19. Décembre 2006
VIA FIDEI
Via Fidei
Pourquoi nier son plaisir, - moi, le mien ! –quand ZENIT nous transmet de « good news » venant de Rome, et non pas son habituel train insipide d’informations hétéroclites et bêtement enthousiastes.
Ainsi le Salésien Bertone (ZF06121806 ) « notre » Tarcisius familial – j’ai l’honneur d’avoir avec lui Don Bosco comme « père et maître de la jeunesse »-, Number 2 du corps mystique catholique, et son patron après Dieu, notre pape théologien, font ce matin la une de zenit.org !
Le Cardinal sportif lance la Clericus Cup (sic !) qui se disputera en 2007, de février à juin, non pas entre élèves ou anciens de nos écoles et institutions, mais entre clercs, -séminaristes, prêtres de toutes générations, puisque les mi-temps seront « de trente minutes chacune afin que les plus âgés, puissent supporter le rythme du jeu » ! La ligue comptera sur 16 équipes, dont une représentant le Saint-Siège, mais on ne précise pas si lui-même (on le dit encore vert, le Cardinal !) &/ou, osons l’écrire, Sa Sainteté elle-même fera/ont partie de l’équipe vaticane ! Et ceci ne sera qu’un commencement, nous assure-t-on, puisque si « la première édition de la Coupe aura lieu uniquement à Rome, entre jeunes séminaristes et prêtres de la capitale, il faudra attendre 2008 pour une éventuelle ouverture aux équipes d’autres régions. » En somme, la version Urbi et Orbi du Totocalcio !
Je suis – malheureusement -, persuadé qu’un Cardinal Marcinkus redivivus ne manquera pas d’organiser paris et pronostics à l’échelle planétaire : on a bien déjà commercialisé en son temps un CD du pape polonais et de son tube du Pater Noster !
Deux précisions ne manquent ni de prudence ni de sel.
1. Les matchs seront programmés sur semaine pour ne pas entraver le cours normal des services religieux le dimanche.
2. Les séminaristes africains, considérés comme plus « athlétiques », dont certains sont déjà des joueurs professionnels dans leurs pays, sont particulièrement recherchés par les prêtres entraîneurs, au même titre que les brésiliens et les argentins, réputés les plus « techniques ».
Bref, « mon » cardinal est un pro !
De son côté, Jean-Michel Coulet, directeur de L’Osservatore Romano en langue française (ZF06121807) a présenté au pape allemand lui-même, en compagnie des éditeurs français et américains, un nouvel ouvrage, L’essence de la foi, un recueil de citations pour entrer dans la pensée papale, dont il a personnellement établi le texte. Il s’agit d’une sorte de glossaire alphabétique, allant des mots « adoration » à « zèle », tous tirés des homélies et des discours prononcés depuis son accession au pontificat. Toutes les garanties sont assurées puisque l’opuscule est préfacé par le cardinal Georges Cottier, théologien émérite de la Maison pontificale. On nous précise que Benoît XVI est un pape qui écrit beaucoup et dont chaque parole prononcée est chargée d’un sens profond, qui offre une large réflexion. (What else ? comme pour le Nespresso !) : et on finit par vous le proposer comme « un beau cadeau à offrir à Noël ! ». Il paraît, -faut-il rire, sourire, se réjouir ou secouer la tête ! – oui, il paraît que les mots les plus utilisés dans le langage de Benoît XVI seraient : Dieu, Jésus-Christ, puis l’Amour, la foi et le trinôme liberté, justice et vérité. En somme J-M.Coulet nous (r)assure que le pape est bien catholique romain !
C’eût été, à mon avis un non événement (si on veut bien se souvenir de la centaine de milliers pages déjà noircies sur le sujet par notre pape théologien et qui avait « tout dit » sur le sujet depuis la parution de son « Einführung in das Christentum » en 1968 (1) ! -, c’eût été donc un non événement, si deux « petits mots » n’avaient pas été dits par le Chef de l’Eglise Catholique Romaine.
Zenit rapporte que le pape arrêta son regard sur la page consacrée à son maître à penser, saint Augustin et eut « la bonne idée » de rappeler la leçon de l’évêque d’Hippone, à savoir « que le christianisme n’est pas un système de connaissances mais une ‘voie’, ‘une voie dynamique, la voie de la vérité de l’homme».
Enfin, et en continuité avec la remarque papale, l’éditeur américain osa poser au pape cette question à la fois « cliché» et inépuisable parce que la réponse varie, sans se nier elle-même, en fonction de la maturité actuelle de celui qui répond :
- Très Saint-Père, combien de chemins mènent à Dieu ?
Zenit nous rapporte qu’un sourire aurait illuminé son visage:
- Autant qu’il y a d’êtres humains !
Pourquoi rapprocher ces deux informations ce matin, à quelques encablures de la nuit de Noël ? Parce que si les Numbers One et Two de mon Eglise d’une part font entrer le football au Vatican et d’autre part nomment « voies » tous les chemins humains qui mènent à Dieu, ils donnent à comprendre, - à leur insu, je ne sais, Dieu le sait ! –
- que toute religion, même et surtout le football (qui, qu’est-ce qui rassemble autant d’êtres humains à la fois sur toute la surface de la terre?) peut être pratiquée même à Rome, la catholique, tant qu’on ne la confond pas avec la foi,
- parce que la foi est un chemin, une progression, une histoire : une voie et un tao.
Aucun dogme jamais ne viendra à bout de l’Homme ! N’est-ce pas là le message de Noël ?
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(1) Einführung in das Christentum, München 1968; Vorlesungen über das Apostolische Glaubensbekenntnis. Paperbackausgabe 5.Auflage München 1985 (u. a. auch in holl. 3. Aufl. (1970), kroat.(1970), portug. (1970), japan. (1973), slowen. (1975), ungar. (1976), korean.2. Aufl. (1983), engl. 2. Aufl. (1985), frz. 2. Aufl. (1985), span. 6.Aufl. (1987), russ.Sprache (1988) erschienen), Indroduzione al cristianesimo.(italien.Ausgabe, 9. Auflage Brescia 1990; Introduction to Christianity (amerik .Ausgabe Neuauflage New York 1990); tschech. Ausgabe: Uvod dokrest'anství, Brno 1991; arab. Ausgabe: Beirut 1993; 2. poln.Ausgabe: Wprowadzenie w chrzescijanstow, Krakau 1994. Il faut ajouter l’édition chinoise depuis l’an dernier.
Pourquoi nier son plaisir, - moi, le mien ! –quand ZENIT nous transmet de « good news » venant de Rome, et non pas son habituel train insipide d’informations hétéroclites et bêtement enthousiastes.
Ainsi le Salésien Bertone (ZF06121806 ) « notre » Tarcisius familial – j’ai l’honneur d’avoir avec lui Don Bosco comme « père et maître de la jeunesse »-, Number 2 du corps mystique catholique, et son patron après Dieu, notre pape théologien, font ce matin la une de zenit.org !
Le Cardinal sportif lance la Clericus Cup (sic !) qui se disputera en 2007, de février à juin, non pas entre élèves ou anciens de nos écoles et institutions, mais entre clercs, -séminaristes, prêtres de toutes générations, puisque les mi-temps seront « de trente minutes chacune afin que les plus âgés, puissent supporter le rythme du jeu » ! La ligue comptera sur 16 équipes, dont une représentant le Saint-Siège, mais on ne précise pas si lui-même (on le dit encore vert, le Cardinal !) &/ou, osons l’écrire, Sa Sainteté elle-même fera/ont partie de l’équipe vaticane ! Et ceci ne sera qu’un commencement, nous assure-t-on, puisque si « la première édition de la Coupe aura lieu uniquement à Rome, entre jeunes séminaristes et prêtres de la capitale, il faudra attendre 2008 pour une éventuelle ouverture aux équipes d’autres régions. » En somme, la version Urbi et Orbi du Totocalcio !
Je suis – malheureusement -, persuadé qu’un Cardinal Marcinkus redivivus ne manquera pas d’organiser paris et pronostics à l’échelle planétaire : on a bien déjà commercialisé en son temps un CD du pape polonais et de son tube du Pater Noster !
Deux précisions ne manquent ni de prudence ni de sel.
1. Les matchs seront programmés sur semaine pour ne pas entraver le cours normal des services religieux le dimanche.
2. Les séminaristes africains, considérés comme plus « athlétiques », dont certains sont déjà des joueurs professionnels dans leurs pays, sont particulièrement recherchés par les prêtres entraîneurs, au même titre que les brésiliens et les argentins, réputés les plus « techniques ».
Bref, « mon » cardinal est un pro !
De son côté, Jean-Michel Coulet, directeur de L’Osservatore Romano en langue française (ZF06121807) a présenté au pape allemand lui-même, en compagnie des éditeurs français et américains, un nouvel ouvrage, L’essence de la foi, un recueil de citations pour entrer dans la pensée papale, dont il a personnellement établi le texte. Il s’agit d’une sorte de glossaire alphabétique, allant des mots « adoration » à « zèle », tous tirés des homélies et des discours prononcés depuis son accession au pontificat. Toutes les garanties sont assurées puisque l’opuscule est préfacé par le cardinal Georges Cottier, théologien émérite de la Maison pontificale. On nous précise que Benoît XVI est un pape qui écrit beaucoup et dont chaque parole prononcée est chargée d’un sens profond, qui offre une large réflexion. (What else ? comme pour le Nespresso !) : et on finit par vous le proposer comme « un beau cadeau à offrir à Noël ! ». Il paraît, -faut-il rire, sourire, se réjouir ou secouer la tête ! – oui, il paraît que les mots les plus utilisés dans le langage de Benoît XVI seraient : Dieu, Jésus-Christ, puis l’Amour, la foi et le trinôme liberté, justice et vérité. En somme J-M.Coulet nous (r)assure que le pape est bien catholique romain !
C’eût été, à mon avis un non événement (si on veut bien se souvenir de la centaine de milliers pages déjà noircies sur le sujet par notre pape théologien et qui avait « tout dit » sur le sujet depuis la parution de son « Einführung in das Christentum » en 1968 (1) ! -, c’eût été donc un non événement, si deux « petits mots » n’avaient pas été dits par le Chef de l’Eglise Catholique Romaine.
Zenit rapporte que le pape arrêta son regard sur la page consacrée à son maître à penser, saint Augustin et eut « la bonne idée » de rappeler la leçon de l’évêque d’Hippone, à savoir « que le christianisme n’est pas un système de connaissances mais une ‘voie’, ‘une voie dynamique, la voie de la vérité de l’homme».
Enfin, et en continuité avec la remarque papale, l’éditeur américain osa poser au pape cette question à la fois « cliché» et inépuisable parce que la réponse varie, sans se nier elle-même, en fonction de la maturité actuelle de celui qui répond :
- Très Saint-Père, combien de chemins mènent à Dieu ?
Zenit nous rapporte qu’un sourire aurait illuminé son visage:
- Autant qu’il y a d’êtres humains !
Pourquoi rapprocher ces deux informations ce matin, à quelques encablures de la nuit de Noël ? Parce que si les Numbers One et Two de mon Eglise d’une part font entrer le football au Vatican et d’autre part nomment « voies » tous les chemins humains qui mènent à Dieu, ils donnent à comprendre, - à leur insu, je ne sais, Dieu le sait ! –
- que toute religion, même et surtout le football (qui, qu’est-ce qui rassemble autant d’êtres humains à la fois sur toute la surface de la terre?) peut être pratiquée même à Rome, la catholique, tant qu’on ne la confond pas avec la foi,
- parce que la foi est un chemin, une progression, une histoire : une voie et un tao.
Aucun dogme jamais ne viendra à bout de l’Homme ! N’est-ce pas là le message de Noël ?
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(1) Einführung in das Christentum, München 1968; Vorlesungen über das Apostolische Glaubensbekenntnis. Paperbackausgabe 5.Auflage München 1985 (u. a. auch in holl. 3. Aufl. (1970), kroat.(1970), portug. (1970), japan. (1973), slowen. (1975), ungar. (1976), korean.2. Aufl. (1983), engl. 2. Aufl. (1985), frz. 2. Aufl. (1985), span. 6.Aufl. (1987), russ.Sprache (1988) erschienen), Indroduzione al cristianesimo.(italien.Ausgabe, 9. Auflage Brescia 1990; Introduction to Christianity (amerik .Ausgabe Neuauflage New York 1990); tschech. Ausgabe: Uvod dokrest'anství, Brno 1991; arab. Ausgabe: Beirut 1993; 2. poln.Ausgabe: Wprowadzenie w chrzescijanstow, Krakau 1994. Il faut ajouter l’édition chinoise depuis l’an dernier.



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