SEMAINE DE PRIERE POUR L UNITE
 


 CARTE MONDE

 

 

  1. 18 janvier: "Priez toujours. Priez sans cesse" (1 Th 5,17).

 

Vous avez essayé, vous, de prier sans cesse, de prier toujours ?
Peut-on seulement prier toujours, prier sans cesse ?
Comment vous priez ? Avec des mots, à haute ou à voix basse ?
Avec des prières toutes faites ? Avec des recueils, des missels, des bibles, des évangiles ?
Alors, c’est impossible !     

 

Vous avez essayé de prier sans en dire, en silence, là où vous êtes, sans que personne ne sache,
Perdu au milieu de la ville, ou de la famille...
Sans besoin de lieu pré »cis, de mots précis, d’heure précise...
Çà c’est la liberté !

 

Lever le cœur, vers ... où vous voulez !

 

Et alors, dans le grand silence de l’éternité : rester là, vidé du trop plein, prêt à se remplir de la présence qui attendait que nous nous taisions, pour enfin nous dire qu’elle n’a rien à b)nous dire, puisqu’elle est avec nous...

 

 

  1. 19 janvier: "Priez toujours. N'ayez confiance qu'en Dieu et rendez lui grâce en toute circonstance" (1 Th 5, 18).

 

Avoir confiance en dieu seul, est un pléonasme !
Nous savons par expérience que nous sommes toujours trahis, et surtout par ceux qui nous sont le plus proches !
Il nous suffit de réfléchir quelques secondes :
Un seul n’a rien à perdre ni à gagner avec nous, c’est Dieu !
Et nous non plus nous n’avons rien à perdre  avec lui : mais tout à gagner avec lui !
C’est la seule différence, mais elle est de taille !

 

Si prier c’est tout attendre de lui, alors on se trompe d’adresse !
Le prier, c’est lui demander une seule chose :
Nous préparer à recevoir ce qu’il sait être le mieux pour nous !

 

Parce qu’on ne comprend pas toujours, on ne sait jamais bine, ce qu’il nous faut ! Lui le sait !

 

STONEHENGE
 

 

  1. 20 janvier: "Priez sans cesse pour la conversion des cœurs. Reprenez les désordonnés, encouragez les craintifs" (1 Th 5, 14).

 

Oui, c’est le cœur, c’est-à-dire « la tête » qu’il faut « convertir », comme on convertit une monnaie.
Nous avons à apprendre la langue de Dieu !
Une grammaire, un vocabulaire, un style. Et puis des figures de style.
Dieu a un style !
Nous croyons qu’il parle toujours comme dans la bible, dans l‘évangile ou dans les textes de la littérature dite spirituelle !
Non ! Dieu parle comme Internet, maintenant ; il est à la page !
Il utilise les films, les voyages, la communication moderne !
Les désordonnés d’aujourd’hui, ce sont qui ne veulent pas apprendre la nouvelle langue de Dieu !
Les craintifs, ce sont ceux qui n’osent jamais autre chose que ce qu’ils connaissent déjà !

 

Ils n’avanceront jamais : ils croiront connaître Dieu ! Ils n’auront accès qu’à son musée ! Ou à ses caricatures !

 

  1. 21 janvier: "Priez toujours pour la justice. Prenez garde que personne ne rende le mal pour le mal, mais recherchez toujours le bien, entre vous et à l'égard de tous" (1 Th 5, 15).
COEXISTER
  

 

Qui doute qu’il faille prier pour la justice !
Mais prier avec les mots du rite ou de l’habitude, c’est faire un bruit de fond, où la justice ne s‘entend plus elle-même !
C’est les mots de la prière de justice qu’il faut changer, en changeant la pensée qui choisit ces mots : car les mots de la justice, c’est d’abord la justice des mots. Les mots justes sont les mots de la justice !
Si nous avons quelque chose à demander à Dieu, quand on prie pour la justice, c’est de nous inspirer les mots qui transforment le monde tout en défendant et en instaurant la justice !

 

  1. 22 janvier: "Priez sans cesse avec un cœur  patient. Ayez de la patience envers tous" (Th 5, 14).

 

Tout ne vient pas du premier coup !
On n’est pas Dieu, qui d’un seul mot fait jaillir la lumière, couler l’eau et s’éclairer le ciel et la terre !
Celui qui trouve sans chercher, a longtemps cherché sans trouver.
Et le travail et le temps ne font rien à l’affaire, c’est qu’on a appris à respecter le temps et en ne s’arrêtant jamais de travailler !
Ici, presse ni précipitation n’aident !
Mais la longue patience de stalactite et du stalagmite : la patience minérale !
L’Apocalypse dit : un  temps, deux temps et un demi temps !
Mais ne précise jamais combien l’unité de temps est censée durer !
C’est çà la durée : ne pas savoir combien çà dure !

 

 

  1. 23 janvier: "Priez toujours pour obtenir la grâce de travailler avec Dieu. Soyez toujours dans la joie, priez sans cesse" (1 Th 5, 16).

 

Ne pas tenir compte du temps, c’est précisément travailler avec Dieu.
Mieux, c’est travailler comme Dieu !
Car c’est surtout le temps qui nous distingue de lui !
Quand tout est présent, quand on se rend présent à tout ce que l’on fait,
quand on devient présent avec le présent,
on se rapproche de Dieu !
Passé ni futur ne nous touchent plus,
parce que nous les laissons à ce qu’ils ne sont plus ou ne sont pas encore !
Mais être dans ce qui est, hic et nunc, c’est être contemporain de Dieu : si on peut die !
Alors son devient son co-pain :
on partage avec lui le pain  quotidien de sa présence et de son fils !
Marana Tha !

 

  1. 24 janvier: "Priez pour ce dont nous avons besoin... Soutenez les faibles" (1 Th 5,14).

 

Ce dont nous avons besoin, en dehors de pain et d’un toit, il faut demander, bien sûr, qu’il fasse tout pour l’assurer... Le Notre Père quoi !
... il y autre chose dont nous avons besoin, c’est de continuer à être avec lui !
De ne pas en perdre l’envie, ni le goût, ni de n’avoir plus le temps...
C’est à cette faiblesse qu’il doit subvenir, c’est cette faiblesse qu’il doit pallier !
Notre faiblesse, notre fragilité, notre précarité, notre impermanence !
Nous savons par expérience que rien ne tient,
Nous ne savons jamais assez que lui tient bon !
Il nous faut l’expérience, il nous faut la vie, le mal, l’échec
Pour croire à la résurrection...
Croire en celui qui nous rend forts,
C’est d’abord croire qu’il nous rend forts, pour croire en lui !
C’est le coup de la poule et de l’œuf !
Être, d’abord ! Croire ensuite !

 

  1. 25 janvier: "Priez toujours pour qu'ils soient un. Vivez en paix" (1 Th 5,13b).

 

Pour être un, il faut d’abord savoir qu’on est plusieurs et savoir qui on est, les uns et les autres !
Être un pour être un, quel intérêt ?
L’unité, c’est toutes les différences assumées, ce n’est pas l’uniformité !
L’unité, çà fatigue, çà dégoûte quand c’est la répétition, le même, l’ennui !
Si le Père devait disparaître dans la trinité, comme le fils et ‘esprit devaient disparaître eux aussi,
Ils s’ennuieraient tellement qu’ils reviendraient au polythéisme !
Le Père reste le Père, le Fils le Fils, l’Esprit l’Esprit !
Dans l’unité, chacun doit rester lui-même !
Multas mansiones apud deum !

Catholique veut dire universel, pas centralisé !

BIANG

 

Biang = 58 traits pour "écrire/dire" pain