu2, 11)

 

Matthieu signale aussi que ces mages venaient d'Orient. Il devait donc s'agir de membres d'une classe sacerdotale importante, comme il en existait alors chez les Perses, ayant à la fois un rôle politique, religieux et scientifique. Autrement dit des païens

 

Si Matthieu ne mentionne pas leur nombre, il énumère en revanche trois cadeaux apportés par eux (or, encens et myrrhe). Selon une interprétation théologique traditionnelle, ils se rapportent à trois aspects de Jésus,

  1. qui est roi (l'or),
  2. qui est Dieu (l'encens, utilisé pour le culte),
  3. mais qui est aussi véritablement homme, et donc mortel (la myrrhe servait à embaumer les morts).

Ainsi les rois mages venant adorer le Christ peuvent symboliser la reconnaissance du christianisme comme religion conforme à la Tradition primordiale (à l'origine de toutes les religions), les mages venant d'Orient représentent les trois pouvoirs :

  1. pouvoir royal (l'or),
  2. pouvoir sacerdotal (l'encens),
  3. et pouvoir spirituel (la myrrhe).

Ces trois pouvoirs correspondent aux trois mondes représentés par les trois couronnes sur l’antique que portaient les papes. Les mages se prosternant devant le Christ signifient que les trois pouvoirs reconnaissent l'orthodoxie du christianisme par rapport à la Tradition primordiale.

Le dernier verset de l’épisode est intéressant :

 

Avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

 

On n’est plus le même sur le chemin du retour : tout dépend comment on était avant de partir, qui on a rencontré en chemin, et ce qui s’est passé sur la route.

 

b

 

Au retour de la captivité à Babylone (-587-538) le peuple n’est plus le même. Les « autres » existent, et leur dieu est le dieu de tous. Alors, debout ! C’est le temps de la globalisation qui est lancé

 

Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux, regarde autour de toi : tous, ils se rassemblent, ils arrivent ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur les bras. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d'au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations. Des foules de chameaux t'envahiront, des dromadaires de Madian et d'Épha. (Isaïe 60,1-6)


C’est ce que précise Paul aux Ephésiens entre autres :
Ce mystère du Christ -  dont je ne cesse de vous parler dans mes lettres, c'est que les païens sont associés au même héritage que nous, au même corps que nous au partage de la même promesse, dans ce Christ Jésus, par l'annonce de l'Évangile. Eph 3,5-6

 

m

 

 

      Qu'avait cette étoile au-dessus des autres, qui annoncent dans le ciel la gloire de Dieu ? demande Bossuet. Qu'avait-elle plus que les autres, pour mériter d'être appelée l'étoile du Roi des rois, du Christ qui venait de naître, et d'y amener les mages ? … Quoi qu'il en soit, une étoile qui ne paraissait qu'aux yeux n'était pas capable d'attirer les mages au Roi nouveau-né : il fallait que […] la lumière du Christ soit levée dans leur cœur . À la présence du signe qu'il leur donnait au-dehors, Dieu les toucha au-dedans […]. L'étoile des mages est donc l'inspiration dans les cœurs. Je ne sais quoi vous luit en dedans : vous êtes dans les ténèbres et dans les amusements, ou peut-être dans la corruption du monde : tournez vers l'Orient, où se lèvent les astres ; tournez-vous à Jésus Christ qui est à l'Orient, où se lève comme un bel astre l'amour de la vérité et de la vertu. (J. B. Bossuet (1627-1704), évêque de Meaux, Élévations sur les mystères, Semaine 17, n°2)

 

 

b 

 

Je trouve très significatif que ce même jour la liturgie fête deux personnes que la fête des Rois risque de passer sous silence : il s’agit d’un homme et d’une femme qui en leurs siècles, jouèrent les rôles de la globalisation

 

C’est d’abord Odilon de Cluny, Cinquième abbé de Cluny  - énorme abbaye de Saône et Loire, près de Taizé -,  qui vivait  eu tournant du millénaire précédent (962-1048). 

 

odilon

 

 

L'abbaye de Cluny avait alors un rayonnement sur toute l'Europe. Odilon était considéré comme le ‘pape’ des bénédictins et exerçait une grande influence sur le Pape et l'Empereur. Lors de la grande famine de 1006, il vendit tous ses biens et mendia avec les mendiants. C'est lui qui instaura la fête des défunts le 2 novembre.

Et ensuite Angèle de Foligno y naquit, à 5 km d’Assise (1245-1309) – juste après la mort de François, en 1226. Elle fut  mariée très jeune :

 

 

af
 

 

c’était une viveuse, se fichant éperdument de ses devoirs d'épouse et de mère, elle se jetait goulûment dans les plaisirs du monde, avec tous ses excès et ses désordres. Et puis un jour, au milieu du tourbillon qui l'emportait, elle sentit l'aiguillon de la grâce : elle se rendit compte bientôt du vide de sa vie mondaine et dissipée, et comprit le danger qu’elle courait.  L'Ennemi du genre humain tenta en vain d'entraver sa prise de conscience. Mais  une fois revenue de ses extravagances, elle s'élança avec la même fougue sur la voie de la perfection, à la suite de St François d'Assise, dans le Tiers Ordre.

 

Comme tout cela sonne très moderne : nous sommes vraiment des tardifs, vis-à-vis de ces femmes et de ces hommes, qui n’ont pas attendu Internet, l’atome et l’€ ou le $ pour mener une vie pleine, riche et globale !

 

Luc  (17, 20-25) nous rapporte cet épisode où  les Pharisiens demandent à Jésus quand viendrait donc le règne de Dieu. On fait répondre à Jésus :

 

le règne de Dieu est au milieu de vous.

βασιλεία το θεο ντς μν στιν.


Si vous rencontrez aujourd’hui un roi digne de sa fonction, de son rôle été de sa responsabilité, il vous dira quelque chose comme

 

History says :

Don't hope
On this side of the grave.
But then, once in a lifetime
The longed-for tidal wave
Of justice can rise up
And hope and history rhyme.

So hope for a great sea-change
On the far side of revenge.
Believe that a further shore
Is reachable from here.

L'histoire dit :

N'espère rien
De ce côté-ci de la tombe:
Mais, une fois au cours d'une vie
Le raz-de-marée si ardemment désiré
De la justice peut s'élever
Et l'espoir rimer avec l'histoire.

Alors espère en un grand retour des eaux
De l'autre côte de la vengeance.
Crois qu'un autre rivage
Est encore à ta portée.

Seamus Heaney, The Cure at Troy:

Version of Sophocleses' Philocpetes, London, 1990

 

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